La notion de zones industrielles est
récente, c'est une invention des "trente glorieuses",
c'est à dire des trois décennies de l'après
seconde guerre mondiale. Auparavant, l'industrie
s'installe un peu n'importe où, à Bourges les cours
d'eau, très utilisés pour l'énergie et les
moulins sont le long de l'Yèvre.
Une zone qui ne s'appelle pas industrielle
et qui est particulièrement importante, est celle consacrée
aux Etablissements Militaires
qui couvrent tout l'Est de la Ville avec en prime un terrain
d'exercice, "le polygone " qui fait 35 kilomètres
de longueur sur 6 kilomètres de largeur.
Pour d'autres entreprises, c'est le
terrain qui prime comme le quartier de l'aéroport, il
fallait un terrain pour faire décoller et atterrir les
avions. Par contre, on trouve des établissements comme
Monin pour les sirops, situés en plein centre-ville.
Et puis dans les années 1870
sont crées de grandes zones industrielles à l'Ouest
de la Ville, en particulier avenue de la Prospective et plus
tard aux Danjons.
Enfin, dernière zone industrielle
importante des années 1980, le PIPACT.
Aujourd'hui, les zones industrielles
ont pris possession des friches militaires qui se chiffrent en
dizaines d'hectares disponibles. C'est Port Sec Nord devenu Esprit
1 et un jour, Port Sec Sud qui s'appellera Esprit 2.
LES ANNEES D'AVANT
GUERRE :
La notion de zone industrielle n'existe
pas, c'est en quelque sorte "la commodité qui fait
que telle industrie s'installe là et pas ailleurs. C'est
ainsi que les Etablissements militaires sont construits dans
la partie Est de la ville afin de se trouver à proximité
des terrains d'essai dits du polygone.
Pour l'aéronautique et l'usine Hanriot, c'est un peu le
hasard et la chance qui ont fait que Henri Laudier le maire de
l'époque (novembre 1927) propose un terrain pouvant servir
à édifier une piste pour les avions.
L'APRES GUERRE
On a bien entendu, dans ce chapitre l'épisode
"Michelin" qui va s'installer à Saint Doulchard
car Bourges " n'en veut pas", et c'est sous l'impulsion
de Raymond Boisdé que se constituent les premières
zones industrielles, qui se font de part et d'autre de la rue
de la Prospective, avec des enseignes comme Weinberg et ce qui
est Seco Tool aujourd'hui .... puis Auxitrol.
Plus tard, les industries de dimension
moyenne iront se placer dans la zone Ouest dite "des Danjons",
avec Thyssen.
LES ANNES 1980 AVEC
LE PIPACT
Le nom n'est encore pas connu des Berruyers,
le PIPACT, c'est le Parc Industrielle de Production et d'Activités
Commerciales et Tertiaires et, une nouvelle zone industrielle
et commerciale nécessaire à des implantations industrielles
pour le troisième millénaire.
Une surface de 275 hectares largement viabilisée a été
confiée à la Société d'économie
mixte SEMARB dans les années 1980.
En décembre 1989, un Centre d'Affaire sera commencé,
avec le regroupement de trois sociétés, Onis-Kéops,
RVI et une compagnie d'assurance. Pour la première fois
à Bourges est installée sur ce lieu une salle de
" visio-conférence ", permettant de faire des
réunions à distance, les salles étant reliées
par des systèmes de télévision.
Sur le PIPACT quelques entreprises se sont implantées,
petites et peu nombreuses, ce ne fut pas le succès espéré
par les promoteurs économiques des premières années.
Le projet d'un hypermarché de type Mammouth réveillera
la querelle avec les commerçants du Centre Ville, et l'hyper
restera dans les cartons.
Depuis ces dernières années, des entreprises comme
TDF, Mercédès ou METRO sont venues s'installer
sur le PIPACT. C'était un peu timide, et pas à
la hauteur des créateurs du parc, mais le contexte économique
national et local n'étaient sans doute pas favorable à
la création d'entreprises. A cela s'ajoutait des rivalités
locales entre les " partenaires économiques ".
Les multiples zones industrielles de l'agglomération et
la multiplicité des interlocuteurs ne favorisaient pas
d'importantes implantations.
La nécessité de réagir par rapport à
la baisse continuelle des charges de travail des établissements
de Bourges travaillant dans l'armement ont conduits les nouveaux
responsables locaux à plus de réalisme que leurs
prédécesseurs. La création de Bourges-Développement,
devenant un interlocuteur unique dans le domaine économique
deviendra un atout important.
Un changement significatif s'est opéré en 1997
avec la construction de la nouvelle usine d'Auxitrol,
mais il reste encore beaucoup de terrains disponibles.
LES AUTRES ZONES
INDUSTRIELLES DE BOURGES
Avec le PIPACT, la municipalité
semblait avoir trouvé les hectares nécessaires
aux implantations nouvelles. Pourtant, la demande va aller dans
la périphérie avec La Chapelle Saint Ursin (Réhau,
Bridier) mais aussi le Subdray (Aérospatiale), et les
industries nouvelles comme Pool Position émigrent dans
cette zone.
On a souvent affirmé que ces implantations
étaient dues à une taxe professionnelle moins élevée
qu'à Bourges. C'est vrai en partie, mais ce n'est pas
le seul élément, et le prix du terrain lui aussi
est entré en jeu. Les maires de ces communes ont été
très performants.
Dans le cadre d'une réhabilitation
d'un quartier, des bâtiments en 1996 vont être proposés
aux entreprises avenue Félix Chédin et la réalisation
de Comitec sera une belle réussite, ce lieu verra
l'implantation d'entreprises d'informatique, des bureaux d'études,
c'est à dire du tertiaire.
Mais Bourges va retrouver quelques réussites
nouvelles avec la toute nouvelle zone dit de Port Sec Nord appelé
Esprit 1, qui obtient la dénomination de zone
franche avec les avantages financiers qui y sont liés.
Esprit 1 va recevoir un centre d'Appel Bouygues vers 1997, avec
près de 400 emplois. Cette entreprise déménagera
vers le PIPACT à proximité d'Auxitrol en 2006.
Elle sera inaugurée en septembre 2006, avec plus de 400
emplois, "tous des CDI" soulignait le directeur dans
son discours.
Esprit 1 va se remplir avec une multitude
de petites entreprises, souvent du tertiaire (Exocet) et des
médecins ou kinés.
Globalement, la structure de Bourges se
modifie, avec une industrie qui "sombre" progressivement
que ce soient les industries aéronautiques et militaires
avec tous les sous-traitants. Mais l'emploi se maintient, c'est
le tertiaire, les emplois publics, c'est une page qui se tourne.
Les futures zones industrielles se nomment
:
- - Port Sec sud (appelé Esprit 2)
- - Le Pipact ( avec un terrain racheté
à la famille Tridon, situé au Vallon, en bordure
de la RN 151).
- - le nord des 4 vents (St Germain du Puy)
-
- en savoir plus :
l'industrie au XXI e siècle à Bourges avec
plusieurs ZAC (PIPACT, VARENNE, ECHANGEUR, BAULIEU, PORT SEC...
etc)
En 2007, la ZAC dite du Parc de Beaulieu
commence à s'équiper à à recevoir
plusieurs entreprises, des PME. Plus au sud, une zone attend
un premier pôle logistique qui devrait s'implanter au cours
de l'année 2008.
article à suivre