On peut dénombrer 7 moulins à
Bourges sur l'Yèvre :
- - moulin
Rabot de Fenestrelay (limite Bourges / St Germain du Puy)
- moulin de la Grange, route de Nevers
- moulin de Chappe, chemin des Vignes de Chappe
- moulin de Voizelle
- moulin Saint Sulpice, à l'enclos des bénédictins
- moulin Bâtard
- moulin d'Ouzy
Le moulin Rabot de Fenestrelay
C'est un magnifique endroit avec son moulin
et une grande roue qui tourne encore. Ce fut le rendez-vous des
berruyers qui désiraient manger dans une auberge non loin
du centre-ville. Le dynamique Noël Cassard tenait la maison
avec une rare truculence. Lorsqu'il vendi son établissement,
le successeur ne réussit pas à maintenir la clientèle....
alors, un peu dépité, l'ensemble sera revendu,
à nouveau à Noël Cassard.
Le long du cours de l'Yèvrette avant
qu'elle n'atteigne Bourges, se sont trouvé de nombreux
moulins..
Ainsi, dans de très anciennes archives
(12 H 3, AD du Cher), on évoque la donation "des
moulins de Chanasses, sans doute contre des maisons. Et ces moulins,
l'un à blé et l'autre à tan étaient
la propriété de l'abbaye Saint Ambroix.
Plus tard, en 1618, le seigneur de Guerre
loue le droit de pêche de la rivière du moulins
de Rochy.
La Grande métairie est la propriété
de Pierre Gassot au XVIII e siècle, elle comprend le moulin
de la Rivière.
On peut penser qu'il s'agit en fait du moulin de Dalhuet qui
apparaît dans des écrits de 1219.
Le Moulin de Voizelle
Le Moulin de Voizelle est situé
sur la rive de cette magnifique rivière le long du boulevard
Chanzy, à deux pas d'une promenade qui permet de voir
dans un virage la cathédrale se refléter dans l'eau.
C'est après un incendie que le moulin est transformé
et perd sa vocation initiale. Il est alors utilisé vers
1913 comme huilerie et l'on peut encore voir dans la grande salle
les roues qui écrasaient les noix et produisaient de l'huile.
Depuis 1980, ce lieu qui comporte plusieurs bâtiments,
a été racheté par la ville et est affecté
à des associations ayant un rapport avec les marais tous
proches. C'est l'Association des Usagers des Marais, mais aussi
l'Eveil en Vert, Nature 18 et quelques autres.
Dans cet espace, un accueil des enfants est effectué,
afin de montrer aux gosses de la ville le milieu naturel, celui
de la faune et de la flore. En bordure de rivière, ils
apprennent aussi à cultiver des légumes et des
herbes locales. Il faut savoir que le domaine des marais est
d'une rare fertilité et les légumes sont généralement
d'une taille impressionnante.
Le Moulin Bâtard
Le Moulin Bâtard est, avec le moulin
de Voiselle et celui de Fenestrelay, le plus connu des moulins
de Bourges. Connu car il est tout à fait magnifique, avec
sa grande bâtisse située entre l'Yèvre et
le canal de Berry, mais aussi par la qualité de l'ouvrage
d'art qui traverse la rivière, et avec trois pelles, permet
de gérer l'eau et selon le niveau de l'amener vers la
grande roue située sous une sorte de grange encore en
excellent état.
Ce moulin va vivre une existence chaotique,
on le retrouve dans des archives dès 1128, puis avec la
propriété et le château de Vouzay. C'est
à la fin du XVI e siècle qu'il prend le nom de
son propriétaire : Bastard. Ce "Molin Bastard"
est plusieurs fois démoli, il est avec Bastard utilisé
comme moulin à drap en 1707, par les "maîtres
foulons de Bourges".
Au XX e siècle, un brocanteur prendra possession du moulin
et de la propriété, avant d'être transformé
en appartements. Dans cette copropriété, qui comprend
7 parts, se trouve Emile Sineau, "le grand photographe local
du Berry Républicain" depuis des lustres, et comme
beaucoup, il est lui aussi "tombé amoureux de l'Yèvre
et du Moulin".
Le Moulin-Bâtard fut aussi connu
par sa guinguette des dimanches, et les berrichons aimaient aller
danser et goûter les belles promenades en bordure de rivière.
Que de souvenirs sur le mariage de ses enfants, c'était
dans les années 1930, ou le baptême du petit dernier
.
Et puis c'est là que Marcelline a "trouvé"
son homme, ils se sont mariés et pendant une dizaine d'années,
ils sont allés presque chaque semaine à la belle
saison, à vélo, "guincher entre Yèvre
et canal. C'était "la belle époque".
à suivre