En réalité, ce quartier qui
est au-delà du pont d'Auron commence à se développer
avec ... un cimetière, celui du Lautier qui date de 1908.(à
vérifier)
C'est le troisième cimetière
de la ville de Bourges après les Capucins et Saint Lazarre.
La grande année, c'est 1928 avec
deux éléments, l'arrivée grâce à
Marcel Haegelen des Ets Hanriot et Henri Laudier maire de Bourges
qui contribuent à la création d'une école
de pilotage, qui devient très vite une usine de fabrication
aéronautique.
L'aéroport est inauguré le
1 er juillet 1928.
A la même période, le 7 octobre
1928, c'est l'ouverture au culte de l'Eglise Saint Henri, à
l'angle de la route de La Chapelle et de la route d'Issoudun.
(Henri est le prénom du fils de la donatrice du terrain).
A partir du début des années
1930, la municipalité met en oeuvre une cité jardin,
sur les conseils de Henri Sellier, à partir de la création
en 1922 des HBM, Habitation Bon Marché.
En 1934, c'est l'inauguration de l'aérogare
de Bourges (un 15 juillet).
L'usine Hanriot devient la SNCAC, Société
de Construction Aéronautique du Centre se développe
et produit de nombreux avions de série et encore plus
de prototypes.
Puis arrive la Guerre, le 5 juin 1940,
c'est un bombardement allemand du quartier qui fera 50 morts
et 350 blessés, des bombes détruisent une partie
du quartier.
Bourges est occupée et se retrouve
en zone occupée, la ligne de démarcation passant
vers le Subdray.
La guerre passe et le quartier est fermé,
l'usine est allemande avec des productions d'avions Siebel, mais
produits par des employés berrichons.
Les maisons de la cité jardin sont
réquisitionnées par les allemands, ils construisent
une piste en béton, et les bombardiers vont sur l'Angleterre
pour lancer leurs bombes.
En avril 1944, les anglo-saxons bombardent
l'usine SNCAC, faisant de très gros dégâts.
Bourges et le quartier sont libérés
le 6 septembre 1944.
Dans l'après guerre, avec des hauts
et des bas, l'usine d'avions se partage avec des productions
de missiles, il y aura sur les 3 centres, plus de 3000 employés.
Le quartier se développe lui aussi
avec les constructions des maisons des Castors, puis l'urbanisation
du Chemin de Villeneuve.
L'école primaire est construite
dans les années 1950, car il y avait de l'espace au milieu
de la cité jardin.
En 1952 s'ouvre l'école primaire
et l'école maternelle sur le même site rue Mesmin.
En 1955, il y a 12 classes de garçons
et 11 de filles, et les classes pouvaient avoir jusqu'à
40 enfants. Deux personnages viennent à l'esprit : M Aubrun
et Mme Bornet comme directeur et directrice.
En
1962, l'école est trop petite et c'est la construction
de l'école maternelle rue Louis Breguet, toujours dans
ce quartier.
Notons enfin la construction du 1 er étage
de l'école primaire.
Cette école prendra le 6 mai 2011
le nom de Maryse Bastié à la demande des parents
d'élèves.
photo de l'inauguration.
Une réhabilitation complète
de la cité jardin sera faite dans le cadre du PRU, Plan
de Renouvellement Urbain de la municipalité de Serge Lepeltier
dans les années 2000.