ANCIENS BAINS DOUCHE MUNICIPAUX
Cet immeuble existe encore à l'heure
actuelle, mais il n'est plus utilisé pour les bains-douches.
Il date de 1928, il a été
construit par la municipalité de Henri Laudier. Il est
situé en bordure de la rivière Yévrette,
aujourd'hui busée, et sur set emplacement, depuis l'époque
médiévale, se trouvait un moulin, celui de la Chaîne.
A cette époque, le maire Laudier,
socialiste, était préoccupé par l'hygiène,
il fera édifier les Prés Fichaux (marécages)
et fera construire ces bains-douches.
Ce bâtiment est au N° 6 du boulevard
Clémenceau en face de l'Eglise Saint Bonnet, et il fait
l'angle avec la célèbre rue de la poissonnerie.
Il est construit dans l'art de l'époque
cher à Laudier, : l'art déco, "il est
orné de cabochons de céramique émaillée,
un décors de provenance bourguignonne, assez peu représenté
à Bourges".
ETABLISSEMENTS AUBRUN
C'est l'architecte Sylvère Laville
qui va concevoir ce grand magasin, en 1929, à l'angle
de la rue Moyenne et de la rue actuelle Alexandre Dumas.
Ce magasin Aubrun a le nom d'une des grandes
familles de Bourges, dans le commerce de père en fils
depuis plusieurs générations.
C'est à Bourges, le dernier des
grands magasins de style "parisien", comme ceux du
Printemps.
L'ensemble a un côté Art déco,
alors que la rotonde d'angle, est surmontée d'une magnifique
coupole.
les travaux commencent en 1927, mais l'incendie
du magasin d'en face, les Nouvelles galeries en septembre 1928,
vont ralentir le chantier, celui-ci ne sera terminé qu'en
1929.
LES NOUVELLES GALERIES
C'est un des magasins les plus célèbres
de Bourges.
Les Nouvelles Galeries seront construites
rue Moyenne au tout début du XX ième sicèle.
ouvriront le 2 mai 1904, on les remarquera
par l'importance de la publicité qui apparaît dans
les journaux locaux : souvent une demi-page, parfois une page
entière.
Et puis en septembre 1928, c'est un des
grands incendies de Bourges, celui des Nouvelles galeries.
Dans l'entre-deux guerres, peu
d'incendies sont à signaler. Mais un des incendies les
plus importants de Bourges, et dont les Berruyers se souviennent
encore, c'est celui des Nouvelles Galeries, en 1928. C'est le
premier dont tous les faits et détails nous sont parfaitement
connus.
Ce soir là, le vendredi 14 septembre 1928 à 20
heures et 20 minutes un terrible incendie va éclater.
Tout commence dans une rue Moyenne à l'heure où
celle ci commence à s'endormir, des passants aperçoivent
"un mince filet de fumée s'échapper du second
étage des Nouvelles Galeries le feu s'était déclaré".
Ces magasins, en plein centre ville sont les plus modernes de
la cité. Aussitôt l'alerte est donnée. En
contournant le magasin, le feu apparaît avec beaucoup plus
d'ampleur, il semble avoir pris au-dessus de l'atelier d'emballage.
Les veilleurs de nuits n'étaient toujours pas intervenus,
lorsque Monsieur Chollet, le gérant des Nouvelles Galeries
arriva en automobile avec son fils et pénétra dans
son magasin. Le feu embrasait déjà le second étage
tout entier, où se trouvaient l'ameublement et les bureaux.
Un agent cycliste, Jarry, arriva lui aussi, il chercha les veilleurs
de nuit, l'un s'était enfui, l'autre gisait dans le magasin,
Jarry le sauvera.
Bientôt, une voix s'éleva du second étage,
c'était M. Chollet, il était prisonnier des flammes.
Il réclamait une corde ou une échelle pour se sauver.
Comme l'écrit la Dépêche du Berry en relatant
ces événements :
"... A ce moment là, des pompiers étaient
arrivés. Aidés des habitants et des ouvriers du
chantier Aubrun, sous les ordres de M. Henri Laudier, maire de
Bourges, on plaça une échelle sur la verrière
d'angle. Des hommes montèrent, qui mirent des planches
sur la verrière, puis se faisant comme l'on dit vulgairement
la courte échelle, parvinrent à atteindre le gérant
qui, s'accrochant aux corniches, essayait d'échapper au
feu. M. Chollet était sauvé".
En quelques minutes, le brasier
va s'amplifier. Les pompiers mettront beaucoup de temps à
installer leur matériel, les bouches d'incendie étaient
mal réparties, la pression de l'eau très faible,
et l'affolement était indescriptible. Ce n'était
pas un incendie ordinaire, mais "un véritable fléau".
A 21 heures, l'ensemble de l'immeuble était en flamme,
et la panique prenait tout le quartier Coursarlon.
Les grandes glaces du premier étage ont déjà
éclatées en mille éclats, et soudain c'est
la toiture qui s'effondre. "Le dôme avec sa forme
de campanile s'effondre ; on ne peut plus approcher du brasier
à moins de 20 mètres. A cet instant, les fils électriques
du tramway se brisent et ce sont des court-circuits tout au long
de la rue Moyenne. Les flammèches et autres escarbilles
sont projetées dans tout le quartier. C'est au tour du
Palais Jacques Coeur de recevoir des fumées et débris,
les mesures de protection sont immédiatement prises pour
le sauver. Vers 22 H 30, grâce à une seconde lance,
le danger est écarté de ce côté là.
Mais un second incendie en face se propage alors que les charpentes
métalliques sont tordues et fondues.
"Les étincelles jaillies tout à l'heure des
fils électriques ont communiqué le feu aux immeubles
d'en face. On a vu s'enflammer les stores des magasins Dressoir.
Que va-t-il advenir du quartier tout entier, 20 foyers sont abrités
dans cet immeuble."
Le vent actionne lui aussi l'incendie,
vers 23 heures, les autorités paniquent, elles craignent
que l'incendie ne s'étende à toute la rue Moyenne.
Mais l'effort des pompiers venus de tout le département,
placés sous le commandement unique du Capitaine Hémery
commence à porter ses fruits, et vers 2 heures du matin,
l'incendie était enfin maîtrisé.
Cet incendie fut sans aucun doute le plus important à
Bourges dans cette période de l'entre-deux guerres. Autant
par le côté spectaculaire, il y aura une foule immense
que le commissaire de police M. Dagonet aura du mal à
canaliser, ces curieux, berruyers d'abord viendront ensuite des
environs, car les flammes se voyaient à plusieurs kilomètres
à la ronde.
La presse relate aussi la participation à l'organisations
des secours du Maire Henri Laudier qui venait de rentrer chez
lui au début de l'incendie, et fut un des premiers sur
les lieux "où il se dépensa sans compter".
Dans les jours qui suivirent,
la foule vint rue Moyenne, comme pour un pèlerinage, "les
curieux contemplent de loin le lieu de dévastation tandis
que de hardis travailleurs jettent bas les pans de murs qui menaçaient
ruine". tel fut le titre d'un journal local. Comme toujours
après une catastrophe, on s'interroge sur les causes du
sinistre, puis sur la mauvaise organisation des secours, même
si la presse reconnaît le courages des pompiers, ceux de
Bourges, de la Pyrotechnie, du 95° d'Infanterie ou encore
de Vierzon-Ville.
Dans cette période contemporaine, signalons simplement
en 1932, sur la place Séraucourt, le 22 juillet, sinistre
anniversaire, le feu du chapiteau "Le Carrousel-Salon",
qui était présent pour les foires Jacques Coeur.
Après guerre, le 10 mai 1960, c'est un dépôt
de matériel qui est détruit, route de la Charité,
en particulier en raison de la valeur des matériels qui
étaient entreposés.
Au mois de janvier 1965, un incendie
assez limité va toucher deux travées du fond de
la nef.
Plus proche de nous, un soir
de janvier 1986, la cathédrale de Bourges reçut
la visite "en urgence des pompiers". Le feu commençait
à prendre à l'intérieur, tout près
du portail central. En quelques instants, les lances vinrent
à bout de ce début de sinistre et il n'y eu que
quelques dégâts, dont tout de même l'horloge
astronomique.
L'enquête démontra que des gosses du quartier avaient
trouvé un nouveau jeu : faire exploser des "pétards"
à l'intérieur de l'édifice, le bruit étant
très fort.... c'était amusant. Mais lorsqu'un pétard
lancé un peu loin s'en alla dans la réserve des
cierges, ce fut l'embrassement. L'alerte fut donnée, de
la fumée commençant à s'échapper,
mais grâce à l'intervention du bedeau puis des pompiers
la cathédrale fut sauvée.
Après cet incendie, les Nouvelles
galeries vont se reconstruire.
Sans doute aui tout début des années
1930 que les Nouvelles galeries vont être reconstruites.
Dans un style assez différents.
Mais en face, au N° 17, l'immeuble
avait aussi été détruit par l'incendie d'en
face.
Dans la presse de 1950, il est écrit
"que l'angle formé par la rue Moyenne et la rue Corsarlon
resta à l'abandon et des pallissades durent être
dressées pour éviter tout accident".
Il semble aussi que les Allemands, au début
de la Guerre, en 1940, photographiaient ces ruines en pensant
qu'elle étaient dûe à des bombardements.
En 1950, le terrain est acheté par
un nouveau propriétaire et il confie la reconstruction
decet immeuble à un architecte, monsieur Rey.
Il y aura dans le projet, 4 étages
avec le rez de chaussée pour 3 magasins, des bureaux au
premier étage et les autres étages pour de l'habitat.
Il s'agit d'un projet.
ANCIEN MAGASIN VOG
Un magasin que l'on remarque aujourd'hui,
c'est un magasin de vêtements en rez de chaussée,
alors qu'à l'étage, un restaurant chinois a pris
possession des lieux.
Il a été construit en 1930,
il est fait de béton, de verre, de métal et de
marbre, il est situé à l'angle de la rue du Commerce
et de la rue Jacques Coeur, en face de la place Cujas.
C'est sans aucun doute le plus bel exemple
de l'art déco dans un bâtiment du centre-ville.
La façade est recouverte de grandes
plaques de marbre, alors que "les angles coupés sont
traités en verrière".
Dans les verrières et les structures
métalliques, se trouvent comme éléments
décoratifs, les lettes V O G.
SOCIETE GENERALE
Un grand bâtiment qui date du début
du XX ième siècle, il est situé à
l'angle de la rue du commerce et de la rue Pelvoysin. En face,
le bâtiment des Dames de France.
Il a été construit juste
après l'élargissement de la rue Pelvoysin, ex rue
des Toiles, en 1908.
DAMES DE FRANCE
Un des grands immeubles et magasins de
Bourges, il est situé place Planchat, à l'angle
de la rue du Commerce et de la rue Pelvoysin.
Il date de 1905, construit avec les nouvelles
techniques de construction, basées sur des structures
métalliques porteuses et de grandes surfaces de verre.
A noter la présence d'une marquise
en fonte. C'est un peu le modèle parisien qui arrive en
province.
L'architecture est Renaissance sur certains
côtés, avec quelques magnifiques bas reliefs verticaux.
Ce magasin va subsister jusque dans les
années 1970, avant d'être destiné à
d'autres activités qui n'auront pas beaucoup de chance.
C'est là que la radio Recto Verso s'installe en 1984,
avant de devoir partir pour des raisons financières. Plus
tard, le grand quotidien La Nouvelle République s'installe
à son tour et doit fermer son édition du Cher en
2009.
MAISON DE LA FORESTINE
Grand immeuble daté de 1895, il
est en pierre calcaires, et c'est le confiseur Georges Forest
qui le fait édifier à l'angle de la rue Moyenne
et de la rue Trompette, devenue rue des Beaux Arts.
Cet immeuble appartient à l'Hôpital
général de Bourges (?).
NOUVELLES GALERIES
Le magasin qui fut, avec les Dames de France
et Aubrun, le plus célèbre des grands magasin,
d'autant plus que son histoire est tourmentée.
Il est le premier grand magasin construit
à Bourges, rue Moyenne, à l'angle avec la rue du
Dt Témoin (aujourd'hui), et c'est en 1904 qu'il est édifié.
Il est en béton, métal et
verre.Il a été construit à partir d'une
structure métallique porteuse, avec une rotonde d'angle
et, dans sa première version, une décoration "néo-Renaissance".
En septembre 1928, il est détruit
par un gigantesque incendie.
Il est reconstruit, après beaucoup
d'hésitations, car certains pensaient à faire une
esplanade allant de la cathédrale jusqu'au Palais Jacques
Coeur.
Il est ensuite démoli (?) et reconstruit
en 1952 au même emplacement., mais avec une décoration
davantage portée sur l'art déco.
Les Nouvelles Galeries cesseront leur activité
dans les années 1995, pour faire place à la FNAC
et H&M.
BANQUE DE FRANCE
Cet immeuble date de 1875, il est en pierre,
et il est situé rue Eugène Brisson.
Le terrain est acheté en 1870, et
c'est en 1873 que la construction commence, en face du jardin
de l'Archevêché. La succursale de la Banque de France
s'installe en ce lieu en 1875.
Cet article a été écrit
avec des données des archives municipales de Bourges et
de l'ouvrage des Ed Flohic sur le patrimoine des communes du
Cher.
Immeuble des Etablissements
Leiseing rue Michel de Bourges
Pouvez vous faire suivre ce E Mail a Jacques
Fleury :
L'immeuble Leiseing de la rue Michel de
Bourges date bien de 1930, comme la poste située en face,
et l'architecte en fut Louis Roy.
Il a été construit par les Ets Leiseing qui étaient
a Bourges les constructeurs " de la ville" c'était
bien comme je l'ai dit un immeuble de prestige qui était
en fait en premier lieu pour la famille Leiseing, avec le plus
Grand confort de l'époque dont un ascenseur pour desservir
3 étages .
C'est de l'art déco, qui s'oppose au néo Gothique
de la poste.