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- La campagne électorale
de mars 2000
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- C'est juste avant les vacances de l'été
2000 que commence timidement la campagne électorale. Chacun
informe les électeurs de la suite des opérations.
Serge Lepeltier distribue un journal de 4 pages avec pour thème
"Bourges avance", en reprenant l'ensemble des réalisations
effectuées en 5 ans. Au plan du concret, et en comparaison
avec le première mandat de Boisdé ou de Rimbault,
c'est le record en matière de réalisation.
- Dans une courte interview, le maire de
Bourges évoque :
" Nous avons dû combler un retard important en matière
de voirie, avec de très nombreuses rues dont les trottoirs
n'avaient pas été refaits depuis plus de 30 ans."
- Et puis vient la question de l'image du
maire Serge Lepeltier. Beaucoup comparent ce comportement avec
celui de feu Jacques Rimbault, et le maire de répondre
:
"J'ai tendance à penser que mon travail est
mon meilleur discours. Mais c'est vrai j'apparais réservé.
Pourtant j'aime les gens, le contact avec les Berruyers. Je crois
que cette image un peu froide s'efface peu à peu et que
beaucoup de Berruyers ont eu l'occasion de découvrir ce
que je suis vraiment
. Un homme qui aime rire, passer des
moments chaleureux en famille
. "
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- L'opposition municipale, avec Jean
Claude Sandrier n'est pas en reste et la liste s'affine,
emmenée par les dirigeants locaux du Parti Communiste,
les premiers tracts "veulent redonner Bourges aux Berruyers".
Dans cette gauche plurielle, quelques tensions apparaissent du
côté des "Verts" de Joël Crotté,
alors que les socialistes emmenés par Yann Galut, Irène
Félix et Jean Pierre Saulnier en ont pris leur
.
parti, les socialistes seront une fois encore sous la coupe des
communistes.
- Quelques semaines avant Noël, les
groupes de travail des deux listes principales se mettent à
cogiter le Bourges de demain, c'est Serge Lepeltier qui s'affiche
sur les murs avec quelques membres de la future liste, puis seul,
avec le nom de la liste "Bourges plus loin". La gauche
travaille davantage le contact local qui lui a toujours réussi
et distribue des tracts dans les boîtes aux lettres.
Dans le foisonnement des idées, il ressort trois priorités,
l'économique, la sécurité et l'environnement.
La liste de gauche a une rôle plus facile, de critique
de ce qui a été fait, jouant, sur " l'autoritarisme
du maire et sa solitude ", insistant sur les hausses d'impôts
et les travaux " pharaoniques " réalisés
et non indispensables.
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- Au début de 2001 les 49 candidats
de chacune des deux listes sont dévoilés, sans
réelle surprise. A droite quelques têtes nouvelles,
et beaucoup de femmes, la loi impose qu'il y ait autant de femmes
que d'hommes. Chacun note la présence d'Andrée
Depond en seconde position, celle de premier adjoint, alors que
les " politiques " sont là, comme Alain Tanton
et Philippe Gitton. A gauche quelques retours et
. Beaucoup
de femmes comme Irène Félix en bonne place. Les
députés et conseillers généraux sont
en tête de liste, mais le second de la liste est Yann Galut
devançant Jean Pierre Saulnier et Jacqueline Jacquet.
Les Verts emmenés par Joël Crottés sont quatre.
- Les cantonales dans trois cantons de Bourges
se dérouleront le même jour que les municipales,
et la droite réussit un joli coup en étant uni
aussi bien dans les municipales que pour élire les candidats
au Conseil général. C'est ainsi que Roland Chamiot
entre en lisse, il est bien le seul candidat possible pour battre
la gauche dans Bourges 3, alors que Frank Thomas Richard abandonne
sa place comme maire adjoint pour reprendre son siège
" bêtement perdu " au Conseil général.
Enfin pour Bourges 5, c'est le docteur Verdier qui se relance
dans l'aventure et dans un canton " affecté à
gauche ".
A gauche, ce n'est pas l'union, et chaque parti a son candidat,
Guérineau, Berthot, Manigot
. Et beaucoup d'autres.
- A l'automne 2000, un article du Figaro
Magazine dresse la situation de Bourges, et si l'article est
très favorable au maire Serge Lepeltier, l'analyse du
journaliste Bruno Bécart directeur de la Nouvelle République
laisse pantois, il évoque simplement un score de 50 /
50 entre Lepeltier et Sandrier, ce qui n'est pas bon pour le
moral de la droite locale alors que la gauche sent la victoire
à portée de voix !
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- Derniers dossiers du siècle et
du millénaire
- Bourges en cette fin de siècle
embellit, c'est le point fort de la municipalité sortante.
Les travaux de la Gare se terminent et sont inaugurés
le 19 février 2001, des ronds points, des fontaines et
le retour du Luchrone, la qualité est à nouveau
présente.
Le musée de l'Homme est terminé, mais trop d'inaugurations
à la veille des élections n'est pas toujours bien
perçue, alors, L'équipe de Serge Lepeltier attendra
le mois de Mai.
- Chacun attend les élections
.
ou le Printemps de Bourges. Depuis 3 ans, l'équipe de
Daniel Colling a redonné " un coup de jeune "
à son Printemps avec des musiques connues et appréciées
par les seuls moins de 18 ans, voire plus jeunes.
La Maison de La Culture poursuit sa saison, avec une année
consacrée en partie à la danse contemporaine.
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- Fin de campagne et élections
des 11 et 18 mars 2001
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- La campagne est classique avec les distributions
de tracts sur les marchés, la présence dans la
ville des futurs élus, des futurs battus et des militants,
sans oublier la sortie des super marchés ou des usines.
Pour la première fois, des sondages locaux sont publiés.
La Nouvelle République publie le premier sondage qui donne
Serge Lepeltier très largement vainqueur, alors qu'une
semaine après , le Berry Républicain publie les
résultats du sondage CSA : c'est l'inverse du premier,
la gauche l'emporte.
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- Les thèmes portent sur l'économique,
la sécurité et l'environnement pour la droite,
sur la future baisse des impôts et la concertation pour
la gauche. C'est à partir des premiers jours de janvier
2001 que les équipes des deux côtés se mettent
en ordre de marche serré. Jean Claude Sandrier annonce
que la hausse des impôts des ordures ménagères
est inacceptable : "Il est anormal et injuste que la municipalité
ait procédé à une augmentation de 102% en
1999. Celle-ci a plus particulièrement touché les
4000 foyers berruyers non-imposables et qui n'ont pas bénéficiés
de la petite baisse d'impôts offerte en contrepartie".
Les journaux locaux affirment qu'après les 102% d'augmentation,
il faut s'attendre, si la droite repasse, à une nouvelle
augmentation de 15%, alors qu'inversement, lorsqu'elle sera élue,
la gauche les diminuera. Serge Lepeltier réplique rageusement,
en rappelant à propos des ordures ménagères
que l'usine de traitement "des Quatre Vents" a été
faite par la gauche et réceptionnée quelques jours
avant les élections de juin 1995, " alors qu'il y
avait des mauvaises odeurs autour de l'usine" et "il
a fallut installer un système de désodorisation
qui a coûté 11 millions de francs au contribuable
berruyer".
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- Le maire de Bourges est furieux des accusations
de son adversaire, utilisant des termes rares dans sa bouche,
: " M. Sandrier cherche à tromper les électeurs,
il fait tout pour fuir ses responsabilités".
Au cours d'une conférence de presse, il annonce de manière
solennelle qu'il n'y aura pas de hausse des ordures ménagères
en 2001.
- La campagne est rude mais correcte. La
gauche se focalise sur l'action déterminante de ses députés
et du gouvernement. Jospin ayant fait une apparition le 5 mars,
alors qu'une multitude de ministres viennent encourager Jean
Claude Sandrier. A droite, Serge Lepeltier veut conserver à
la campagne un caractère local, les thèmes sont
très concrets et " il a refusé l'appui de
Bernadette Chirac".
Le Front National ne faisant aucune liste, la droite républicaine,
pour certains observateurs "doit passer au premier tour
"
et Serge Lepeltier obtient l'appui d'Ecologie Bleue de Patrick
Hernu. La gauche plurielle compte sur la possible "vague
rose", les chiffres du gouvernement Jospin étant
très positifs, en particulier le recul du chômage.
Ce chômage à Bourges est en forte diminution, quelle
est la part du local de l'équipe de Serge Lepeltier et
celle du national du gouvernement Jospin
voir de la conjoncture
mondiale ?
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- Le soir du 11 mars 2001, la tension est
extrême, les chiffres tombent bureau par bureau, certains
ont basculés, d'autres non. La liste de gauche est en
avance, comme pour le dernier sondage, mais d'autres résultats
arrivent et à 20 H 45, la droite républicaine
conserve la mairie de Bourges, avec 52% des suffrages, contre
48% à la gauche.
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- C'est le soulagement à droite,
" on va enfin pouvoir poursuivre ce que nous avons commencé
", alors que la gauche est sonnée. Encore 6 ans à
attendre, c'est beaucoup, Jean Claude Sandrier sait qu'il ne
sera sans doute plus jamais maire de Bourges, la prochaine bataille
sera entre une droite et les socialistes. Une ère est
passée.
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- Le résultat des cantonales est
sans surprise, au second tour, Roland Chamiot entre au Conseil
général, mais Frank Thomas Richard est battu tout
alors que Michel Verdier l'emporte face à Jacqueline Jacquet
qui est battue de cent cinquante voix.
Au Conseil général, Serge Vinçon conserve
la présidence.
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- Le XXI siècle commence à
Bourges, avec Serge Lepeltier comme maire, son action fera
l'objet d'autres ouvrages.
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