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C'est
en 1992 que la cathédrale de Bourges est inscrite au patrimoine
mondiale de l'UNESCO. Chacun pouvait penser que la majorité
des cathédrales gothiques de France, une quarantaine,
étaient inscrites. Il n'en est rien, il n'y avait que
3 autres cathédrale disposant de ce label prestigieux
:
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- Amiens
- Chartes
- Reims
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- Cette distinction, largement méritée,
a été donnée à un moment clé
de l'édifice. En effet, c'était le 800 ième
anniversaire du début de sa construction (1195), mais
aussi le retour à Bourges du jubé en pierre de
cette cathédrale, lequel jubé avait été
placé depuis plus de 30 ans, dans le Palais du Louvre
à Paris. Ce retour en 1994, était, lui aussi un
signe important, c'était sous la municipalité de
Jacques Rimbault et Jean Claude Sandrier. Le jubé sera
placé dans la crypte de la cathédrale, la plus
vaste de France !
- Dernier point, l'environnement de la cathédrale,
avec la suppression du parking situé entre l'Hôtel
de Ville (Palais des Archevêques) et la cathédrale,
selon les plans du grand architecte, Bernard Huet. Sur cette
lancée, la municipalité de Serge Lepeltier va mettre
fin au passage des automobiles devant le parvis de la cathédrale.
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- Comme l'a écrit Béatrice
de Chancel dans le numéro d'octobre 2006 de "Presse
Parlementaire", consacré aux 60 ans de l'UNESCO (Organisation
des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture.)
"La cathédrale est remarquable
à plus d'un titre : ainsi dans le dossier d'inscription,
préparé par l'ICOMOS, étaient soulignées
" sa beauté
frappante, résultant d'une gestion magistrale d'un espace
aux proportions harmonieuses",
ainsi que sa "décoration
de la plus haute qualité".
- La cathédrale de Bourges est consacrée
à Saint Etienne, qui fut un diacre, un des premiers martyrs
du christianisme. Elle a été édifiée
sur un emplacement qui posséda, dans le temps, plusieurs
églises, romanes en particulier, qui sont assez mal connues.
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- Pour Béatrice de Chancel :
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- " Cette contemporaine de la cathédrale
de Chartres, située tout au sud des terres alors possédées
par le roi de France, a été construite selon un
parti original. En effet, la conception intérieure, respectée
pendant toute la durée du chantier, met en valeur l'unité
de l'espace, avec ses cinq nefs dont les élévations
se font écho".
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- Elle poursuit :
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- "Le décor sculpté,
intérieur et extérieur, ainsi que le programme
vitré initial, dont subsiste l'essentiel, constituent
une affirmation du dogme chrétien".
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- Il faut aussi remarquer qu'à cette
iconographie chrétienne a été ajoutée,
et cela est connu depuis seulement une dizaine d'années,
des sculptures situées sur la façade et qui sont
des éléments issus des traditions talmudiques judaïques.
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- Alors que la cathédrale n'était
pas terminée, un jubé parmi ce qui se fait de meilleur
en occident à cette époque est mis en place. C'est
un joyau de pierre, "un des sommets artistiques de la sculpture
gothique".
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- La cathédrale se caractérise
par :
- - ses vitraux qui sont une véritable
encyclopédie. Ils sont datés du XIII e, XIV et
XV e siècle.
- - une horloge astronomique du début
du XV e siècle.
- - des peintures murales, récemment
découvertes (en 1994)
- - une mise au tombeau situé dans
la crypte
- - un grand orgue daté du XVII e
siècle.
- - plus proche de nous, les luminaires
et la ferronerie d'art sont du XIX e siècle.
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- sur l'Histoire de la cathédrale
: cliquer
ici
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- La cathédrale de Bourges
à l'UNESCO
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- La cathédrale de Bourges a toujours
représenté pour chaque Berruyer un grand monument
difficile à situer en importance parmi les grandes cathédrales
gothiques. Pour beaucoup, cette cathédrale, sur laquelle
il n'existe aucun livre en vente dans les librairies de la ville,
est "une" parmi tant d'autres. Le Berruyer n'est guère
conscient ni fier de son patrimoine.
C'est en lisant au mois de juillet 1983 que la cathédrale
de Chartres venait de se voir inscrite au patrimoine mondial
de l'UNESCO que les élus locaux réagirent.
Il y a toujours eu une rivalité entre les deux cathédrales.
Jacques Rimbault prit un 6 juillet 1983 sa plume pour solliciter
l'inscription par l'UNESCO de la cathédrale de Bourges
au patrimoine mondial. Il reçoit en retour le "dossier
à remplir", et la liste des sites français
déjà inscrits, laissant entendre qu'il y en avait
beaucoup
..
Pendant une dizaine d'années, à intervalle régulier,
le ministère français de la Culture, la commission
des Communautés Européennes sont relancés
sur ce dossier. A Bourges, peu sont optimistes sur la suite des
événements. La lettre de déception de Jacques
Rimbault à Jack Lang le 30 décembre 1991 rappelle
sa missive de juillet 1990 restée sans effet suite à
la réunion de Tunis, au cours de laquelle l'UNESCO a refusé
de prendre Bourges en considération.
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- Il faut encore attendre une année,
pour que la commission de l'UNESCO qui se réunit du 7
au 14 décembre 1992 à Santa Fé aux Etats
Unis reconnaisse la valeur universelle de la Cathédrale
Saint Etienne de Bourges et en conséquence l'intègre
dans la liste du patrimoine mondial sous le numéro 635.
Le texte qui proclame la cathédrale Saint Etienne au patrimoine
mondial de l'UNESCO est intéressant, et les Berruyers
le découvrent :
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" La Cathédrale
de Bourges est un chef-d'uvre de l'art gothique. Contrairement
à bien des édifices religieux de l'époque,
elle a été construite d'un seul tenant et non par
tranches successives. Elle doit aussi sa réputation à
une parfaite utilisation de l'espace, à l'harmonie de
ses proportions et à l'extrême qualité de
son ornementation ".
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- Jacques Rimbault, très justement
fier de ce résultat dira simplement : "Il est des
jours qui sont des jours d'aboutissement". Mais il ne participe
pas aux différentes festivités, malade, il meurt
en mai 1993, un mois avant la première cérémonie.
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- Le 19 juin 1993, c'est le jour de la cérémonie
officielle pour les Berruyers, mise en scène de Marguerite
Renaudat qui s'était beaucoup investie dans le projet.
Après un concert de maître Pagenel, des diapoèmes
de François Thomas, puis la présentation d'un film
de Michel Gauriat sur le monument et la sortie du livre "Cathédrale
Saint Etienne, quant les pierres parlent", la soirée
se termine par une messe célébrée par Mgr
Plateau, suivie d'un concert d'orgues.
Quelques semaines plus tard, c'est la consécration encore
plus officielle. Le samedi 4 septembre 1993, en présence
Fédérico Mayor directeur général
de l'UNESCO et du Ministre de la Culture, Jacques Toubon. Certains
avaient espéré la venue d'Edouard Balladur, alors
premier ministre, mais il n'est pas la
.
Sur les clichés de cette journée, outre Messieurs
Mayor et Toubon, on voit déjà cote à cote,
le nouveau maire Jean Claude Sandrier, et à deux pas,
Serge Lepeltier, plus à l'écart, Gilbert Camuzat
et Alain Tanton
- Outre la cathédrale, une politique
de rénovation de plusieurs bâtiments classés
est entreprise sous la responsabilité de Philippe Goldman
adjoint chargé de la culture. C'est le cas de la restauration
des façades de l'Hôtel Lallemant, dont la première
phase a été acceptée, et en partie financée
par la DRAC dans un courrier du 10 février 1993 après
une étude de M. Lebouteux, architecte en chef des Monuments
Historiques.
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