La guerre de 1870 fut courte, elle est
déclarée à la suite de la dépêche
d'Ems, le 19 juillet 1870. Un mois et demi plus tard,
Sedan capitule (1 er septembre) et le 4 septembre, le peuple
proclame la République au Palais Bourbon. Un gouvernement
de la Défense nationale est constitué.
Le 18 septembre, les prussiens arrivent devant Paris et en octobre
c'est la reddition de Metz.
Le second Empire de Napoléon 3 est
balayé, et c'est la naissance de l'empire Allemand, Guillaume
1 er étant proclamé empereur de ce pays à
... Versailles le 18 janvier 1971.
La guerre de 1870 à Bourges
Il y avait à Bourges un régiment
important, le 19° Régiment des Mobiles du Cher (V°
région). Un décret du 17 juillet 1870 appela les
recrues sous les armes. Il y eut quelques problèmes d'hébergement.
Le commandant Choulot reprit du service, il était en retraite
et devint Lieutenant colonel.
L'uniforme des Mobiles, c'était
une blouse de toile bleue à parement et collets rouges,
une cravate de toile bleue et un pantalon de toile gris à
bandes rouges.. Les chaussures étaient.... des sabots.
Ils possédaient un fusil à
percussion rayé avec bâillonnâtes... dépourvu
de bretelles.
Le 19 ° Mobile comprenait 3 bataillons
(Bourges, Saint-Amand - Sancerre) de 3 compagnies de 300 hommes.
Celui de Bourges comprenait 1900 hommes.
Le 22 septembre, le bataillon quitta pour
pour aller, comme Jeanne d'Arc, délivrer Orléans.
Il prit pour cela le train ( gare aux Prés
le Roy)
Ce fut l'hiver 1870, très froid
avec beaucoup de neige.
Les prussiens descendaient de Paris, et
les escarmouches puis de vraies batailles se déroulèrent.
Bataille de Beaune la Rolande, , Cotelle et surtout Juranville.
C'est cette dernière bataille qui demeure la plus
célèbre, car le commandant Martin fut tué.
Il faisait froid, l'armée dite de
La Loire recule tout comme le 19° Mobile... et il arrive
ainsi à Fussy. Dans cette retraite rien n'était
prévu pour les soldats.?
Le 19° repart alors en direction de
La Charité afin de rejoindre l'armée dite de l'Est.
Elle était commandée par Bourbaki.
Le régiment qui était cantonné
à Fussy , puis à Asnières les Bourges fut
inspecté le 17 décembre 1870 par Gambetta
en personne.
La guerre à l'Est fait rage et dans
le froid, c'est l'hécatombe, sur 5000 hommes, le colonel
de Choulot estime que son régiment n'en a plus que 400.
L'armistice puis la signature de la paix
à Versailles le 26 février 1871 termine cette guerre
de 1970.
La vie à Bourges
C'est dans l'été 1870 que
les premiers blessés de la campagne de l'Est arrivent
à Bourges, ils furent installés au Grand Séminaire
et à l'Archevêché. A ce moment la ville qui
était déjà une cité militaire reçut
de nombreux régiments de toute sorte. On retiendra que
les soldats, mal encadrés, désoeuvrés s'enivrèrent
et se livrèrent à de nombreux actes de vandalisme.
(Les arbres de la place Séraucourt furent brûlés,
il y en eut près de 150 !) ainsi que les 60 arbres de
la butte d'Archelet. Rixes, tapage nocturne, et ce furent des
arrestations avec des locaux pénitentiaires trop petits.
Quelle période !
Des troupes françaises arrivèrent
à Bourges dont 400 Garibaldiens. Eglises et couvents furent
réquisitionnés.
Et puis ce furent des moments de panique,
avec le bruit qui couru à plusieurs reprises des prussiens
qui arrivaient....
Et puis ce fut vrai, le 6 décembre
1870, les premières troupes prussiennes entrèrent
dans le département du Cher. Deux jours plus tard, un
détachement arriva à Vierzon. Quelques prussiens
en avant garde se dirigèrent sur Bourges et on les vit
à Foëcy, Allogny et Mehun. Mais ils ne pénétrèrent
pas dans l'agglomération proche et encore moins dans la
ville.
Il faut dire aussi que Bourbes, en plus
de ses fortification traditionnelles et anciennes avait ajouté
une quatrième fortification :
en particulier à l'Est et au sud
afin de protéger les établissements militaires.
Chaussée de Chappe, Pignoux, route de Dun, toute cette
zone fut protégée avec l'aide d'ouvriers réquisitionnés
à cet effet.
Au nord, ce furent des batteries qui furent
mises en oeuvre, au Moulon, à la butte d'Archelet, route
de St Michel, rue Félix Chédin. Des batteries de
campagne furent aussi mises en place à Asnières
et à Saint Doulchard; A L'ouest des tranchées sont
creusés à Saint Sulpice. Et enfin, 3 pièces
d'artillerie sont installées à la préfecture.
Et ces défenses multiples ne furent
pas utilisées, l'armistice est signé le 28 janvier
1871.
A partir du 15 mai 1871, les Mobiles du
Cher se retrouvèrent à Bourges afin d'être
démobilisés.
Sur Gambetta, nous avons reçu
la contribution suivante :
Je vous demanderais de nuancer à
propos de Gambetta son éthique, il ne fut pas très
inspiré sur certaines de ses actions en particulier, l'épisode
de l'armée de Bretagne qu'il leva et logea à Conlie
près du Mans. Ce fut un désastre et un crime contre
l'humanité. Vous regarderez cette histoire occultée
et désormais accessible sur cette période où
Gambetta était sensé mobiliser contre la Prusse.
nom: GOUIFFES Jean-Yves
à suivre