Alain Raffesthain et quelques auteurs
ont traité de la Résistance dans Bourges et le
Cher, un sujet très difficile et encore à travailler
compte tenu de la complexité du sujet. Il est délicat
d'évoquer aujourd'hui encore le début de la Résistance
en France, tant de tabous sont toujours présents un demi-siècle
après les événements.
Cet article est une contribution qui
attend encore des témoignages et des recherches. C'est
ainsi qu'en 2008, avec la sortie d'un ouvrage de Gilbert Moreux,
intitulé "Le secret d'Alice", qui remet en cause
la vezrsin jusque là officielle de la mort de Julien Girault,
le commandant Maxime, chef des FTP du Cher. >>>cliquer
LA RESISTANCE S'ORGANISE
A PARTIR DE 1943
Chacun reconnaît que l'institution
du S.T.O., Service du Travail Obligatoire, au début de
l'année 1943, dont le recensement à Bourges commence
le 26 février, a été le ferment du développement
des maquis et de la Résistance.
Le besoin de main-d'oeuvre pour l'industrie allemande avait provoqué
la réquisition de plusieurs centaines de travailleurs
pour aller soit en Allemagne, dans des firmes aéronautiques,
soit sur les chantiers de la construction du mur de l'Atlantique.
Ces convocations, au titre de "la relève" ou
du S.T.O., vont provoquer à Bourges, une forte évolution
des mentalités et de l'action politique. Comme l'écrit
Maurice Nicault, beaucoup de jeunes gens vont quitter leur domicile
et entrer dans la clandestinité. De la nécessité
de vivre caché à la recherche de groupes de résistants
organisés, il n'y avait qu'un pas, qui fut aisément
franchi.
Il ne faut pas oublier, la situation géographique du Berry
et du Cher coupés en deux par la ligne de démarcation.
Appel pour les Volontaires SS Français
La Dépêche du Berry du 7août 1944
Les premiers résistants seront
des "passeurs" de cette ligne de démarcation.
Il n'y a pas eu de "grand ordonnateur"
de la Résistance dans le Cher. L'action s'est faite de
manière lente et progressive, avec des groupes multiples,
sans liens les uns avec les autres, souvent le fait de fortes
personnalités. C'est le cas de Marcel Cherrier, le communiste,
entré dans la clandestinité très tôt,
comme beaucoup d'autres de ses amis. Il y aura aussi Arnaud de
Vogüe, commandant Colomb dans la Résistance, il sera
à la tête de "Libération-Nord".
Pierre Jacquet, jeune instituteur et futur
journaliste, analyse les débuts de cette Résistance
à l'occupant :
"La ligne de
démarcation passait à proximité de Bourges
et ça a été un peu là qu'a commencé
la Résistance parce qu'avec la complicité de la
population, et notamment des fermiers, c'est dans cette ligne
qu'ont eu lieu les premiers actes de résistance : faire
passer des juifs, des prisonniers évadés, des clandestins
obligés de fuir la zone occupée, et puis la population
a apporté une large contribution.
Les maquis, on n'en a pas entendu parler tout de suite, il y
avait parfois plusieurs petits maquis, dans des fermes très
distantes les unes des autres, ils s'ignoraient, ce n'étaient
pas des maquis, c'étaient des zones de refuge. Des gars
qui travaillaient dans les bois, et venaient dormir dans des
huttes, comme au maquis de Maupiou, vers Dun.
Il fallait la complicité, sinon active, du moins réelle
de la population, les gens voyaient tout ce qui se passait, allaient
au ravitaillement, apportaient des nouvelles sur les Allemands....
On n'a pas assez insisté sur le rôle de la population,
notamment des petits fermiers qui ont souvent pris des risques".
En juillet 1942, les autorités préfectorales
du Cher commencent à s'inquiéter de manière
précise sur les agissements de certains habitants du département.
Dans une lettre, le préfet attire l'attention de chacun
sur "la nécessité de prévenir les actes
de sabotage dont les conséquences ne peuvent qu'être
infiniment préjudiciables à l'ordre et à
la tranquillité publics". En guise de tranquillité,
la période ne s'y prêtait guère !
La crainte exprimée alors, c'était de voir des
"individus" sans ressource "se laisser soudoyer"
par une puissance étrangère, et le préfet
s'intéresse aussi à des personnes nerveuses ou
malades qu'il faut absolument contrôler ou même interner.
En octobre 1942, le préfet demande qu'on lui fournisse
des renseignements permettant l'arrestation de soldats ennemis,
d'agents d'espionnage, de saboteurs et de parachutistes. Il informe
la population qu'une récompense sera attribuée
sous la forme de la libération d'un membre de la famille
du dénonciateur.
Une autre note préfectorale de cette
même période signale que l'autorité allemande
pourra utiliser des armes à feu lorsque, malgré
les appels réitérés de "halte"
faits à haute voix, les personnes invitées à
s'arrêter chercheraient à se soustraire à
cette injonction. Et la note avait commencé par ces mots
sans ambiguïté :
"... En présence de la multiplicité
des attentats terroristes commis dans certaines régions
de la zone occupée...." . Ce qui signifie qu'il y
avait, en cette fin d'année 1942, une action importante
des mouvements de Résistance.
Louise Belleray, infatigable passionaria
de cette époque, tient cinquante ans après, à
bout de bras, nombre de manifestations et commémorations
sur les événements tragiques de la guerre dans
le Cher, afin que ne s'éteigne pas le souvenir des hommes
qui ont participé à ce combat, en particulier pour
que les jeunes générations n'oublient pas . Elle
raconte :
"Les mouvements
de Résistance dans le Cher, ça a été
à l'image de ce qui s'est passé dans toute la France.
Les Français ont commencé à se grouper très
discrètement, la Résistance n'a pas été
une étincelle, ça s'est réalisé au
bout de 4 années.
Il y a eu d'abord le Parti Communiste qui a organisé les
groupes de 3, l'O.S, organisation spéciale, les camarades
se regroupaient à 2 ou 3, les communistes étaient
déjà avant la guerre poursuivis et certains étaient
en prison.
Ensuite, ça s'est élargi avec la création
d'un mouvement, plus élargi, appelé le Front National,
en mai 1941.
Le F.N. regroupait des Français de toute opinion, il y
avait à Bourges l'Abbé Moreux, qui n'était
pas spécialement un homme de gauche. Ensuite, le Front
National, à la faveur des événements, il
a commencé avec les éditions clandestines, avec
pour but de démoraliser les forces allemandes et de donner
du courage aux Français.
Puis, ce fut la création de groupes de sabotages, il y
a eu le groupe de sabotage des FTPF qui devint une unité
combattante en 1942, groupés parfois dans les maquis".
Pourtant, l'engagement dans le maquis n'était
pas toujours aisé pour une partie de la population. Le
recrutement de la main-d'oeuvre pour l'Allemagne s'intensifiait.
Si les personnes désignées ne se présentaient
pas, un autre membre de la famille le remplacerait obligatoirement.
De nombreuses personnes reculeront leur engagement dans la Résistance
face à ces avertissements, "étant retenues
par cette menace de voir un de leurs parents prendre leur place".
interview de Louise Belleray
pour Recto-Verso (1984)
interview de Pierre Jacquet pour Recto-Verso (1984)
Bourges sous la botte allemande par Edmond Jongleux (non publié)
1943, RESISTANTS
CONTRE NAZIS
Avec les premières semaines de 1943,
on semble percevoir les premières difficultés des
troupes nazies. C'est le 31 janvier que le feld-maréchal
von Paulus capitule à Stalingrad, à la tête
de la 6e armée allemande.
C'est aussi en France la création de la Milice par Joseph
Darnand. Les uniformes seront bleu marine, avec un béret,
ils ont été confectionnés à partir
de l'intendance des chantiers de jeunesse, le signe distinctif
était formé de la lettre gamma, et la devise portait,
en quelque sorte, sur la lutte contre le communisme. Cette organisation,
placée sous les ordres du gouvernement français,
sera à l'origine d'un certain nombre de "basses oeuvres"
contre la Résistance.
Les maquis vont prendre de l'importance numérique à
partir de la création du S.T.O., en février 1943.
Beaucoup de Français refusaient de partir, malgré
les menaces sur leur famille. La Résistance à cette
époque n'avait pas les moyens de les héberger,
ni surtout de les armer. Des groupes recevaient des parachutages,
comme les F.F.I. de Cher Nord, mais les F.T.P. ne recevaient
pas d'armes. Il y avait des raisons politiques. Ces Résistants,
considérés par les Anglo-américains comme
étant d'obédience communiste devront se débrouiller
seuls.
Comme l'écrit le colonel "Colomb", pour les
F.F.I., il fallut plus d'un an de démarches, de recherches,
de prospections et d'appels réitérés pour
que les envois espérés puissent commencer à
lui être livrés. Arnaud de Vogüe, deviendra
le patron des maquis F.F.I. du Cher, prenant le nom de "Colomb".
C'est l'exemple du rôle joué par une fraction de
la noblesse française en lutte contre l'occupant.
C'est vers le mois d'avril 1943 que les
prospections de terrains furent commencées et il faudra
attendre le mois de juin 1944 pour voir les premiers parachutages
!
Et Louise Belleray de conclure : "Et puis il y a les
Français de Londres, je pense à une femme, madame
Cerveau qui a appartenu au groupe Vengeance, qui était
en rapport avec Libération Nord. Les sabotages ont commencé."
Parmi les enjeux stratégiques, le combat sur la possession
des émetteurs radio prend de plus en plus d'importance.
Dans le centre de la France se trouvait le village d'Allouis,
situé à une douzaine de kilomètres de Bourges.
Cette base, avec ses deux émetteurs, avait été
mise en service en avril 1937, mais les travaux ne sont pas totalement
terminés lors de l'arrivée des Allemands. Allouis
est occupé, mais le centre n'est pas muet, il sert d'abord
comme centre de brouillage de la B.B.C., puis le gouvernement
de Vichy obtient l'autorisation de diffuser "La voix de
la France" à partir de août 1941. Plus tard,
en mars 1944, un second programme sur ondes courtes, "La
France Musulmane" à destination de l'Afrique du Nord,
est diffusé.
Moins connu, de 1942 à 1944, les Allemands créent
depuis Allouis une fausse Radio Brazzaville. Ce pseudo-poste
émetteur de la France libre a ses studios à Paris
!
Marcel Cherrier évoque au micro de Recto-Verso en septembre
1984, son action dans la Résistance. C'était en
mai 1943, et les résistants berruyers décident
de saboter l'émetteur d'Allouis, d'où partaient
les voix de Jacques Doriot ou de Xavier Vallat.
Marcel Cherrier, raconte :
"Nous avions
organisé sérieusement ce travail parce qu'il y
avait beaucoup de risques, étant donné que nous
l'avons fait en plein jour. D'abord, nous avons obtenu des renseignements
sur le passage d'un câble venant de Radio-Paris et alimentant
Allouis, et nous avons décidé de le couper sur
le trottoir gauche sur la route qui va de Mehun à Neuvy-sur-Barangeon.
On a fait une tranchée assez profonde jusqu'à ce
que l'on découvre le câble qui était à
80 cm sous terre. Le camarade FTP Roger Melnick s'est employé
à couper ce câble en deux endroits et il a enlevé
un morceau de ce câble. Pendant quelques jours on n'a plus
entendu les calomnies de Radio-Paris. Les Allemands étaient
furieux, on avait porté un coup à leur propagande."
Marcel Cherrier, surnommé "le
malin", va se sortir de situations difficiles, d'autres
vont payer de leur vie ce dur combat. Ainsi, le 11 novembre 1943,
Roger Melnick, Gabriel Dordain et 9 autres Résistants
d'Ivoy le Pré sont condamnés à mort. Marcel
Cherrier se souvient :
"Ceux qui venaient
d'être condamnés à mort étaient parmi
les camarades les plus valeureux. C'étaient des combattants
de l'ombre, très courageux et très modestes. Ils
étaient au Bordiot. Nous attendions. Un jour, nous recevons
une lettre de Gabriel Dordain, par un gardien patriote qui la
fait parvenir à un camarade FTP clandestin. Dans cette
lettre, le condamné écrit "demain, nous allons
être fusillés, venez si vous pouvez nous délivrer!"
Marcel Cherrier, avec un camarade FTP, Allano, envisage alors
de libérer les condamnés à mort. Il se met
en relation avec Roland Champenier qui venait de libérer,
quelques jours auparavant, au début de novembre, des camarades
de l'hôpital de Nevers.
Cherrier me dira :
"Nous lui demandons,
si il pouvait revenir avec la camionnette qui avait permis de
libérer les résistants de Nevers, et faire la même
chose à Bourges. Il avait accepté, et cette nuit-là,
la nuit qui précédait l'exécution, nous
étions au pied de la prison, moi et Allano. Moi avec une
grenade dans la poche, et puis Allano avec un revolver. Nous
étions là pour attendre les camarades. Dès
qu'ils arrivaient, nous coupions les fils du téléphone,
pour empêcher la liaison avec les unités allemandes
qui étaient route de Saint Michel.
Nous avions la complicité des gardiens de l'intérieur
de la prison qui devaient nous aider à libérer
les prisonniers. Mais il fallait disposer d'un subterfuge. Avant
minuit, deux hommes portant un chapeau et traînant entre
eux un troisième, devaient se présenter devant
la porte de la prison et crier Gestapo. La porte se serait ouverte,
et les maquisards auraient délivré leurs camarades."
"A minuit, personne n'est arrivé, nous avons attendu
une heure, j'ai dit à Allano que nous devrions lancer
la grenade, pour montrer que nous étions venus, nous étions
peiné, car il avait dû se passer un événement"
Par la suite, Marcel Cherrier apprendra
que la voiture qui devait venir, était restée en
panne du côté de Jussy Champagne sur une petite
route. La libération a avorté, car les hommes de
la camionnette étaient nombreux et rompus à ce
genre d'actions.
Le 28 Août 1944, les Allemands avouent
ne plus contrôler la région, les "terroristes"
sont partout. Marcel Cherrier, accompagné de Macquaire,
de Louis Bernard et de Didier quittent leur P.C. de Brinay pour
une liaison vers la Nièvre. Marcel Cherrier est alors
responsable interrégional, il contrôle 5 départements.
Avant Nérondes, il avait rendez-vous
avec une camarade qui devait lui indiquer un passage peu dangereux
pour traverser la route de Nevers à Bourges, laquelle
était sillonnée par de nombreux convois :
" Nous étions
arrêtés près d'une petite ferme lorsque soudain,
une voiture allemande avec deux officiers et deux autres hommes,
s'arrête, j'appuie sur la mitraillette et le combat commence.
Les Allemands utilisent des balles explosives et à un
moment donné, le chargeur de ma mitraillette est bloqué,
nous attendons, c'est le silence. Nous étions 3, nous
partons vers une meule de paille, derrière le mur, les
deux Allemands mettaient en batterie des fusils-mitrailleurs,
un de mes camarades avait une grenade, je dégoupille,
je calcule, un deux trois quatre cinq, je lance, elle tombe à
leur pied, mais elle n'éclate pas tout de suite, une seconde
après, mais alors, il y aura des dégâts.
Il y avait les deux officiers, morts, nous filons dans les bois,
et nous arrivons dans un endroit où une paysanne nous
conduit à Germigny.
Lorsque nous sommes rentrés plus tard à Bourges,
nos camarades nous croyaient morts, j'étais criblé
d'éclats par les balles explosives, mais vivant".
La Résistance accueille tous les
Berruyers qui veulent lutter contre les nazis et c'est ainsi
que dans la ville de Bourges elle-même, se constitue des
groupes de résistants, placés sous l'autorité
de Georges Rossignol, dont le pseudonyme est "capitaine
Robin".
Georges Rossignol est un Berruyer né en 1913, après
quelques études à l'école d'Auron, il devient
peintre-émailleur puis se dirige vers le bâtiment.
C'est en juin 1943 qu'il entre dans la Résistance, au
sein du groupe Vengeance. Après avoir échappé
à la Gestapo et rencontré le colonel "Colomb",
alors tout nouveau chef départemental des F.F.I. du Cher,
Rossignol devient "l'oeil de la Résistance"
dans la ville de Bourges. Il prendra part aux transports des
armes, puis à la libération.
Il y a des Résistants qui se battent,
qui sont traqués, et ils ont besoin de ce que l'on appelle
aujourd'hui, une logistique. Dans ce domaine, les femmes et les
"travailleurs de l'ombre" seront au premier plan. Ainsi
Louise Belleray leur rend hommage :
"On oublie ceux qui ont travaillé
dans l'ombre, il y avait les agents de liaison, il y avait les
fonctionnaires en place dont l'action était nécessaire,
ils ont parfois été soupçonnés des
deux côtés, aussi bien par la Résistance
que par les Allemands. On dit qu'ils aidaient la Résistance,
comme les fermiers ou les femmes.
Il faut donner la place à ceux qui ont participé
de manière entière, il n'y avait pas d'aides, le
risque était le même, dès qu'on était
en rapport avec un résistant, celui qui avait caché
Il y a eu par exemple à Genousie, à la Bombarderie,
le fermier, sa femme et sa fille de 16 ans qui ont été
déportés, on ne les a jamais revus, parce que des
maquisards avaient été pris à la porte de
leur ferme par Paoli, ils ont alors massacrés les maquisards,
et les fermiers ont disparu.
C'était un travail et un rôle obscurs, les femmes
pouvaient tenir les rôles d'agents de liaison plus facilement.
Un demi-siècle après ces
événements, lorsque les historiens étudient
les chiffres des victimes, il faut reconnaître, comme Alain
Rafesthain, que la Résistance dans le Cher a eu 172 morts,
ce qui est assez faible "même si il s'agit de 172
morts de trop". Cela prouve que les combats de guérilla
et la libération du département du Cher a été
bien conduits. Les Allemands, par exemple ont eu, dans le Cher
et dans cette même période, environ 800 à
1000 morts.
Interview de Louise Belleray
pour Recto-Verso (1984)
Bourges sous la botte allemande par Edmond Jongleux (non publié)
1944... et le Cher fut libéré par Alain Rafesthain
En savoir plus sur la guerre de 1939
/ 1945 cliquer
ICI
Personnages
ET commentaires des lecteurs :
Louis Billant et Pierre Lebrun
- Louis Billant : c'est
un homme qui est le Président des Etablissements Billant
de Bourges, qui deviendrons ensuite les Etablissements Luchaire.
Pierre Lebrun est Directeur général adjoint
de ces mêmes établissements qui étaient situés
au Prado actuel, que l'on appelait "les Prés Doulets".
- Lorsque les Allemands arrivent en juin
1940, ils veulent fermer l'usine, car ils sont très inquiets
des évènements qu'ils n'avaient pas prévu.
Ils sont obligé par l'occupant de continuer la fabrication
des munitions et des grenades, sous leur contrôle.
- Ils entrent tous deux dans la résistance
et profitte de leur position dans l'usine pour embaucher de jeunes
à qui ils veulent éviter le STO (Service du Travail
Obligatoire). De plus ils font passer des jeunes en zone libre.
- Mais les Allemands sont très présents,
ils soupçonnent leurs activités et :
- le 17 mai 1944, Louis Billant et Pierre
Lebrun sont arrêtés dans leur usine, à trois
semaines du débarquement de Normandie.
- Ils sont incarcérés au Bordiot
et déportés quelque temps plus tard.
-
- Louis Billant décède à
la suite de mauvais traitement dont il est l'objet au camp de
Compiègne le 24 août 1944, alors que Bourges sera
délivré mois de 15 jours plus tard. Il avait 72
ans.
- Pierre Lebrun décède lui,
dans le camp de Neuengamme le 20 novembre 1944 dans une chambre
à gaz.
- Le 5 septembre 2002,
à la demande de plusieurs associations de la Résistance,
une stèle a été érigée par
la Ville et inaugurée en leur mémoire au Prado,
là où ils avaient été arrêtés.
- Sur ces thèmes
de la Résistance, nous avons reçu ce court texte
par un email signé moreux.gilber
-
- texte: Il est étonnant
de constater combien l'assassinat de Maxime, chef des FTP du
Cher, assassiné le 16 août 1944 est passé
à la trappe de l'Histoire, sous la forme de "crime
mystèrieux" et ignoré dans l'encyclopédie.
- Pierre Jacquet qui a révélé
en 1991 les circonstances de la mort de Maxime son camarade,
a gardé le silence pendant quarante cinq ans.
Étrange non ?
-
- De même, dans un
autre ordre, que la disparition, le 12 septembre 1944 d'Octave
Paviot maire de Civray et Victor Bernard directeur de l'usine
Rosière, descendus par une équipe aux ordres d\'un
colonel Beaudouin,membre éminent des FTP du Cher, que
vous semblez ignorer aussi.
-
- Lundi 3 décembre,
sur les antennes de France-culture,"la fabrique de l\'histoire"
Henri Martin, militant bien connu pour sa résistance à
la guerre d'Algérie, originaire de Rosières, a
déclaré que Victor Bernard était membre
de la milice alors que mes informations ne le confirment pas.
Sur ces sujets, des lecteurs de l'Encyclopédie auraient-ils
des informations pertinentes ? Merci
- Le livre de Gilbert
MOREUX apporte des éléments nouveaux sur la mort
de Julien Girault, dit "Maxime" à Saint Germain
du Puy :
-
- Dans cet ouvrage intitulé
"Le secret d'Alice", l'auteur remet en cause l'histoire
dite officielle qui affirme que Julien Girault, alors chef des
FTP du Cher a été assassiné à la
mi-août 1944 (son corps a été retrouvé
le 26 août) par les Allemands.
- Or, une enquête
approfondie montre dans cet ouvrage, en résumé,
que "Maxime", qui était un communiste, était
devenu gênant pour beaucoup de monde, à l'intérieure
même de la Résistance. C'était le moment,
en cette mi-août 1944, de l'unification sur le terrain
des différents mouvements de résistance du Cher,
en particulier des FFI de Colomb et Magnon et des FTP de Maxime.
-
- Maxime aurait donc,
selon cette thèse, été assassiné
par un accord entre le parti communiste, "les staliniens"
dit l'auteur et les Résistants de la France libre de De
Gaulle.
- Les Allemands et la
milice n'y seraient pour rien.
-
- Le livre de Gilbert
Moreux est passionnant, et permet de mieux comprendre cette période
tragique.
-
- La vérité
est aujourd'hui à deux pas, mais il manque une révélation
d'un des auteurs de cette période. Si Pierre Jacquet va
donner 30 ans plus tard plusieurs éléments, dont
celui de dire "que Maxime n'a pas été tué
par les Allemands ou la Milice", mais sans donner le nom
de l'assassin ni les commanditaires.
-
- Un article complet de
l'Encyclopédie de Bourge sur le commandant "Maxime"
a été écrit avec de npombreux témoignages
- >>>Commandant
"Maxime "
-
-
-
- à suivre
-
Retour
en haut de page |