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Et puis une nouveauté : L'information et l'actualité à savoir sur Bourges, en quelque clip et quelques lignes :
JEAN BRIVOT pilote d'essai à Bourges, Président du BAC Bourges Athétic Club
Un nom connu de tous à Bourges par son stade, et sa mort en vol d'essai sur un avion Martinet en 1948.
par Roland NARBOUX
Jean Brivot pilote de Bourges (1903-1948)
Né le 30 avril 1903 à Dijon il devient pilote en 1928.
Il fut pilote à Avord puis en Afrique du Nord, ce qui va lui valoir le surnom de " Négus ". Puis il entre dans la firme Hanriot en 1929, et c'est deux ans plus tard qu'il rejoint cette société à Bourges en 1931.
Il est d'abord moniteur à l'école de Bourges et il remplace Marcel Haegelen au cours du 4ème trimestre de 1933 au poste de chef-pilote lorsque celui-ci se trouve en tournée d'inspection ou de présentation des matériels Hanriot.
En 1935 il est contraint de sauter d'un avion désemparé.
Adjoint et successeur du chef-pilote Haegelen, il est chargé de la mise au point des prototypes et des avions de série. En 1938, il cumule déjà 3 600 heures de vol.Pendant la guerre, il appartient à un grand réseau de la Résistance, le Front National de Libération (rien à voir avec le FN de JM Le Pen), tout comme Haegelen dans la SNCAC où ce n'était pas facile. Ils furent avec Chaillou, et Bertand.
Sportif, il est, avec Haegelen le fondateur du BAC, le club sportif des établissements Hanriot appelé " Bourges Athlétic Club ".
C'était le 13 septembre 1941 le club avait pour nom Club Sportif Aéronautique du Berry et en 1942, après la fusion avec le club de Chaillou (SSEM, des Ets militaires) il prend le nom de BAC, au cours d'une réunion discrète avenue de Saint Amand.
Le BAC vient d'une visite à Bourges du Havre Athlétic Club équipe célèbre à l'époque.
On note que le SSEM apporte les couleurs, vert et rouge et le stade, et le CSAT apport l'argent.La fusion se fait au café des Beaux-Arts, puis dans un grand banquet à l'Hôtel de " La Charrue ", Haegelen a trouvé les victuailles et les bouteilles de Nuits-Saint-Georges (son frère était viticulteur).
Et c'est Haegelen qui commença les chansons avec " les Hussards " et ensuite ce fut Brivot qui chanta " Plaisirs d'amour ne durent pas toujours ".
A ce moment un officier allemand en galante compagnie entre et il veut participer aux agapes, refus du patron, et l'allemand se fâche, alors Brivot lui lance à la tête un croûton de pain, mal lui en prit, l'officier sort son révolver et menace les convives Haegelen s'interpose et fait servir le couple à part, avec les restes du repas.Après la guerre, Brivot accomplit un voyage en Amérique du Sud. Il traverse la cordillère des Andes.
Et de retour à Bourges, Jean Brivot devient Président du BAC le 3 octobre 1946, outre le rugby, c'est lui qui va implanter le tennis.Sur le plan professionnel, Brivot remplaça Haegelen comme pilote d'essai en chef.
Brivot avait été nommé pour faire les essais du nouvel avion-cargo Cormoran dont le second exemplaire allait prendre son envol après le drame de la chute du prototype avec Louis Bertrand.
Après cette première catastrophe du Cormoran, la situation de la SNCAC empire, c'est à la fois un problème de charges de travail trop faible et de la spirale de l'échec.
L'année 1948, en effet se termine par un second accident.
C'est le 18 décembre 1948 que se déroule un nouveau drame au-dessus de Sainte Lizaigne. Un avion Martinet, ex-Siebel, effectuait un vol d'essai avec Jean Brivot le chef pilote de la SNCAC. Dans l'avion, deux autres hommes, Mandret et Mathet
Au cours de ce vol d'essai, à une altitude de 2500 mètres, le moteur gauche se mit à fumer, et des flammes apparurent quelques instants plus tard. Brivot donna l'ordre de quitter l'avion et les trois hommes cherchèrent à sortir de cet enfer. L'avion perdait de l'altitude, Brivot ouvrit la trappe du dessus, et se jeta dans le vide. Son parachute ne va pas s'ouvrir, il heurte le fil de de la radio et il ne s'ouvre pas Jean Brivot s'écrase dans les vignes dites "du Clos-Prêtre", il est tué sur le coup. Ses deux compagnons ne pouvant s'extirper de l'avion vont réussir un atterrissage de fortune et ne seront que blessés.
Ces événements sonneront le glas de la SNCAC, étant entendu que le manque de charges de travail sera l'élément générateur. L'année 1949 verra l'agonie de l'établissement berruyer, et au cours de l'été 49, c'est la liquidation et les employés quittent les bureaux et ateliers à la veille des vacances, munis... de leur lettre de licenciement. Ils sont persuadés ne jamais revenir.C'est la fin d'une épopée qui durait depuis 1928.
Un an plus tard, une plaque sera posée au stade du " Bourges Athlétique club " (BAC), en présence de son épouse et le stade prendra le nom de Jean Brivot, avenue de Saint Amand avec une entrée avenue Roland Garros.
Ce stade existe toujours, racheté par la ville de Bourges à la suite de la fin du BAC.Ce lieu à partir de 2024 devient progressivement le centre pour le rugby de la ville du Bourges XV, rappelant à 80 ans de distance que cet aviateur fut un adepte du rugby comme Yves de Manoir, polytechnicien, et aviateur qui va périr lui aussi à Reuilly à l'âge de 23 ans, comme Jean Brivot.
Une salle multi sports sera construite par l'équipe municipale de Serge Lepeltier dans l'année 2010, avec François Perrot comme architecte, et elle prendra le nom de Jean Brivot.
La stèle au stade Jean Brivot.
L'article du Berry Républicain
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