L'Universite de Bourges - Roland Narboux - Encyclopédie

L'ENCYCLOPEDIE DE BOURGES
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HISTOIRE

L'UNIVERSITE DE BOURGES
Par Roland NARBOUX

L'université de Bourges fut une des plus puissantes du royaume. C'était il y a bien longtemps..... et au XX e siècle, cliquer ici et pour les étudiants aujourd'hui, cliquer ici.

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Version 2009

 

Bourges n'est pas une grande cité universitaire, elle comprend en 2005, environ 3000 étudiants, alors que dans le passé, la ville posséda, pendant peu de temps, il faut le reconnaître, une très grande et très puissante université. Ce premier volet, très court donne ce que furent les débuts de l'université. L'Histoire au cours des siècles suivants fera l'objet d'un autre article..

La genèse de l'Université de Bourges

On ne sait pas grand chose de l'enseignement au Moyen Age, sinon que Bourges possédait des écoles dont l'école dite de Théologie qui était devenue relativement célèbre.

Il faudra attendre le milieu du XV e siècle et l'action du roi Louis XI né à Bourges pour voir apparaître une véritable université. C'était en 1463.

A l'origine de cette initiative, se trouve la constitution du duché de Berry en novembre 1461 qui est donnée au frère de Louis XI, Charles.

Et c'est ce Charles là, un "enfant" de 18 ans qui demande à son frère le roi la fondation d'une Université à Bourges.

Au travers de ce geste généreux, se trouve quelques arrières pensées de Louis XI, ce dernier pensait ainsi diminuer l'influence de la turbulente université de Paris et dont nous dit Emile Meslé, il redoutait la fronde.
D'une manière plus simple, il voulait aussi permettre l'instruction de maximum de personnes, et comme il craignait les nobles, il confiant ainsi à des gens moins puissants mais plus efficaces ce type de structure.

En l'absence d'archives, comme c'est souvent le cas à Bourges, il semble tout de même que les habitants de Bourges aient été enthousiastes à l'annonce de la création de l'Université.

Inversement, et les temps ont-ils changé, les autres universités comme Paris, mais aussi Orléans et Angers craignant de voir une baisse de leurs effectifs par cette concurrence nouvelle furent particulièrement hostiles à cette institution à Bourges.
Le roi Louis XI passa outre et par des lettres royales de 1453, il créa l'université de Bourges et comme il fallait l'accord du pape, ce dernier Paul II rédigea une bulle pontificale en 1464.

L'université de Bourges :

Cette Université en 1463 comprendra donc 4 "matières" et il faudra attendre 1467 pour quelle soit véritablement opérationnelle :

Théologie
Médecine
Arts
Droit canon et droit civil

A cette époque, les étudiants sont répartis en "Nations", il y en a encore 4, qui sont France, Berry, Touraine et Aquitaine et plus tard, l'Allemagne deviendra la cinquième Nation de l'Université de Bourges.

Les grades dispensés sont assez classiques, on les retrouve presque encore aujourd'hui :

Baccalauréat
Licence
Doctorat

Louis XI propose déjà une sorte de décentralisation il voulait disperser les étudiant dans la France entière. Il fit attribuer à Bourges, des bourses aux enfants de chœur afin qu'ils puissent s'instruire. Il pensait qu'il était indispensable de donner de l'instruction à tous.

Il semble que les débuts de l'Université de Bourges aient été un peu laborieux. En particulier les juristes voulurent régenter cette institution décourageant les autres facultés.

Un trait intéressant : le recteur de l'Université était élu pour 3 mois, ce qui est peu, mais surtout, les étudiants, même les débutants participaient au vote. C'est ainsi qu'à partir de cette "démocratie", le recteur fut bientôt un bachelier et parfois un simple étudiant.

Notons encore qu'à côté de l'administration de l'Université se trouvait le chancelier qui était le représentant du pape et c'est lui qui délivrait les licences. L'université était donc dans ce contexte particulièrement bien surveillée par l'Eglise.

La Renaissance

A partir des années 1500, l'Université connaît quelques difficultés dues à des causes diverses. En premier lieu, la Ville de Bourges ne tient pas ses promesses vis à vis des professeurs qui commencent à déserter les lieux. La qualité de l'enseignement diminue… et la mauvaise réputation fit en sorte que plus personne ne venait s'inscrire à l'Université de Bourges.

La crise prit fin en 1517 avec la volonté de la duchesse de Berry, Marguerite de Navarre, qui exerça une très forte pression sur la ville pour remonter la pente. Des professeurs furent recrutés, certains de très haut niveau, et la machine repartit.

La Renaissance de l'Université de Bourges fut l'œuvre de Marguerite de Navarre.

Alciat vint à Bourges, alors qu'il enseignait à Avignon. C'est un échevin, nous dit Emile Meslé, qui fit le voyage à Avignon pour recruter de bons professeurs.
Ce professeur, originaire de Milan enseignait le Droit. Il utilisait des méthodes modernes et à partir de 1517, c'est lui, Alciat qui redonna à l'Université une renommé internationale.

Avec André Alciat, d'autres grands personnages de l'Europe arrivèrent à Bourges :

- l'allemand Melchior Wolmar
- le portugais Salvador de Ferrandina
- le français Jacques Amiot
….. etc

Pendant une quinzaine d'années, c'est l'afflux des étudiants.

A partir de 1533, c'est à nouveau la grogne des professeurs, et Alciat quitte Bourges en 1535, la Ville n'arrivant toujours pas à tenir ses engagements. Une lettre royale n'y changera rien.

De plus des rivalités internes recommençaient, les méthodes d'enseignement traditionnelles soutenues par les échevins de la ville, combattaient les méthodes modernes d'Alciat.

Nouvelle duchesse de Berry : Marguerite de France

Avec l'aide de Michel de l'Hôpital, la duchesse de Berry, à partir de 1550 se lança dans l'Université afin de la remettre en état. Elle utilisa son frère, le roi Henri II qui, par lettre patente modifia quelque peu le règlement. Désormais, le recteur ne serait plus élu par les étudiants.

De plus les professeurs seraient aidés par la duchesse, sous forme de taxes qu'elle prélevait pour les professeurs et ainsi, l'exode de ceux-ci fut stoppée.

La fin de l'Université :

A la Révolution, l'Université de Bourges qui fut très prospère était devenue inexistante. En 1789, il ne restait que Facultés, celle de Théologie où il ne restait que 2 professeurs quant à celle de Droit, il ne restait que 4 élèves en 1792. Quant à la Faculté de Médecine, elle était déserte et la Faculté des Arts n'enseignait plus rien.

 

Le déclin final

C'est par la loi du 24 juin 1854 que la France est partagée en 16 académies. Bourges possédait une académie jusqu'à ce jour avec les départements du Cher, Indre, Nièvre, Creuse et Loiret. Et bien cette académie est supprimée et elle fut rattachée à paris. Bourges perdait son enseignement supérieur.

A suivre


L'UNIVERSITE DE BOURGES AU XX e SIECLE

ARTS & METIERS ET I.U.T.
 
Bourges possédait dans les temps lointains, une Université de renom, et les plus grands professeurs de l'Europe du XVIe siècle donnèrent des cours aux étudiants qui venaient de plusieurs pays.
Depuis la Révolution, l'Université à Bourges, avec son enseignement supérieur, avait disparu. Manque de persévérance ou de constance des élus locaux, nul ne sait. Périodiquement, les responsables berrichons évoquaient leur "université perdue", et les édiles "remettaient sur le métier ce problème".
 
Laudier, dans l'entre-deux-guerres, ne s'intéressa que très mollement à l'enseignement supérieur. Fils d'ouvrier et prolétaire lui-même, il se préoccupa de l'enseignement primaire et secondaire, ainsi que de la formation des jeunes filles. On doit à ce maire, la première école professionnelle de jeunes filles.
Après le second conflit mondial, quelques tentatives pour recréer une université se produisirent, mais il fallut attendre les années 50 pour que de sérieuses études soient réalisées.
 
Ainsi, le 3 décembre 1957, le Conseil Général du Cher demanda "la création à Bourges de classes de propédeutique et de mathématiques supérieures et spéciales".
De même, dans le domaine des "occasions perdues", Alfred Depège signalait que l'Académie de Paris avait eu une réelle volonté de se décentraliser : une partie de la Faculté de Droit pouvait semble-t-il venir à Bourges. C'est ce que certains ont appelé alors "l'Université Cothenet". Le projet va capoter car la municipalité d'alors refusera de payer les frais de déplacement des professeurs qui seraient venus de Paris pour enseigner. "C'était trop cher", pour reprendre une formule que l'on attribuait à l'époque à André Cothenet ! Il est bon de rappeler que les finances de ces années d'après-guerre n'étaient pas florissantes.
 
Dans le foisonnement des idées et propositions de cette époque, on trouve des épisodes parfois cocasses. C'est ainsi que la recherche de salles de cours est un premier souci matériel et local...... En plein Centre-Ville, la "salle de Séraucourt", avec de nombreuses salles non terminées, va faire l'objet d'importantes dépenses pour clore cette affaire. Et Boisdé une fois élu maire de Bourges, va réfléchir à l'affectation de ces salles, et il conclut ainsi : "il n'est peut-être pas impossible que son amphithéâtre puisse servir à des travaux universitaires ?" Il pense ainsi installer dans ce qui deviendra la Maison de la Culture, le conservatoire des Arts et Métiers.
André Cothenet parlera lui aussi de l'enseignement supérieur en janvier 1959, pour créer des classes de mathématiques supérieures et spéciales, ainsi qu'un "Collège universitaire scientifique", et enfin d'un centre associé au Conservatoire National des Arts et Métiers. Mais le débat va assez vite dévier sur la place de l'Etat dans l'enseignement. Robert Chaton s'opposera au maire, Louis Mallet, en faisant remarquer que si les communistes sont d'accord pour la création de classes d'enseignement supérieur, "il est peu souhaitable de confier l'organisation de l'enseignement, sous quelque forme que ce soit, à des organismes privés". Le conseiller municipal de Bourges met en cause Raymond Boisdé, alors député du Cher, et professeur au Conservatoire des Arts et Métiers. Ce dernier a en effet suggéré dans une lettre, au nom d'une société privée, "Berry-Loire", d'envisager la création d'une société d'économie mixte pour lancer la création de classes supérieures, l'Etat prenant ensuite la relève.
Elu maire, Raymond Boisdé va poursuivre son combat pour l'Université à Bourges. Dès sa prise de fonction, il va placer ce qu'il appelle "le Centre Universitaire" parmi ses priorités. Il déclare devant le conseil municipal en mai 1959 :
        " En ce qui concerne le Centre Universitaire, nous devons presque repartir à zéro dans la mesure ou nous voulons ajouter au lycée prévu un collège scientifique universitaire, un collège littéraire universitaire et peut-être, une école de droit et une école du trésor.....Ceci permettrait à Bourges de commencer à redevenir une grande ville universitaire. Tout cet ensemble d'établissements entraînera la création d'une cité Universitaire".

 

 
L'artisan des prémices de cette future université à Bourges est Raymond Boisdé. Il est député et spécialiste de l'enseignement technique, en particulier de l'O.S.T., Organisation Scientifique du Travail. Pendant deux ans, il va se battre pour que Bourges accueille un Centre Associé du Conservatoire des Arts des Métiers.
Il expliquera ainsi son action :
        "Il s'agit de cours du soir pour la promotion ouvrière. Ce sera un très bon signe que de débuter par le perfectionnement des travailleurs qui n'ont pas pu poursuivre des études pour des causes indépendantes de leur volonté".

 

 
C'est en fait le samedi 30 janvier 1960 que le Centre est inauguré devant 250 élèves et de nombreuses personnalités, comme Maurice Rolland, le préfet du Cher, mais aussi Léo Mérigot, maire de Vierzon, M. Jacquet, président du Conseil Général et M. Pinson, directeur départemental de la main-d'oeuvre. Ce premier Centre des Arts et Métiers vient d'être créé par l'Association berrichonne pour la promotion supérieure des travailleurs.
Les journaux annoncent :
 
PREMIERS PAS VERS BOURGES UNIVERSITE
 
250 élèves adultes ont inauguré le 1er cours des Arts et Métiers
"Le progrès demandera de plus en plus à l'homme une collaboration intelligente avec la machine"

Raymond Boisdé
 
Au cours de cette journée, qui se déroule essentiellement dans les locaux de la Chambre de Commerce, les discours vont bon train. Chacun évoque la "résurrection partielle de l'Université de Bourges", et l'intérêt à poursuivre cette action. Il s'agit d'un premier pas, et chacun songe que l'avenir est prometteur.
Les cours proposés sont présentés et les professeurs donnent quelques informations aux élèves. Il y a ainsi une très forte demande pour les sections de mathématiques.
En 1960, les "maths sont considérés comme le sésame ouvre-toi" pour les étudiants adultes berrichons.
On retrouve ainsi parmi les cours, les détails suivants :
 
Mathématiques préparatoires du 1er degré
salle du rez-de-chaussée
Mlle Rivalin est professeur au lycée de Jeunes Filles
cours le jeudi de 18 H 30 à 19 H 30
samedi de 17 H à 18 H
Mathématiques générales en vue d'application
salle du rez-de-chaussée
M. Chigot est professeur à Alain-Fournier
cours les mardi et vendredi de 18 H 30 à 19 H 30
exercices pratiques le samedi de 14 H à 15 H
Physique Générale dans ses rapports avec l'Industrie
M. Bouges, professeur au lycée Alain Fournier
cours le samedi de 15 H à 17 H
Raymond Boisdé, à l'origine de ce Centre Associé, développera le thème de "l'école de la seconde chance", et de l'intérêt pour des centaines d'hommes qui se trouvaient "bloqués" dans la vie par manque de connaissances, ce sera le second tremplin qui leur permettra un autre départ, une promotion professionnelle.

Pour le député-maire, il s'agit d'une véritable "création", et au cours d'un dialogue avec quelques-uns des élèves présents à ce premier cours d'inauguration, il va montrer ses connaissances lui, "le prof d'organisation du travail" :

"... On peut affirmer que dans les prochaines années, un monde étonnant va s'ouvrir et cela est le résultat de la patiente recherche et des connaissances accumulées".

 

 
Il terminera par ces mots d'un certain optimisme :
 

"Les créations du génie inventif donneront à l'homme sa libération. Il aura plus de temps, plus de loisirs pour son esprit et son corps et tout cela lui permettra de jouir d'une vie véritablement humaine".

 

 
Avec cette implantation du Centre, c'était la première victoire de Boisdé dans le domaine de l'enseignement pour sa ville de Bourges.

La seconde étape ne sera pas immédiate, il s'agissait d'implanter un Institut Universitaire de Technologie (I.U.T.) à Bourges et ensuite une Ecole d'Ingénieurs. Boisdé mettra dans ce combat toute sa puissance et sa fougue, mais s'il réussira avec l'IUT, ce sera l'échec pour l'Ecole d'Ingénieurs.
 
Pour Boisdé, Bourges, en 1964, paraît, sur le plan de la répartition des Facultés, particulièrement défavorisée, il dit même "déshéritée et tenue à l'écart des équipements universitaires nouveaux". Tout cela provient de la rivalité entre Tours et Orléans, et de la constitution d'une région du Centre groupant des départements sans lien ni homogénéité. Il poursuivra son analyse en essayant de promouvoir une nouvelle région qu'il appelle "Berry-Nivernais-Bourbonnais" laquelle, compte tenu du nombre croissant d'étudiants, serait parfaitement viable.

En juillet 1964, de fortes personnalités de Bourges, comme Francis Gay, professeur de géographie, Jean Favière, conservateur du Musée, et Jean-Yves Ribault, directeur des Archives Départementales du Cher, proposent pour la ville de Bourges la création d'un "Centre d'Etudes Supérieures de la Civilisation Européenne", il s'agissait dans l'esprit de ces éminents spécialistes de "désengorger les établissements universitaires parisiens". L'originalité du projet tenait aussi à son financement qui serait assuré dans un premier temps par la Ville et le Département. Le Maire va soutenir le projet, alors que le Recteur Antoine, comme le rappelle Philippe Goldman, est beaucoup plus réservé.
En fait, cet Institut ne verra jamais le jour, pas plus que le projet d'un établissement de "technicien traducteur commercial", étudié par M. Eyrignoux.
Pourtant, la municipalité avait fait l'acquisition de l'ancien Couvent des Augustins, afin d'avoir des locaux disponibles à l'enseignement si des portes s'entrouvraient.
Le 1er juillet 1966, Raymond Boisdé est de retour à Bourges, il vient de Paris, et il est fâché. Il vient de rencontrer Christian Foucher, ministre de l'Education Nationale, car la presse régionale faisait état, en reprenant des propos de Monsieur le Recteur, de la création d'un Institut Universitaire de Technologie à Orléans. La décision fut prise, ajoute le député-maire de Bourges car "le doyen de la Faculté des Sciences d'Orléans, professeur de chimie, désirait enseigner cette matière dans un I.U.T., alors que la création avait été promise à Bourges".
Les relations entre Bourges et Orléans sont des plus conflictuelles, Boisdé rappelle sur un autre sujet que "leurs Floralies découlent d'une idée prise à Bourges".
Boisdé aura un entretien houleux avec le ministre, car cela fait trois ans que Bourges aurait dû avoir le premier I.U.T du Centre de la France, "puisqu'il est convenu que nous avons cette vocation à l'enseignement technique".
Le ministre de l'Education vexé, écrira à Boisdé :
"J'envisage toujours de créer à Bourges, un Institut Universitaire de Technologie". C'est ce qui se fera plusieurs années plus tard, Bourges ayant une double vocation à la fois Technique et Artistique.
 
Boisdé va mettre tout son poids dans l'obtention d'un enseignement supérieur, et il montera en haut de la tribune de l'Assemblée Nationale afin de défendre le dossier de Bourges, dans la discussion sur la loi cadre relative à la recherche technique. Il réclame des classes préparatoires, une école d'Ingénieurs et un I.U.T. Il obtiendra finalement cet I.U.T tant attendu, mais qui ne fera pas la une de la presse locale lorsque le premier département ouvre ses portes en novembre 1968.
C'est tout en haut de la page 6 du quotidien "La Nouvelle République" que l'on trouve quelques lignes sur une rentrée à Bourges, celle des étudiants de l'IUT. La faible importance de l'événement, traité dans ce journal entre l'amicale damiste et l'horaire des cars, montre que les Berruyers ne sont pas toujours sensibles aux grands mouvements de l'Histoire.
Ils sont une cinquantaine d'élèves, entourant le directeur de ce nouvel établissement, Monsieur Chamard, avec, à leurs côtés, 7 professeurs. Dans cette première promotion, il y a 15 Berruyers, et 3 élèves de Côte-d'Ivoire et de Dakar. Ces derniers seront pensionnaires au lycée agricole, situé tout proche de l'avenue De Lattre de Tassigny, ou fut construit ce premier IUT qui avait alors une seule section de génie mécanique.

Monsieur Chamard, malade, sera peu présent à Bourges, et l'année suivante, il décédera. Son remplaçant, Gérard Lassau, deviendra le nouveau directeur, et marquera de son empreinte les premières années de cet Etablissement d'enseignement supérieur.
C'est cette même année que viendront enseigner, en 1969, Jean-Pierre Saulnier et moi-même, jeune ingénieur à Nord-Aviation.
Dans un article paru en 1972, alors que l'I.U.T. a "fait son trou" dans le paysage berrichon, M. Lassau, qui possède déjà deux départements, celui de "Génie mécanique" et celui de "Gestion des entreprises", travaille sur la mise en place d'un troisième, intitulé : "Génie civil". Il argumente que dans la Région Centre, les secteurs "bâtiments" et "travaux publics" emploient 20% des salariés, ce qui est considérable.

Quant à une éventuelle école d'Ingénieurs, Gérard Lassau se bat pour obtenir une filière aéronautique de "transport et propulsion", dépendant de l'Université d'Orléans, et pour laquelle une liaison serait faite avec la S.N.I.A.S., dès la rentrée de 1973. Il faut, pour les responsables locaux, "chercher des solutions de développement universitaire de Bourges qui ne soient pas une concurrence pour l'Université d'Orléans, mais une complémentarité".

Si le domaine technique est une priorité, les tenants de l'Université traditionnelle cherchent à mettre en place d'autres filières. C'est ainsi que le 30 octobre 1961, le conseil municipal décide la création de l'Ecole de Droit de la Ville de Bourges. Cette Ecole fonctionne sous la direction de Me Jean Piot, avocat à la Cour d'Appel. Depuis son ouverture, elle a chaque année entre 80 et 100 étudiants et ne demande qu'à se développer.

Ainsi, de toute part, le problème de l'enseignement et de l'Université de Bourges reste au premier plan des préoccupations de chacun. Boisdé, plus que tout autre, est persuadé que sa Ville ne se développera que dans la mesure où elle aura une Université.

Bulletin d'Information du Cher N°91 de nov 1972
Bulletin d'Information du Cher N°164 de juin 1981
A la recherche de l'Université perdue par Philippe Goldman 1991-(PER 549)
Berry Républicain du 2 février 1960
Nouvelle République d'octobre 1968
Bulletin municipal officiel de Bourges 1964 BY P11


AUJOURD'HUI :

les Lycées de Bourges

Lycée Alain Fournier
50, rue St Mallarmé
18000 BOURGES

Lycée Marguerite de Navarre
50, rue de Vauvert
18000 BOURGES

Lycée Jacques Coeur
108, rue Jean Baffier
18000 BOURGES

Lycée Porfessionnel Jean de Berry
85, avenue de Nevers
18000 BOURGES

Lycée Professionnel Mermoz
Allèe des Collèges
18000 BOURGES

Lycèe Professionnel Vauvert
Rue Marguerite Audoux
18000 BOURGES

Lycée Agricole
Rue Théophile Gautier
18000 BOURGES

Lycée Privé Ste Marie Ste Dominique
38, rue Jean Baffier
18000 BOURGES

Lycée Privé de la Salle
52, avenue de la Libération
18000 BOURGES

Lycée de la Chancellerie
1 et 3, rue Gay Lussac
18000 BOURGES

L'Université

Institut Universitaire de Technologie
63, avenue de Lattre de Tassigny
18000 BOURGES

IUFM (ex Ecole Normale Mixte du Cher)
Rue Amagat ( ex Rue Carolus)
18000 BOURGES

Ecole Nationale des Beaux-Arts et Arts Appliqués à l'Industrie
7-9, rue Edouard Branly
18000 BOURGES

Fac de Sciences (Universite D'Orléans)
Rue Gaston Berger - BP 4043
18000 BOURGES

Ecole d'Infirmières
Hopital - rue Taillegrin
18000 BOURGES

Ecole de Droit - IMEP
5, rue Joyeuse
18000 BOURGES


Les étudiants à Bourges

IUT = Pour les 5 département de l'IUT, il y a 930 étudiants, ce qui représente 200 étudiants de plus qu'en 2001.

ENSIB = Ecole d'ingénieurs qui prépare le diplôme d'ingénieur avec Master et doctorat, il y a 430 étudiants une hausse de 200 par rapport à 2001.

Faculté de Sciences = pour la licence et jusqu'au doctorat, il y a une bonne centaine d'étudiants, ce qui représente une baisse des effectifs, ils étaient près de 250 en 2001.

L'Ecole des Beaux Arts = qui est une des 6 écoles nationales, ils sont 200 étudiants, ce qui est en hausse d'une soixantaine d'étudiants depuis 2001.

Le CNAM, (Conservatoire National des Arts et Métiers), avec 220 étudiants en en baisse de 40 étudiants depuis 2001.

Ecole d'infirmières (IFSI) qui délivre un diplôme d'Etat, elles sont (et ils ) sont 270 étudiants une hausse de 50 environ depuis 2001.

La Faculté de Droit possède pour la licence rue Joyeuse, près de 270 étudiants.

IUFM qui est dans l'actualité de 2009, ils sont 230 étudiants, une baisse importantes en quelques années de près de 70 étudiants.

Ecole Hubert Curien de la CCI prépare un Master pour 170 étudiants, une forte hausse (100 en 2001).

ESTACOM avec 90 étudiants une petite hausse.

Il reste le CREPS avec quelques dizaines d'étudiants et surtout les lycées de Bourges avec des BTS et autres études supérieurs après le BAC, sans doute un millier d'étudiants.

Retrouvez quelques articles de l'Encyclopédie :
Ils sont nés à Bourges,
François Mitterrand à Bourges
Chiffres essentiels
Les Templiers
Les élections à Bourges au XXe siècle
Les Très Riches Heures du duc de Berry
les villes jumelles
Radios locales
Les francs-maçons
Kiosque et musique
Agnès Sorel
L'horloge astronomique
Les tramways de Bourges
L'Yèvre à Bourges
L'alchimie
La Bouinotte, magazine du Berry
L'usine Michelin
La maison de la Reine Blanche
Serge Lepeltier
L'industrie à Bourges au XXIe s
Monuments Historiques Classés
 

Et puis une nouveauté : L'information et l'actualité à savoir sur Bourges, en quelque clip et quelques lignes :

http://www.bourges-info.com/

 

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