La gare de Bourges est située au
nord de la ville ancienne. Elle est juste au-delà de la
muraille de Philippe Auguste où de ce qu'il en reste.
La gare à Saint Doulchard
Son implantation ne fut pas des plus simples.
En effet, avec l'arrivée du Chemin de Fer en 1847, lequel
venait d'Orléans avec passage à Vierzon.... la
localisation de la gare posa des problèmes.
Elle fut inaugurée le 20 juillet
1847.
Pour les uns, elle devait être le
long du canal, vers les usines de Mazières. Pour d'autres,
déjà écolos dans l'âme, elle ne devait
pas être trop proche de la ville. Ce n'est pas propre à
Bourges, la grande gare d'Orléans est aux Aubrais et cette
de Tours à Saint Pierre des Tours.
Alors comme il fallait une gare qui était
à ce moment un terminus, on fit la gare de Bourges tout
simplement à Saint Doulchard, vers ce qui est aujourd'hui
le quartier des Prés le Roy. ET Bourges n'avait pas de
gare. C'était en 1847.
La gare enfin à Bourges
Quelques années plus tard , la gare
fut érigée sur son emplacement actuel le 16 mai
1851 après que l'on eut étudié la possibilité
de creuser un grand tunnel dans la butte d'Archelet pour faire
passer la ligne de chemin de fer.
En décembre 1851, on sait que le
maire de Bourges reçu le Prince Président, futur
Napoléon 3 à Bourges dans la gare et il remontera
la rue Moyenne à cheval avec à ses côtés
le maire Pierre Planchat..
Il semble mais cela reste à confirmer
que la gare actuelle telle que nous la connaissons date de 1868,
et qu'elle fut agrandie en 1880.
Les transformations continues
La gare de Bourges devint au fil du temps
un élément essentiel de la vie locale. Elle permettait
aux berruyers de se rendre à Paris ! Et puis en 1917 elle
fut à nouveau profondément modifiée pour
l'arrivée des troupes américaines.
Avec les Etablissements militaires, puis
les usines d'aviation, des lignes furent construites dans la
ville pour relier la gare à ces usines et permettre les
approvisionnements mais aussi les livraisons. Ainsi, on trouva
des voies vers Pignoux, vers l'aéroport, vers La Chapelle.
Devant la gare les constructions sont réalisées
avec l'Hôtel du Berry vers 1933.
C'est en octobre 1943 que le conseil municipal
donne au boulevard de la gare, qui est est face de u bâtiment
central le nom du sénateur maire Henri Laudier.
Le pont situé sur cette rue Henri
Laudier au dessus de l'Yèvre fut élargi en 1976.
La passerelle
"piétons" :
- La gare dispose d'une passerelle piétonne
au-dessus des voies.
- Cette passerelle a été réceptionnée
le 11 janvier 1912, en vertu d'un arrêté préfectoral
daté du 7 décembre 1911. Le maire de l'époque
était M. Henri Ducrot, et l'ingénieur responsable
pour la "ligne Vierzon - Saincaize" était monsieur
Picaud. Cette passerelle a été exécutée
par la compagnie d'Orléans, elle était utilisée
par les piétons pour relier la cour de voyageurs au chemin
d'Asnières.
- La largeur de la passerelle est de 1,5
m (et 1,8 au total), alors que la longueur d'escalier à
escalier est de 106, 6 mètres.
- Le tablier a été fait comporte
un tablier métallique de 4 travées dont 2 centrales
de 28,8 mètres de portée et les 2 extrêmes
sont de 24,5 mètres.
- Le "platelage" est en béton
armé de 0,07 m d'épaisseur avec une couche de 1
cm pour la chape.. Le garde corps est métallique, et les
marches des escaliers en tôle striées, 33 marches
de chaque côté, avec "2 paliers de repos"
souligne le procès verbal de réception de la passerelle.
- Dans les observations, on note que le
16 février 1912, le Conseil municipal a autorisé
le maire de prendre en charge la passerelle de la gare à
la condition "que la Compagnie d'Orléans sera tenue
de recevoir les eaux pluviales provenant du tablier de la passerelle".