L'urbanisme des années 2000 à
Bourges semble marquer un virage intéressant, après
les grandes périodes qui ont permis de construire Bourges-nord
dans les années 1960, puis, la construction du Val d'Auron
à partir de la fin des années 1970 et ensuite une
période assez calme, avec pour caractéristique
un manque de terrains disponibles pour construire.
- L'évolution de 1985 à
2000 se caractérise par plusieurs phénomènes
:
- - Une chute de la population de Bourges-Nord,
avec le départ de personnes qui quittent le quartier,
et vont faire construire dans les villages autour de Bourges,
Marmagne, Berry-Bouy ou La Chapelle. La raison est double, le
quartier devient pour certains difficile à vivre (bruits,
incivilités...), et ces personnes ont les moyens de "faire
construire". Ils ne le font pas à Bourges car il
n'y a pas beaucoup de terrains disponibles et ceux-ci sont hors
de prix.
- - Une baisse de la population du Centre-ville,
qui quitte aussi ces quartier car, les maisons ne sont pas toujours
confortables, et surtout, la voiture qui est nécessaire
ne trouve que peu de places de stationnement.
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- C'est donc une baisse de la population
de Bourges (en savoir plus = cliquer
ici)
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- A partir de l'an 2000, les éléments
vont changer. La volonté de la municipalité est
d'offrir aux berruyers des terrains à construire. Pour
cela, le POS (Plan d'Occupation des Sols) mis en place par Paul
André Aubrun accroît de manière assez forte,
les terrains constructibles.
- Il faudra attendre plusieurs années,
et vers 2003, 2004, les promoteurs commencent à s'intéresser
à des terrains. Les demandes de permis de lotir démarrent
tout doucement.
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- La suite, c'est le PLU, Plan Local
d'Urbanisme qui va amplifier ce phénomène, et accroître
les surfaces constructibles dans plusieurs quartiers.
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- Le centre ville
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- L'évolution du Centre ville,
ces dernières années est assez négative.
Il faut réhabiliter les logements et des initiatives ont
été prises avec l'OPAH, c'est à dire une
aide financière à la rénovation.
- Pourtant certains, parmi les promoteurs
réalisent parfois des opérations en réhabilitant
des immeubles anciens, en diminuant souvent les surfaces habitées
et en augmentant le nombre de logements dans un immeuble. Ce
sera le cas par exemple d'immeubles rue Eugène Brisson,
ou place George Sand.
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- Le Centre Ville pose pourtant plusieurs
problèmes, le premier, c'est celui du bruit et des nuisances.
Habiter le Centre ville près de la place Planchat où
proche d'une boîte de nuit, est un choix qui implique qu'il
y aura du bruit, le soir ou le week end.
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- Ensuite, le Centre-Ville pose le problème
de la place de la Voiture en ville avec les difficultés
de se garer et de stationner.
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- Le grand projet des années 2005/2011
sera le Centre commercial Avaricum qui doit, s'il
est conforme à ce qui est annoncé, revitaliser
le Centre-ville. Parking, centre commercial attractif, logements,
sociaux et privés, résidence d'affaire (hôtel
?), tout devrait être en place à la mi-2010, pour
permettre aux berrichon de redécouvrir le Centre ville.
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- Les premiers faubourgs:
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- Dans ces quartiers, Barbès,
Edouard Vaillant, Gare, Pignoux, Vauvert, pas de difficultés
majeures.
- L'urbanisme consiste à construire
des maisons ou des petits immeubles dans les rares espaces encore
libres, que l'on appelle "les dents creuses".
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- Les lotissements :
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- Suite au POS et au PLU, les terrains
à construire se multiplient et à partir de 2004,
les promoteurs et autres marchands de bien se mettent au travail.
- Quelques lotissements, de 25 à
40 parcelles sont mis en oeuvre, à Vauvert ( Marie Galante,
Canal) où à Pignoux ( Prés Saint Laurent)
et vers la rue de Dun à Pijolin 2 avec la société
Francelot... et les maisons se vendent sans aucune difficultés.
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- Voyant cela, de plus importants promoteurs
arrivent à Bourges et plusieurs projets sont mis en oeuvre.
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- C'est ainsi que Nexity sur plus de
40 hectares en bordure du lac d'Auron sont achetés à
M de Commines pour être viabilisés afin d'accueillir
sous forme de quelques petits immeubles et de maisons individuelles,
près de 550 logements. Une vraie petite ville appelée
les Jardin du Val d'Auron.
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- Du côté de l'aéroport
et du Chemin de Villeneuve, la société Infinim
au début de l'année 2007 obtient un permis de lotir
pour plus de 220 logements, avec en final sur 60 hectares, plus
de 600 logements. Ce sera le Parc de Villeneuve.
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- Troisième zone importante, la
ZAC Maréchal Juin, qui entre dans le cadre du PRU, Projet
de Renouvellement Urbain, que 360 logements sont prévus,
avec une centaine de logements sociaux, (la moitié en
accession).
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- Il faut encore ajouter d'autres lotissements
à Vauvert avec Belle-Iles 1 et 2, mais aussi route de
Lazenay et au nord de Bourges, vers Asnières tout à
côté du stade des Grosses Plantes.
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- Enfin, plus en Centre-ville deux projets,
qui devraient commencer en 2007, c'est à côté
de Lahitolle, puis pas très loin, le Clos Jacques Coeur.
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- Dans ces programmes, chaque fois que
cela est possible, un % de logements sociaux est prévu.
C'est le cas à Pijolin 2 avec 20% et aussi dans le Parc
de Villeneuve.
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- Comme ces lignes le montrent, c'est
une frénésie sans précédent qui atteint
les promoteurs, mais aussi les personnes qui veulent enfin posséder
leur maison ou leur appartement. Ils ont enfin la possibilité
de devenir propriétaires de la maison de leur rêve,
en restant à Bourges !
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- Le Projet de Renouvellement
Urbain
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- C'est sur le plan de l'urbanisme un
point clé, il s'agit dans le cadre d'une opération
d'un montant de 304 millions d'Euros.
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- Le plan représente une action
sur 3 quartiers :
- La Chancellerie
- Les Gibjoncs
- L'Aéroport.
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- Les deux premiers étant appelés
les quartiers nord.
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- La réhabilitation du parc social
sur les quartiers nord n'a pas résorbé la vacance
- 1990 : 400 logements vacants
- 1990-1999 : 4300 logements réhabilités
- 1999 : 1000 logements vacants
Il faut aussi noter qu'entre 1990 et
1999, de nombreux berruyers à déménager
dans un rayon de 20 km autour de Bourges : 63 % des ménages
ayant effectué ce choix l'ont fait pour accéder
à la propriété.
Les logements sociaux,
en 1990, représentaient 30 % du nombre total de logements
berruyers, mais cette proportion varie,
selon les quartiers, de 2 à 92 %. Les quartiers nord accueillent
près de 60 % des logements sociaux de la Ville, alors
qu'elle ne représente que 20 % de la population.
Dans les grands objectifs du PRU, il faut signaler qu'il s'agit
de favoriser la mixité urbaine, mais aussi adapter le
logement social aux attentes de la population et mieux prendre
en compte la qualité et les conditions de vie des habitants
L'objectif étant d'enrayer la baisse démographique
des quartiers nord, ainsi pour les responsables, en fin de PRU,
la population des quartiers nord sera légèrement
supérieure à son niveau de 2003.
Il y aura donc, et cela est commencé,
des démolitions : 2 214 logements sociaux (dont 2027 dans
les quartiers nord, 82 à l'Aéroport et 105 à
La Charmille), mais aussi des constructions : un total de 1 559
dont 1241 logements sociaux (dont 40 % quartiers nord), avec
plus de 200 logements de la Foncière Logement, qui utilise
le 1% patronal construction (dont 80 % quartiers nord), plus
118 accession (quartiers nord).
Ajoutons la notion de réhabilitation
et de résidentialisation du reste du parc social de la
ville de Bourges :
3 318 logements sociaux (dont 88 % quartiers nord), soit :
2 302 Réhabilitations seules
253 Résidentialisations seules
763 Réhabilitations et résidentialisations
TOTAL financier :
304 millions, avec une participation de l'ANRU de 111 millions
200 millions pour le Logement.
31 millions pour l'Activités/Equipements
67 millions pour l'Aménagements/Espaces publics
6 millions pour l'organisation.
Les chiffres seronbt revus "à
la hausse" à la fin d el'année 2008 lors d'un
avanant , avec une augmentation portant à plus de 320
millions d'euros, le PRU.
(chiffres principaux communiqués
par le GIP, Groupement d'Intérêt Publique)
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