L'Yèvrette est une rivière
artificielle qui est une dérivation de l'Yèvre.
Son nom apparaît dans de nombreux ouvrages anciens, et
certains datent cet ouvrage de l'époque de Charlemagne.
Elle avait été creusée
pour deux raisons essentielles :
- C'est sans doute pour drainer les eaux
de l'Yèvre, assez souvent capricieuses et qui inondaient
régulièrement une partie de la ville de Bourges,
côté Est. Avec un vrai cour pour cette rivière,
cela permettait de réguler l'Yèvre et diminuer
le niveau des crues.
- Cette rivière était aussi
nécessaire pour alimenter les moulins de Bourges et participer
à la prospérité de l'économie locale.
Il faut savoir qu'elle entrait à
Bourges vers la rue Charlet qu'elle longeait, puis franchissait
le rempart de Philippe Auguste à la Tour Margot, vers
le boulevard Chanzy côté place Anatole France.
Dans la ville l'Yèvrette passe vers
l'Abbaye Saint Laurent, place Saint Bonnet actuelle, puis rue
Mirebeau et s'en va vers l'Hôtel Dieu. Cet édifice
a d'ailleurs été construit à cet emplacement
parce qu'il y avait une rivière.
Les religieuses de l'abbaye Saint Laurent
seront appelées à une période de l'histoire
: "les Dames de l'Yèvrette".
La rivière longeait aussi la rue
Parerie, à côté de l'église Notre
Dame, et c'était une rue importante avec des artisans
dont le père de Jacques Coeur.
Jacques Coeur en effet, est né au
bord de l'Yèvrette en 1400, son père était
pelletier.
L'Yèvrette sort vers la place Rabelais
et l'abbaye Saint Sulpice, pour se jeter dans l'Auron.
Cette rivière qui traversait Bourges
devenait avec le temps de plus en plus difficile à gérer,
elle devenait un égout en dans les années 1950,
la décision fut prise d'une part de la buser sur la totalité
de la traversée de Bourges, et d'autre part de modifier
son parcourt, et la faisant passer sous la nouvelle cité
Avaricum à la place de la rue Mirebeau, et de la faire
sortir dans l'Auron, mais dans la zone du Prado, aujourd'hui
en face du magasin Leclerc.
L'Yèvrette est toujours dans
l'actualité :
- son débit après la rupture
partielle d'une digue à la Folie Bâton est de plus
en plus réduit, ce qui occasionne des problèmes
avec les riverains de la rue Charlet.
- elles est la conséquence, après
son busage, d'une modification du sous-sol du couvent des Augustin
qui "bascule" un peu comme..... la tour de Pise.
à suivre