L'enclos
des Jacobins fait parti des " ratés " dont chacun,
vingt cinq ans après se lamente encore. L'architecte Serge
Lana reprend une idée datant de 1898
.. qui consiste
simplement à relier la rue d'Auron et la rue Moyenne en
faisant disparaître les maisons sans caractère qui
avaient remplacé en cet endroit le Cloître des Jacobins
vers 1650.
La description de Serge Lana sur les qualités
de l'Enclos pourrait être convaincante :
"Traverser d'une
manière naturelle, aisée, un îlot fermé,
entouré de vieux bâtiments mitoyens, en annulant
une dénivellation d'environ dix mètres
.."
Et l'architecte
de poursuivre :
" Créer une architecture contemporaine intégrée
dans ses volumes, son espace, son expression, etc. à l'histoire
du site et au caractère du bâtiment ancien avec
82 logements, 2600 mètres carrés de bureaux et
commerces, 108 places de parking en sous sol.. ; etc".
L'architecte du XX e siècle ne reprend qu'une partie du
projet des " anciens du siècle précédent
", en créant un véritable labyrinthe entre
des magasins, avec courants d'airs et escalators
. De quoi
décourager le chaland et le commerçant.
Et pourtant, ce lieu est souvent ressenti comme " un coupe
gorge " sans trop de motifs, les commerces "peinent"
alors que certains se donnent à fond comme le "Pub
des Jacobin", lieu fétiche du jazz à Bourges.
L'Enclos des Jacobins ne vit pas bien, c'est le type même
d'un urbanisme mal réfléchi.
L'enclos
des Jacobins
Parmi les rares éléments positifs, il faut souligner
les fouilles archéologiques effectuées et montrant
la présence d'un édifice gallo romain immense,
un podium et sans doute un temple monumental, qui apparaissait
comme l'entrée de la ville gallo romaine, une des plus
belles du pays.
Depuis 1998, plusieurs études sont
entreprises afin de relooker ce lieu que les commerçants
abandonnent de plus en plus.
La Ville ne peut pas procéder à
des travaux puisque les passages appartiennent à la copropriété.
Après une année de travail intensif de M. J.J.
Garnier, l'assemblée générale des propriétaires
accepta de remettre à la ville les espaces passagers,
ce qui se fera fin 2003.
Ensuite, les aspects juridiques ne seront
pas terminés, et ce n'est qu'en décembre 2004 que
le Conseil Municipal de Bourges "prend possession"
de ces espaces.
Les premiers travaux sur plusieurs années
seront réalisés par la Ville et commenceront en
2005.
a suivre