Bourges n'est
pas une grande cité universitaire, elle comprend en 2005,
environ 3000 étudiants, alors que dans le passé,
la ville posséda, pendant peu de temps, il faut le reconnaître,
une très grande et très puissante université.
Ce premier volet, très court donne ce que furent les débuts
de l'université. L'Histoire au cours des siècles
suivants fera l'objet d'un autre article..
La genèse de l'Université
de Bourges
On ne sait pas grand chose de l'enseignement
au Moyen Age, sinon que Bourges possédait des écoles
dont l'école dite de Théologie qui était
devenue relativement célèbre.
Il faudra attendre le milieu du XV e siècle
et l'action du roi Louis XI né
à Bourges pour voir apparaître une véritable
université. C'était en 1463.
A l'origine de cette initiative, se trouve
la constitution du duché de Berry en novembre 1461 qui
est donnée au frère de Louis XI, Charles.
Et c'est ce Charles là, un "enfant"
de 18 ans qui demande à son frère le roi la fondation
d'une Université à Bourges.
Au travers de ce geste généreux,
se trouve quelques arrières pensées de Louis XI,
ce dernier pensait ainsi diminuer l'influence de la turbulente
université de Paris et dont nous dit Emile Meslé,
il redoutait la fronde.
D'une manière plus simple, il voulait aussi permettre
l'instruction de maximum de personnes, et comme il craignait
les nobles, il confiant ainsi à des gens moins puissants
mais plus efficaces ce type de structure.
En l'absence d'archives, comme c'est souvent
le cas à Bourges, il semble tout de même que les
habitants de Bourges aient été enthousiastes à
l'annonce de la création de l'Université.
Inversement, et les temps ont-ils changé,
les autres universités comme Paris, mais aussi Orléans
et Angers craignant de voir une baisse de leurs effectifs par
cette concurrence nouvelle furent particulièrement hostiles
à cette institution à Bourges.
Le roi Louis XI passa outre et par des lettres royales de 1453,
il créa l'université de Bourges et comme il fallait
l'accord du pape, ce dernier Paul II rédigea une bulle
pontificale en 1464.
L'université de
Bourges :
Cette Université en 1463 comprendra
donc 4 "matières" et il faudra attendre 1467
pour quelle soit véritablement opérationnelle :
Théologie
Médecine
Arts
Droit canon et droit civil
A cette époque, les étudiants
sont répartis en "Nations", il y en a encore
4, qui sont France, Berry, Touraine et Aquitaine et plus tard,
l'Allemagne deviendra la cinquième Nation de l'Université
de Bourges.
Les grades dispensés sont assez
classiques, on les retrouve presque encore aujourd'hui :
Baccalauréat
Licence
Doctorat
Louis XI propose déjà une
sorte de décentralisation il voulait disperser les étudiant
dans la France entière. Il fit attribuer à Bourges,
des bourses aux enfants de chœur afin qu'ils puissent s'instruire.
Il pensait qu'il était indispensable de donner de l'instruction
à tous.
Il semble que les débuts de l'Université
de Bourges aient été un peu laborieux. En particulier
les juristes voulurent régenter cette institution décourageant
les autres facultés.
Un trait intéressant : le recteur
de l'Université était élu pour 3 mois, ce
qui est peu, mais surtout, les étudiants, même les
débutants participaient au vote. C'est ainsi qu'à
partir de cette "démocratie", le recteur fut
bientôt un bachelier et parfois un simple étudiant.
Notons encore qu'à côté
de l'administration de l'Université se trouvait le chancelier
qui était le représentant du pape et c'est lui
qui délivrait les licences. L'université était
donc dans ce contexte particulièrement bien surveillée
par l'Eglise.
La Renaissance
A partir des années 1500, l'Université
connaît quelques difficultés dues à des causes
diverses. En premier lieu, la Ville de Bourges ne tient pas ses
promesses vis à vis des professeurs qui commencent à
déserter les lieux. La qualité de l'enseignement
diminue… et la mauvaise réputation fit en sorte que
plus personne ne venait s'inscrire à l'Université
de Bourges.
La crise prit fin en 1517 avec la volonté
de la duchesse de Berry, Marguerite de Navarre, qui exerça
une très forte pression sur la ville pour remonter la
pente. Des professeurs furent recrutés, certains de très
haut niveau, et la machine repartit.
La Renaissance de l'Université
de Bourges fut l'œuvre de Marguerite de Navarre.
Alciat vint à Bourges, alors qu'il
enseignait à Avignon. C'est un échevin, nous dit
Emile Meslé, qui fit le voyage à Avignon pour recruter
de bons professeurs.
Ce professeur, originaire de Milan enseignait le Droit. Il utilisait
des méthodes modernes et à partir de 1517, c'est
lui, Alciat qui redonna à l'Université une renommé
internationale.
Avec André Alciat, d'autres grands
personnages de l'Europe arrivèrent à Bourges :
- l'allemand Melchior Wolmar
- le portugais Salvador de Ferrandina
- le français Jacques Amiot
….. etc
Pendant une quinzaine d'années,
c'est l'afflux des étudiants.
A partir de 1533, c'est à nouveau
la grogne des professeurs, et Alciat quitte Bourges en 1535,
la Ville n'arrivant toujours pas à tenir ses engagements.
Une lettre royale n'y changera rien.
De plus des rivalités internes recommençaient,
les méthodes d'enseignement traditionnelles soutenues
par les échevins de la ville, combattaient les méthodes
modernes d'Alciat.
Nouvelle duchesse de Berry : Marguerite
de France
Avec l'aide de Michel de l'Hôpital,
la duchesse de Berry, à partir de 1550 se lança
dans l'Université afin de la remettre en état.
Elle utilisa son frère, le roi Henri II qui, par lettre
patente modifia quelque peu le règlement. Désormais,
le recteur ne serait plus élu par les étudiants.
De plus les professeurs seraient aidés
par la duchesse, sous forme de taxes qu'elle prélevait
pour les professeurs et ainsi, l'exode de ceux-ci fut stoppée.
La fin de l'Université
:
A la Révolution, l'Université
de Bourges qui fut très prospère était devenue
inexistante. En 1789, il ne restait que Facultés, celle
de Théologie où il ne restait que 2 professeurs
quant à celle de Droit, il ne restait que 4 élèves
en 1792. Quant à la Faculté de Médecine,
elle était déserte et la Faculté des Arts
n'enseignait plus rien.
Le déclin final
C'est par la loi du 24 juin 1854 que la
France est partagée en 16 académies. Bourges possédait
une académie jusqu'à ce jour avec les départements
du Cher, Indre, Nièvre, Creuse et Loiret. Et bien cette
académie est supprimée et elle fut rattachée
à paris. Bourges perdait son enseignement supérieur.
A suivre
L'UNIVERSITE
DE BOURGES AU XX e SIECLE
- ARTS & METIERS ET I.U.T.
-
- Bourges possédait dans les temps
lointains, une Université de renom, et les plus grands
professeurs de l'Europe du XVIe siècle donnèrent
des cours aux étudiants qui venaient de plusieurs pays.
- Depuis la Révolution, l'Université
à Bourges, avec son enseignement supérieur, avait
disparu. Manque de persévérance ou de constance
des élus locaux, nul ne sait. Périodiquement, les
responsables berrichons évoquaient leur "université
perdue", et les édiles "remettaient sur le métier
ce problème".
-
- Laudier, dans l'entre-deux-guerres,
ne s'intéressa que très mollement à l'enseignement
supérieur. Fils d'ouvrier
et prolétaire lui-même, il se préoccupa de
l'enseignement primaire et secondaire, ainsi que de la formation
des jeunes filles. On doit à ce maire, la première
école professionnelle de jeunes filles.
- Après le second conflit mondial,
quelques tentatives pour recréer une université
se produisirent, mais il fallut attendre les années 50
pour que de sérieuses études soient réalisées.
-
- Ainsi, le 3 décembre 1957, le Conseil
Général du Cher demanda "la création
à Bourges de classes de propédeutique et de mathématiques
supérieures et spéciales".
De même, dans le domaine des "occasions perdues",
Alfred Depège signalait que l'Académie de Paris
avait eu une réelle volonté de se décentraliser
: une partie de la Faculté de Droit pouvait semble-t-il
venir à Bourges. C'est ce que certains ont appelé
alors "l'Université Cothenet". Le projet va
capoter car la municipalité d'alors refusera de payer
les frais de déplacement des professeurs qui seraient
venus de Paris pour enseigner. "C'était trop cher",
pour reprendre une formule que l'on attribuait à l'époque
à André Cothenet ! Il est bon de rappeler que les
finances de ces années d'après-guerre n'étaient
pas florissantes.
-
- Dans le foisonnement des idées
et propositions de cette époque, on trouve des épisodes
parfois cocasses. C'est ainsi que la recherche de salles de cours
est un premier souci matériel et local...... En plein
Centre-Ville, la "salle de Séraucourt", avec
de nombreuses salles non terminées, va faire l'objet d'importantes
dépenses pour clore cette affaire. Et Boisdé
une fois élu maire de Bourges, va réfléchir
à l'affectation de ces salles, et il conclut ainsi : "il
n'est peut-être pas impossible que son amphithéâtre
puisse servir à des travaux universitaires ?" Il
pense ainsi installer dans ce qui deviendra la Maison de la Culture,
le conservatoire des Arts et Métiers.
- André Cothenet parlera lui aussi
de l'enseignement supérieur en janvier 1959, pour créer
des classes de mathématiques supérieures et spéciales,
ainsi qu'un "Collège universitaire scientifique",
et enfin d'un centre associé au Conservatoire National
des Arts et Métiers. Mais le débat va assez vite
dévier sur la place de l'Etat dans l'enseignement. Robert
Chaton s'opposera au maire, Louis Mallet, en faisant remarquer
que si les communistes sont d'accord pour la création
de classes d'enseignement supérieur, "il est peu
souhaitable de confier l'organisation de l'enseignement, sous
quelque forme que ce soit, à des organismes privés".
Le conseiller municipal de Bourges met en cause Raymond Boisdé,
alors député du Cher, et professeur au Conservatoire
des Arts et Métiers. Ce dernier a en effet suggéré
dans une lettre, au nom d'une société privée,
"Berry-Loire", d'envisager la création d'une
société d'économie mixte pour lancer la
création de classes supérieures, l'Etat prenant
ensuite la relève.
- Elu maire, Raymond Boisdé va poursuivre
son combat pour l'Université à Bourges. Dès
sa prise de fonction, il va placer ce qu'il appelle "le
Centre Universitaire" parmi ses priorités. Il déclare
devant le conseil municipal en mai 1959 :
- " En ce qui concerne le Centre
Universitaire, nous devons presque repartir à zéro
dans la mesure ou nous voulons ajouter au lycée prévu
un collège scientifique universitaire, un collège
littéraire universitaire et peut-être, une école
de droit et une école du trésor.....Ceci permettrait
à Bourges de commencer à redevenir une grande ville
universitaire. Tout cet ensemble d'établissements entraînera
la création d'une cité Universitaire".
-
- L'artisan des prémices de cette
future université à Bourges est Raymond Boisdé.
Il est député et spécialiste de l'enseignement
technique, en particulier de l'O.S.T., Organisation Scientifique
du Travail. Pendant deux ans, il va se battre pour que Bourges
accueille un Centre Associé du Conservatoire des Arts
des Métiers.
Il expliquera ainsi son action :
- "Il s'agit de cours du soir
pour la promotion ouvrière. Ce sera un très bon
signe que de débuter par le perfectionnement des travailleurs
qui n'ont pas pu poursuivre des études pour des causes
indépendantes de leur volonté".
-
- C'est en fait le samedi 30 janvier 1960
que le Centre est inauguré devant 250 élèves
et de nombreuses personnalités, comme Maurice Rolland,
le préfet du Cher, mais aussi Léo Mérigot,
maire de Vierzon, M. Jacquet, président du Conseil Général
et M. Pinson, directeur départemental de la main-d'oeuvre.
Ce premier Centre des Arts et Métiers vient d'être
créé par l'Association berrichonne pour la promotion
supérieure des travailleurs.
- Les journaux annoncent :
-
- PREMIERS PAS VERS BOURGES UNIVERSITE
-
- 250 élèves adultes ont
inauguré le 1er cours des Arts et Métiers
- "Le progrès demandera de
plus en plus à l'homme une collaboration intelligente
avec la machine"
Raymond Boisdé
-
- Au cours de cette journée, qui
se déroule essentiellement dans les locaux de la Chambre
de Commerce, les discours vont bon train. Chacun évoque la "résurrection
partielle de l'Université de Bourges", et l'intérêt à poursuivre
cette action. Il s'agit d'un premier pas, et chacun songe que
l'avenir est prometteur.
Les cours proposés sont présentés et les
professeurs donnent quelques informations aux élèves.
Il y a ainsi une très forte demande pour les sections
de mathématiques.
- En 1960, les "maths sont considérés
comme le sésame ouvre-toi" pour les étudiants
adultes berrichons.
- On retrouve ainsi parmi les cours, les
détails suivants :
-
- Mathématiques préparatoires
du 1er degré
salle du rez-de-chaussée
Mlle Rivalin est professeur au lycée de Jeunes Filles
cours le jeudi de 18 H 30 à 19 H 30
samedi de 17 H à 18 H
- Mathématiques générales
en vue d'application
salle du rez-de-chaussée
M. Chigot est professeur à Alain-Fournier
cours les mardi et vendredi de 18 H 30 à 19 H 30
exercices pratiques le samedi de 14 H à 15 H
- Physique Générale dans
ses rapports avec l'Industrie
M. Bouges, professeur au lycée Alain Fournier
cours le samedi de 15 H à 17 H
- Raymond Boisdé, à l'origine
de ce Centre Associé, développera le thème
de "l'école de la seconde chance", et de l'intérêt
pour des centaines d'hommes qui se trouvaient "bloqués"
dans la vie par manque de connaissances, ce sera le second tremplin
qui leur permettra un autre départ, une promotion professionnelle.
Pour le député-maire, il s'agit d'une véritable
"création", et au cours d'un dialogue avec quelques-uns
des élèves présents à ce premier
cours d'inauguration, il va montrer ses connaissances lui, "le
prof d'organisation du travail" :
"... On peut affirmer que dans
les prochaines années, un monde étonnant va s'ouvrir
et cela est le résultat de la patiente recherche et des
connaissances accumulées".
-
- Il terminera par ces mots d'un certain
optimisme :
-
"Les créations du génie
inventif donneront à l'homme sa libération. Il
aura plus de temps, plus de loisirs pour son esprit et son corps
et tout cela lui permettra de jouir d'une vie véritablement
humaine".
-
- Avec cette implantation du Centre, c'était
la première victoire de Boisdé dans le domaine
de l'enseignement pour sa ville de Bourges.
- La seconde étape
ne sera pas immédiate, il s'agissait d'implanter un Institut
Universitaire de Technologie (I.U.T.) à Bourges et ensuite
une Ecole d'Ingénieurs. Boisdé
mettra dans ce combat toute sa puissance et sa fougue, mais s'il
réussira avec l'IUT, ce sera l'échec pour l'Ecole
d'Ingénieurs.
-
- Pour Boisdé, Bourges, en 1964,
paraît, sur le plan de la répartition des Facultés,
particulièrement défavorisée, il dit même
"déshéritée et tenue à l'écart
des équipements universitaires nouveaux". Tout cela
provient de la rivalité entre Tours et Orléans,
et de la constitution d'une région du Centre groupant
des départements sans lien ni homogénéité.
Il poursuivra son analyse en essayant de promouvoir une nouvelle
région qu'il appelle "Berry-Nivernais-Bourbonnais"
laquelle, compte tenu du nombre croissant d'étudiants,
serait parfaitement viable.
En juillet 1964, de fortes personnalités de Bourges, comme
Francis Gay, professeur de géographie, Jean Favière,
conservateur du Musée, et Jean-Yves Ribault, directeur
des Archives Départementales du Cher, proposent pour la
ville de Bourges la création d'un "Centre d'Etudes
Supérieures de la Civilisation Européenne",
il s'agissait dans l'esprit de ces éminents spécialistes
de "désengorger les établissements universitaires
parisiens". L'originalité du projet tenait aussi
à son financement qui serait assuré dans un premier
temps par la Ville et le Département. Le Maire va soutenir
le projet, alors que le Recteur Antoine, comme le rappelle Philippe
Goldman, est beaucoup plus réservé.
En fait, cet Institut ne verra jamais le jour, pas plus
que le projet d'un établissement de "technicien traducteur
commercial", étudié par M. Eyrignoux.
- Pourtant, la municipalité avait
fait l'acquisition de l'ancien Couvent des Augustins, afin d'avoir
des locaux disponibles à l'enseignement si des portes
s'entrouvraient.
- Le 1er juillet 1966, Raymond Boisdé
est de retour à Bourges, il vient de Paris, et il est
fâché. Il vient de rencontrer Christian Foucher,
ministre de l'Education Nationale, car la presse régionale
faisait état, en reprenant des propos de Monsieur le Recteur,
de la création d'un Institut Universitaire de Technologie
à Orléans. La décision fut prise, ajoute
le député-maire de Bourges car "le doyen de
la Faculté des Sciences d'Orléans, professeur de
chimie, désirait enseigner cette matière dans un
I.U.T., alors que la création avait été
promise à Bourges".
Les relations entre Bourges et Orléans sont des
plus conflictuelles, Boisdé rappelle sur un autre sujet
que "leurs Floralies découlent d'une idée
prise à Bourges".
Boisdé aura un entretien houleux avec le ministre, car
cela fait trois ans que Bourges aurait dû avoir le premier
I.U.T du Centre de la France, "puisqu'il est convenu que
nous avons cette vocation à l'enseignement technique".
Le ministre de l'Education vexé, écrira à
Boisdé : "J'envisage
toujours de créer à Bourges, un Institut Universitaire
de Technologie".
C'est ce qui se fera plusieurs années
plus tard, Bourges ayant une double vocation à la fois
Technique et Artistique.
-
- Boisdé va mettre tout son poids
dans l'obtention d'un enseignement supérieur, et il montera
en haut de la tribune de l'Assemblée Nationale afin de
défendre le dossier de Bourges, dans la discussion sur
la loi cadre relative à la recherche technique. Il réclame
des classes préparatoires, une école d'Ingénieurs
et un I.U.T. Il obtiendra finalement cet I.U.T tant attendu,
mais qui ne fera pas la une de la presse locale lorsque le premier
département ouvre ses portes en novembre 1968.
- C'est tout en haut de la page 6 du quotidien
"La Nouvelle République" que l'on trouve quelques
lignes sur une rentrée à Bourges, celle des étudiants
de l'IUT. La faible importance de l'événement,
traité dans ce journal entre l'amicale damiste et l'horaire
des cars, montre que les Berruyers ne sont pas toujours sensibles
aux grands mouvements de l'Histoire.
- Ils sont une cinquantaine d'élèves,
entourant le directeur de ce nouvel établissement, Monsieur
Chamard, avec, à leurs côtés, 7 professeurs.
Dans cette première promotion, il y a 15 Berruyers, et
3 élèves de Côte-d'Ivoire et de Dakar. Ces
derniers seront pensionnaires au lycée agricole, situé
tout proche de l'avenue De Lattre de Tassigny, ou fut construit
ce premier IUT qui avait alors une seule section de génie
mécanique.
Monsieur Chamard, malade, sera peu présent
à Bourges, et l'année suivante, il décédera.
Son remplaçant, Gérard Lassau, deviendra le nouveau
directeur, et marquera de son empreinte les premières
années de cet Etablissement d'enseignement supérieur.
C'est cette même année que viendront enseigner,
en 1969, Jean-Pierre Saulnier et moi-même, jeune ingénieur
à Nord-Aviation.
Dans un article paru en 1972, alors que l'I.U.T. a "fait
son trou" dans le paysage berrichon, M. Lassau, qui possède
déjà deux départements, celui de "Génie
mécanique" et celui de "Gestion des entreprises",
travaille sur la mise en place d'un troisième, intitulé
: "Génie civil". Il argumente que dans la Région
Centre, les secteurs "bâtiments" et "travaux
publics" emploient 20% des salariés, ce qui est considérable.
Quant à une éventuelle école
d'Ingénieurs, Gérard Lassau se bat pour obtenir
une filière aéronautique de "transport et
propulsion", dépendant de l'Université d'Orléans,
et pour laquelle une liaison serait faite avec la S.N.I.A.S.,
dès la rentrée de 1973. Il faut, pour les responsables
locaux, "chercher des solutions de développement
universitaire de Bourges qui ne soient pas une concurrence pour
l'Université d'Orléans, mais une complémentarité".
Si le domaine technique est une priorité,
les tenants de l'Université traditionnelle cherchent à
mettre en place d'autres filières. C'est ainsi que le
30 octobre 1961, le conseil municipal décide la création
de l'Ecole de Droit de la Ville de Bourges. Cette Ecole fonctionne
sous la direction de Me Jean Piot, avocat à la Cour d'Appel.
Depuis son ouverture, elle a chaque année entre 80 et
100 étudiants et ne demande qu'à se développer.
Ainsi, de toute part, le problème
de l'enseignement et de l'Université de Bourges reste
au premier plan des préoccupations de chacun. Boisdé,
plus que tout autre, est persuadé que sa Ville ne se développera
que dans la mesure où elle aura une Université.
Bulletin d'Information du
Cher N°91 de nov 1972
Bulletin d'Information du Cher N°164 de juin 1981
A la recherche de l'Université perdue par Philippe Goldman
1991-(PER 549)
Berry Républicain du 2 février 1960
Nouvelle République d'octobre 1968
Bulletin municipal officiel de Bourges 1964 BY P11
AUJOURD'HUI :
les Lycées
de Bourges
Lycée Alain Fournier
50, rue St Mallarmé
18000 BOURGES
Lycée Marguerite de Navarre
50, rue de Vauvert
18000 BOURGES
Lycée Jacques Coeur
108, rue Jean Baffier
18000 BOURGES
Lycée Porfessionnel Jean
de Berry
85, avenue de Nevers
18000 BOURGES
Lycée Professionnel Mermoz
Allèe des Collèges
18000 BOURGES
Lycèe Professionnel Vauvert
Rue Marguerite Audoux
18000 BOURGES
Lycée Agricole
Rue Théophile Gautier
18000 BOURGES
Lycée Privé Ste
Marie Ste Dominique
38, rue Jean Baffier
18000 BOURGES
Lycée Privé de
la Salle
52, avenue de la Libération
18000 BOURGES
Lycée de la Chancellerie
1 et 3, rue Gay Lussac
18000 BOURGES
L'Université
Institut Universitaire de Technologie
63, avenue de Lattre de Tassigny
18000 BOURGES
IUFM (ex Ecole Normale Mixte
du Cher)
Rue Amagat ( ex Rue Carolus)
18000 BOURGES
Ecole Nationale des Beaux-Arts
et Arts Appliqués à l'Industrie
7-9, rue Edouard Branly
18000 BOURGES
Fac de Sciences (Universite D'Orléans)
Rue Gaston Berger - BP 4043
18000 BOURGES
Ecole d'Infirmières
Hopital - rue Taillegrin
18000 BOURGES
Ecole de Droit - IMEP
5, rue Joyeuse
18000 BOURGES
Les étudiants
à Bourges
IUT = Pour les 5 département
de l'IUT, il y a 930 étudiants, ce qui représente
200 étudiants de plus qu'en 2001.
ENSIB = Ecole d'ingénieurs
qui prépare le diplôme d'ingénieur avec Master
et doctorat, il y a 430 étudiants une hausse de 200 par
rapport à 2001.
Faculté de Sciences =
pour la licence et jusqu'au doctorat, il y a une bonne centaine
d'étudiants, ce qui représente une baisse des effectifs,
ils étaient près de 250 en 2001.
L'Ecole des Beaux Arts = qui
est une des 6 écoles nationales, ils sont 200 étudiants,
ce qui est en hausse d'une soixantaine d'étudiants depuis
2001.
Le CNAM, (Conservatoire National
des Arts et Métiers), avec 220 étudiants en en
baisse de 40 étudiants depuis 2001.
Ecole d'infirmières (IFSI)
qui délivre un diplôme d'Etat, elles sont (et ils
) sont 270 étudiants une hausse de 50 environ depuis 2001.
La Faculté de Droit possède
pour la licence rue Joyeuse, près de 270 étudiants.
IUFM qui est dans l'actualité
de 2009, ils sont 230 étudiants, une baisse importantes
en quelques années de près de 70 étudiants.
Ecole Hubert Curien de la CCI
prépare un Master pour 170 étudiants, une forte
hausse (100 en 2001).
ESTACOM avec 90 étudiants
une petite hausse.
Il reste le CREPS avec quelques
dizaines d'étudiants et surtout les lycées de Bourges
avec des BTS et autres études supérieurs après
le BAC, sans doute un millier d'étudiants.