Depuis les toutes premières années
du Printemps de Bourges, le problème
se poursuit encore à la fin du siècle, et en dehors
des journées du Festival de Daniel Colling, il n'y a pas
de "vitrine à Bourges célébrant cette
capitale de la chanson", ni de point fort, au long de l'année
de la présence de la chanson, si ce n'est une section
à la Maison de la Culture.
Aussi, dans la vague rose de 1981, avec
Jack Lang et ses milles idées sur la Culture, les responsables
locaux, avec Charles Parnet vont chercher à développer
la chanson.
C'est ainsi, que le ministère de la Culture va commencer
à fortement subventionner le Festival ( 300 000 francs
pour l'édition 1982) puis participer à une nouvelle
structure à Bourges appelée " Le Centre
Régional de la Chanson ", dont la direction est
confiée à Alain Meilland issu de l'atelier
chanson de la Maison de la Culture et l'un des fondateurs du
Printemps de Bourges.
Sur le plan géographique, le CRC
prend place dans les locaux de la MJC Séraucourt qui s'est
éteinte lentement et ne possède plus que 4 activités.
Il s'installe le 4 avril 1982 au premier étage du 22 de
la rue Henri Sellier, et prend la gestion de l'ensemble de la
structure en juillet de la même année. Une partie
de la subvention de fonctionnement votée pour la MJC Séraucourt
est attribuée au Centre Régional de la Chanson,
Le CRC, entre dans ses murs et propose
désormais de nombreuses animations ayant pour cadre la
chanson. Bourges devient enfin la ville de la chanson plus de
10 jours par an. Sous la compétence d'Alain Meilland,
se dessine une programmation annuelle de chanteurs qui sont classés
en trois catégories. Ceux qui sont largement à
découvrir, et seuls, parfois, quelques spectateurs assistent
à leur prestation. Puis les chanteurs connus et qui ont
le potentiel de " vedettes ", et enfin, les stars qui
remplissent les salles comme Devos, Lavilliers ou H.F. Thiéfaine.
Les abonnements à l'année font une obligation au
spectateur qui le prend de choisir des spectacles dans les trois
catégories, cela permet de découvrir d'une autre
manière le monde des chanteurs.
Par la suite, c'est la constitution d'une
chorale et la construction d'un studio d'enregistrement unique
en Région centre, ajoutons des conférences, des
émissions de radio avec Recto Verso, intitulées
Terminal Rock, en liaison avec l'Education nationale et enfin,
des débats et des créations artistiques comme la
comédie musicale " Allumette ". Bourges devient
la première cité de la chanson en province et les
idées continuent à fuser.
Mais la ville de la chanson ne va pas produire
beaucoup de "chanteurs berruyers", le seul chanteur
qui semble sortir du lot dans les années 2000 est Florent
Marchet.
Florent Marchet
Comme le rappelle ses biographes, c'est
à l'âge de 5 ans qu'il apprend le piano. Sur Wikipédia,
on peut lire : "Ses débuts remontent à 1996,
quand il alterne piano-bars, musique irlandaise, concerts avec
ses chansons sur de petites scènes. C'est durant cette
période qu'il apprend l'usage d'un grand nombre d'instruments,
comme la guitare, la basse, ou encore l'accordéon."
En 2001, il écrit ses premières
chansons, l'année d'après il est dans une compil.
des Inrocks. Il signe un premier contrat chez un éditeur.
En 2003, il signe un vrai contrat et fait appel à François
Poggio, Pete Thomas et Charlie Poggio.
Son premier album a pour titre Gargilesse, c'est le nom d'un village du Berry où
il allait se promener avec ses parents dans son enfance. il sort
en 2004.
Florent Marchet a ensuite fait une tournée
en France avec une présence au printemps de Bourges, mais
aussi au Festival des Vieilles Charrues en 2005.
Son second album s'intitule Rio Baril il
est récent, datant de 2007.
a suivre
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