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Et puis une nouveauté : L'information et l'actualité à savoir sur Bourges, en quelque clip et quelques lignes :
NATHALIE GOBIN
Un article en cours de construction sur cette artiste-peintre née à Bourges,
Nathalie Gobin
Cette artiste peintre est née le 27 juin 1964 à Bourges, et elle suit un cursus scolaire assez classique, entrant au lycée Marguerite-de-Navarre, où elle est remarquée par son professeur de dessin qui l'encourage à poursuivre dans cette voie.
Elle avait trouvé sa vocation à 11 ans, lors d'un voyage familial à Florence en Italie, où, à la Galerie des Offices elle " tombe en peinture " devant Le Printemps de Botticelli.
A Bourges, Nathalie Gobin résidait 5 rue Eugène Delacroix, une adresse prédestinée ". (Claude se prénommait son père).
Elle semble en effet très douée, de nombreux dessins crayonnés en sont la preuve. Aussi, elle commence un cursus d'histoire de l'art ce qui est très théorique, alors qu'elle se met à la peinture.
Elle n'a pas 20 ans lorsqu'elle rencontre Philippe Lejeune créateur de l'école d'Etampes. Nombre de peintres aujourd'hui reconnus ont été formés par cette école.
Philippe Lejeune, est né en 1924, Il fut élève du peintre Maurice Denis qui lui apprend les fondements de l'art sacré.
Il est âgé de 46 ans lorsqu'en 1970, le docteur Barrière, alors maire d'Etampes, lui demande monter cette école de laquelle quelques grands noms sortiront dont Christoff Debusschère, Jacques Rohaut ou encore Nathalie Gobin.
Elle apprend très vite même si son mentor d'alors écrit : " Je me reproche parfois de reprendre trop vite les tableaux de mes élèves. Une bonne méthode d'enseignement ne doit pas imposer un style, mais ouvrir le regard du peintre à ce qu'il a sous les yeux. "3Nathalie Gobin dès 1983 prépare une maîtrise d'histoire de l'art qu'elle obtient en 1988 avec la mention très bien, le sujet étant " les nuages dans la peinture espagnole, de Gréco à Goya, ciel et cieux ". L'année avant l'obtention de son diplôme, elle réalise sa première exposition personnelle en 1987 au Château de Chamarande.
Pendant cette période dite d'Etampes, elle peint des dizaines d'uvres, de tout format, et participe à pas moins de 8 expositions, à Paris comme en Allemagne.
Sans doute trop à l'étroit à Etampes, en 1990, son " Ave Maria " est primé au Salon des Artistes Français à Paris après avoir été sélectionnée, elle décroche également une bourse et une résidence au sein de la prestigieuse Casa Velasquez de Madrid elle part en Espagne en 1990 pour intégrer comme pensionnaire la 61e promotion artistique de cette célèbre école.
Nathalie GOBIN - Madrid 1991
"On a parlé de l'École d'Étampes pour définir un optimisme qui se réclame de Vélasquez et de Vuillard. Les uvres parlent d'elles-mêmes. Si un air de famille les unit, c'est celui de la touche volontaire, celui d'une authenticité têtue. Ce qui rassemble les tenants de cette école c'est bien une analyse aiguë de la lumière, une connaissance du métier classique, un graphisme s'appuyant au "près" de l'abstraction, comme on dit d'un bateau qu'il se tient au vent. Ils ont conscience de représenter une part de l'art contemporain, celle qui ressemble rarement à l'art officiel. Leur absence de préjugés est telle qu'ils aiment encore Raphaël et Corot, qu'ils ne veulent pas brûler le Louvre, mais courtisent la beauté au risque de se perdre".
Elle fut lauréate de nombreux prix (Fondation Taylor, Médaille des Artistes Français, prix de l'Académie des Beaux-Arts ...).
Et puis l'inexplicable, le 22 mars 1992, un voile noir tombe sur sa palette colorée : Nathalie Gobin met fin à ses jours dans son atelier madrilène laissant son uvre orpheline et inachevée.
Exposition de Bourges de 2008
Cette exposition se déroule à l'initiative d'Alain Meilland et Georges Buisson au Château d'Eau, de Bourges ils serons tous deux commissaires de cette exposition qui va durer tout l'été 2008, du 14 juin au 31 août.
Le titre est : " L'uvre d'une vie, rétrospective de l'uvre de Nathalie Godin ".Dans les Nouvelles de Bourges quelques lignes il est question d'une " peintre en devenir, qui avait encore des étapes à franchir ", et d'ajouter que " le talent à en juger par ses toiles, était indiscutablement de son côté ".
Depuis sa disparition, en 1992, c'est-à-dire depuis 16 ans, nul n'avait pu revoir son travail, et après de longues approches vers ses parents et amis, cette exposition fut montée, afin de " pénétrer son univers ".
" Le travail de Nathalie Gobin est puissant, charnel et spirituel, elle est restée fidèle au classicisme des grandes signatures françaises et italiennes ", et cette première exposition à Bourges était alors un des temps forts de la saison estivale de la ville qui l'a vu naître.Nathalie Gobin, un nom donné à un parvis de la ville
Il faudra attendre 2024 pour que la municipalité de Yann Galut fasse à nouveau un double hommage à cet artiste avec l'inauguration d'un parvis devant le lycée Marguerite de Navarre où elle fit ses études, et où elle avait pu développer ses capacités artistiques grâce au soutien de ses professeurs. C'est aussi là qu'elle avait organisé sa première exposition en 1986.
Ce " rôle central de l'école " a été salué par Jean-Philippe Agresti, recteur de l'Académie Orléans-Tours, qui avait fait spécialement le déplacement, mais aussi par Jade Gilot-Poncelet, élève de terminale et présidente de la Maison des lycéens : " C'est une invitation à croire en nous ", a-t-elle souligné. Tous ceux qui l'ont connu saluent dans ses bulletins scolaires " sa finesse, sa culture, et sa personnalité riche. " cet hommage à l'artiste-peintre berruyère a été réalisé le mardi 5 novembre 2024.
" Une quinzaine de ses uvres vont par ailleurs être données par la famille aux musées de Bourges ", a annoncé le maire Yann Galut à l'origine de l'inauguration du parvis
Exposition de Bourges de 2024
Cette reconnaissance dans l'espace public fut un préambule à une nouvelle exposition au Château d'Eau, avec des dessins, des documents et, une cinquantaine d'uvres de l'artiste, prêtées par sa famille, sont exposées
Un hommage à une promesse interrompue où chacun prit conscience de cette uvre considérable qu'a laissée derrière elle Nathalie Gobin. En une dizaine d'année, travailleuse infatigable, elle a réalisé plus de 400 peintures, d'une qualité picturale incontestable, " notamment des autoportraits et des paysages ", explique Jean-François Fleury, l'un des commissaires de l'exposition avec Jean-Yves Moirin, créateur et responsable de la scénographie, et Françoise Jardin. Ces derniers sont les témoins de la vie de l'artiste dont ils étaient proches.
Cette exposition commencée le 9 novembre devait se terminer le 22 décembre, elle sera prolongée jusqu'au 12 janvier 2025.
" Je voulais donner une éternité à Nathalie en l'inscrivant dans le patrimoine français ", explique le frère de l'artiste Vincent Gobin. Une toile devrait par ailleurs être installée au lycée Marguerite de Navarre.
Élève de l'École d'Étampes après l'obtention de son bac.
Beaucoup de monde vont venir au Château d'Eau, où sont présentés notamment des paysages et des portraits, ainsi que des dessins, choisis avec cette idée d'inachèvement. " Nous souhaitions ainsi montrer que son uvre foisonnante était pleine de promesses " appuie Jean-Yves Moirin.Il reste une énigme
Nathalie Godin s'en est allée, ce dimanche 22 mars à Madrid, loin de Bourges et de son Berry, " les raisons de cette décision n'appartiennent qu'à elle. Il serait aussi indiscret que vain de prétendre les pénétrer, les expliquer " a écrira Bruno Foucart. Mais cela reste pour nous une énigme.
Ce fut son choix d'un instant, elle avait la vie et une belle carrière devant elle. Etait-elle au bout de son art ? avait-elle l'impression qu'elle n'y arriverait jamais, comme souvent lorsqu'elle ne terminait pas une toile, comme un besoin d'absolu et de perfection.
Elle n'est plus, elle est là-haut, dans les étoiles, contemplant peut-être les hommages que ses amis lui rendent 20 ans après.La liste des expositions individuelles ou collectives de Nathalie Gobin depuis 1986 jusqu'à sa mort puis celles, organisées, souvent sous forme d'hommage après sa disparition sont notées dans le site Wikipédia.
Quant au site de Gilblog, ce sera la conclusion de cet article lorsqu'il évoque " Cette jeune et prometteuse artiste au métier étonnamment affirmé, n'aura pas le temps de développer son talent. Ses uvres sereines, presque trop sages, sont d'une facture remarquable Quelle sensibilité aurait-elle exprimé, quelles peintures encore plus belles nous aurait offert Nathalie Gobin, si elle s'était plus longtemps exposée aux ardeurs de la vie ?
Les prix obtenus de 1988 à 1990
Prix Brizard, Académie des Beaux-Arts, Paris 1988
Prix Eddy Rugle Michailov, Fondation Taylor, 1989
Prix Lesquivin Garnier , Académie des Beaux-Arts, Paris 1989
Médaille d'argent, Salon des artistes français, Paris 1989
Prix des amis de l'Europe, Paris 1989
Prix Rivoire de la Fondation Taylor, Paris 1989
Médaille d'or, Salon des artistes français, Paris 1990
Prix du salon des moins de 35 ans, Salon des artistes français, Paris 1990
Quelques dates :
Née en juin 1964.
Décédée en mars 1992.
Vocation en 1975.
Obtient son Bac en 1982 ( ?).
Avant 20 ans rencontre Philippe Lejeune (sans doute en 1983).
1983 à 1990 Ecole d'Etampes.
Maîtrise de 1983 à 1988 à l'école d'Etampes.
1987 première exposition
1990 départ pour Madrid (à la rentrée de septembre ?)
1991 à Madrid.
Mars 1992 suicide.
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