La butte d'Archelet est une sorte de petite
montagne située au delà de la voie ferrée,
qui a été fouillée par le grand Bourdaloue
qui a retrouvé un tumulus et des tomes romaines.
Pendant tout le Moyen Age, c'est un champs
avec comme souvent sur les coteaux, de la vigne, il était
question alors, et jusqu'au XIX ième siècle du
vignoble et du terroir d'Archelet.
la légende veut que l'archevêque
et les chanoines de la cathédrale aimaient beaucoup les
productions agricoles de cette butte.
C'est en 1880 qu'est construit sur le flanc
ouest, la célèbre prison du Bordiot.
C'est à partir du milieu du XIX
ième siècle que le chemin de fer arrive et coupe
la ville dans cette zone entre Saint Privé et la butte
d'Archelet.
Pendant un temps il fut question de faire
passer le train sous la butte d'Archelet dans un grand tunnel,
mais ce projet fut abandonné.
La butte sera célèbre par
deux éléments, le premier, c'est la flamme d'Alard,
(voir ci-dessous), et par l'arrivée des termites puis
dans les années 1995, leur éradification.
La flamme d'Alard
C'est en 1977 que fut érigée
sur la Butte d'Archelet, une sculpture monumentale en acier noir
appelée La Flamme. Elle est l'oeuvre d'un des grands sculpteurs
locaux des années 1960 et 70 : Claude Alard.
Cette flamme est placée juste avant
le passage Saint Privé. Elle symbolise l'entrée
dans la Ville de Bourges, en venant de Paris. L'automobiliste
la voit avec, en arrière plan la Cathédrale Saint
Etienne. Que peut-elle signifier cette flamme ? Le feu intérieur
des berruyers ou le rappel du grand incendie de la Madeleine
de 1487 ? Nul ne peut le dire.
C'est en tout cas une oeuvre qui manie
à la fois l'ancien: le feu n'est-il pas le 4° élément
des alchimistes de l'Hôtel Lallemant, et le moderne par
le choix des matériaux utilisés par Alard.
La réalité quant à
la décision de placer là une sculpture monumentale,
est plus simple. Il s'agissait pour la Municipalité de
Raymond Boisdé, de concrétiser la fin des travaux
de Bourges Nord, une ville nouvelle de plus de 20 000 habitants,
et de la réunir avec la Ville ancienne, celle du Bourges
intra muros. Aujourd'hui encore sur cette butte qui est un tumulus
gaulois, la statue d'Alard est fort contestée, elle cacherait
dit-on la Cathédrale au regard.
Claude Alard va utiliser 6 tonnes de métal
pour la réaliser dans son atelier de Brouillamnon, elle
est en acier soudable, haute de 8 mètres, il a fallu plus
de 40000 mètres de soudure pour donner les formes harmonieuses
représentées.
Cette sculpture fera encore parler d'elle
en 1989, car la protection et la peinture noire se dégradaient.
Il a été nécessaire, pendant plusieurs mois
de ravaler la flamme. Ces travaux lui ont donné le bel
aspect du neuf, et les berruyers se sont remis à la regarder.
à suivre