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Les préoccupations de Bourges pour l'écologie
ne sont pas nouvelles, mais la présence de Serge Lepeltier,
maire de Bourges à partir de 1995, qui avait oeuvré
pour ce thème au RPR, alors que nul ne s'en occupait a
été un élément important.
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- Progressivement, le maire a demandé
à ses services de travailler sur l'agenda 21. Mais trouvant
que le mot "Agenda" suivi de "21" ne signifiait
rien pour les Berruyers, il a décidé de transformer
cela par le vocable : Contrat Environnemental avec les Berruyers.
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- Le mot AGENDA vient du latin "ago"
qui veut dire "j'agis" et le 21 c'est tout simplement
le XXI e siècle. C'est le programme des actions que NOUS
devons faire au cours du XXI siècle pour sauver la planète.
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- Mais lorsque le mot Agenda 21, connu par
les seuls spécialistes se fit plus médiatique,
chacun se posa des questions. Que dire, et que mettre ?
- Agenda 21, Contrat environnemental, Développement
durable, Ecologie, autant de termes qui étaient loin des
préoccupations des berruyers.
- Un compromis fut trouvé, on parlera
de Contrat Environnemental avec les Berruyers, qui sera "notre"
agenda 21 pour la ville vis à vis du ministère
et de l'extérieur.
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- C'est la rencontre avec un responsable
de Augsbourg qui va déclencher cet article. Je l'avais
rencontré à la fin du mois de mars 2007, et il
me dit qu'il avait beaucoup appris sur Bourges à partir
de l'Encyclopédie, mais qu'il manquait tout de même
l'AGENDA 21.
- Tout a commencé avec le sommet
de la Terre à Rio en 1992, sur l'avenir de la planète,
avec 27 principes qui ont été mis en avant. Puis
suivait l'Agenda 21 qui donnait près de 2500 recommandations
sur les thèmes de la santé, de la pollution de
l'air, mais aussi sur les forêts, la montagne, le logement....
etc.
- Par la suite, les collectivités
territoriales ont été priées de mettre en
place, avec les milieux associatifs et les habitants, un agenda
21 local.
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- Dans le domaine de l'environnement, il
semblait utile de savoir ce qu'en pensaient les berruyers. Pour
cela un questionnaire fut envoyé à chaque foyer
avec une cinquantaine de questions. Il y eu près de 4000
réponses, avec beaucoup de remarques. Une déception
tout de même, le sort de la planète ou de la ville
étaient rarement en premier. Non, la préoccupation
N° 1 était le BRUIT, et la seconde, les crottes de
chiens.
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- Mais on trouvait parfois des éléments
intéressants sur les liaisons vertes, sur la propreté,
les marais.... mais aucune proposition nouvelle.
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- A partir des résultats de ce questionnaire,
sous l'impulsion de Nathalie Sahuc, alors directrice du cabinet
du maire Serge Lepeltier, un premier programme d'actions fut
mis en place, il s'appela "le Contrat Environnemental
avec les Berruyers". C'est ainsi que 15 actions furent
mises en place, mais sous l'impulsion du maire adjoint à
l'environnement de la ville, il fut demandé que les thèmes
et actions soient très concrètes. Il fallait
à la fois que le langage soit clair et compréhensif
et que les actions pour les berruyers soient possibles à
réaliser. Sortir de la théorie et entrer dans la
pratique et le concret.
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- Les premières actions :
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- Parmi les premières actions, les
journées sans voiture furent un moyen de sensibiliser
les berruyers, en leur demandant de ne pas prendre leur véhicule
en centre-ville, le 22 septembre et 4 samedi par an. Les résultats
furent mitigés, avec une très forte opposition
des commerçants de Bourges. Les berruyers, restèrent
souvent chez eux, ne voulant pas aller à pied en centre
ville, et il fallut toute la volonté du maire et de son
adjoint à l'environnement pour que cette expérience
se poursuive. La presse défendit l'action, avec quelques
"écolos", mais le succès fut mitigé.
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- Autre type d'actions, la qualité
de l'eau que l'on boit, était très nitratée,
un taux supérieur à 50 mg/l. Il a été
nécessaire d'aller chercher l'eau dans la Loire sur 60
KM, pour la mélanger avec l'eau de Bourges très
nitratée, et c'est ainsi que le % de nitrate au robinet
est d'environ 30mg/l.
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- La mise en place de sites Natura 2000
et de plusieurs refuges LPO furent mis en oeuvre, alors
que d'un autre côté, le classement des Marais
de Bourges devenait un point très important pour les
Berruyers.
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- Par contre les journées de sensibilisation
de la journée du vélo, se fit quelques années
pour sombrer par manque de participants. La place du vélo
en ville restera une question non résolue.
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- Les liaisons douces :
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- Très spectaculaires, la construction
de liaisons vertes, appelées par la suite liaisons douces,
fut entreprise à la fin de l'année 2003, c'est
un chemin de 3,5 mètres de largeur, et le lac du val d'Auron
fut entouré d'une ceinture permettant aux piétons,
vélo et rollers de parcourir le lac sur près de
6 km, dans d'excellentes conditions et en toute sécurité.
Les chiffres exacts sont de 5,4 Km de liaison douce sur les berges
du lac et 1,4 Km pour la trouée verte.
- Une seconde liaison verte est mise en
construction sur l'ancienne voie Aérospatiale, qui va
de la RN 151, route de Saint Florent jusqu'au Prado. Sa construction
se déroule à partir de juin 2007 pour se termine
à la fin de la même année. La distance est
de 3,175 Km avec une piste de 3,5 mètres. (le coût
s'élève à 860 000 Euros).
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- La trouée verte
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- Il s'agit d'une piste piétonne
et cyclable qui passe à l'emplacement de l'ancien canal
de Berry, sur une distance de 1,3 Km, elle permet d'aller du
Palais d'Auron jusqu'au las d'Auron.
- Elle date des années 1990, avec
une couche de sable stabilisé.
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- Elle sera refaite avec un revêtement
plus durable comme le dit l'adjoint au maire Philippe Mousny
en juillet 2017 lorsque la ville rénove cette liaison
douce avec du gravier et du sable avec liant, une durée
théorique de 15 ans. Le coût est estimé à
139 000 euros.
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- Les aides à l'installation
de chauffe eau solaire :
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- Une prime a été proposée
aux berruyers qui voulaient installer pour leur maison ou leur
appartement un chauffe eau solaire. Dans un premier temps, l'aide
ne touchait que les CESI, c'est à dire le combiné
pour l'eau sanitaire individuelle. Il s'agit d'un système
de panneaux mis sur le toit de la maison.
- Par la suite l'aide fut complétée
par l'ensemble du chauffe eau et du chauffage, il y a tout de
même peu de candidats pour ce type d'installations.
- Et en mars 2007, un troisième dispositif
fut aidé, il s'agit de l'électricité produite
par des cellules photos voltaïques.
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- Education à l'environnement
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- C'est un domaine important dans lequel
Bourges fut à la pointe, lorsque l'Education Nationale
se mit à envisager d'enseigner l'écologie aux petits
français. C'est avec le professeur Ricard, qu'une étude
fut faite et un début d'expérimentation. Il s'agissait
de mettre en place des programmes sur le Développement
durable.
- En fait, cela ne va pas aboutir de manière
ordonnée, et chaque école va tenter au cours de
l'année d'apprendre aux élèves et étudiants,
ce qu'est le développement durable.
- A Bourges des écoles primaires
comme Les Présavois, Barbès ou Auron vont devenir
des pionniers en matière d'écologie.
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- Quant aux classes Muséum, qui
fonctionnent dans le cadre du Muséum d'Histoire Naturelle
de Michèle Lemaire et Laurent Arthur, elles participent
à des animations plusieurs fois par an.
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- C'est dans ce cadre qu'une borne "chauve
souris" a été implantée avec les
enfants de l'école Barbès. Il s'agit d'une borne
qui permet de détecter les ultra sons des chauves souris
qui sont dans la trouée verte. C'est le premier équipement
de ce type en Europe selon le spécialiste Laurent Arthur.
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- Les véhicules propres :
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- C'est un domaine assez particulier puisque
le marché en France ne propose pas de choix pour s'équiper
de véhicule propres, c'est à dire véhicules
électriques ou fonctionnant au GNV (Gaz Naturel Véhicule).
- Aussi, la Ville de Bourges afin de montrer
l'exemple va-t-elle se procurer des véhicules propres,
comme les 2 Prius Toyota, fonctionnant en bi-mode et aussi, sur
la centaine de voitures légères utilisées
par les services de la ville, 1/3 de cette flotte sera composée
de véhicules propres en 2007.
- Quant au passage dans le grand public,
c'est un échec, par manque de choix et par le problèmes
des batteries pour les véhicules électriques set
de points de chargement pour les véhicules circulant au
GNV.
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- Parmi les actions de l'Agenda 21, il faut
signaler que depuis le 1 er septembre 2006, les propriétaires
de véhicules propres, c'est à dire véhicules
électriques, GNV, GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié)
et voitures hybrides, le stationnement sur la commune de Bourges
devient gratuit.
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- La navette
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- C'est une initiative qui remonte à
plusieurs années, une navette (en réalité,
deux mini-car fonctionnant au GNV,) est mise en place entre le
fond de la Place Séraucourt et le centre-ville (Planchat).
Cette navette écologique est gratuite. Il y a deux navettes
en fonctionnement, financées par le SIVOTU.
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- Limiter et gérer la production
des déchets :
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- Trois actions très concrètes
ont été mises en oeuvre, il s'agit
- de la suppression des sacs plastiques
dans les super marché de Bourges et de son agglomération,
on a redécouvert par ce moyen le "cabas" de
notre enfance. Et à la médiathèque de Bourges
les sacs sont désormais en coton.
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- Ensuite la promotion de l'autocollant
"stop pub" que l'on met sur sa boîte aux
lettres pour éviter de recevoir des quantités de
documents publicitaires non demandés.
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- Le tri des déchets sur Bourges
avec les colonnes d'apport volontaire pour le papier et le verre,
sachant que le tri sélectif existe depuis la fin des années
1990.
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- La lutte contre le bruit :
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- C'est un des points les plus difficiles
à résoudre. Les actions peuvent être publiques
comme la réduction phonique dans les cantines scolaire.
C'est en travaillant sur les revêtements qu'il est possible
de diminuer le bruit lors des repas des enfants. mais c'est aussi
par une modification des matériaux des "ustensiles"
qui servent à manger.
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- Sur le bruit, c'est aussi l'acquisition
par les services municipaux de matériels à faible
niveau sonore. C'est le cas des tondeuses et autres souffleuses
de feuilles....)
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- Enfin, la lutte contre le bruit des mobylettes
s'avère très difficile. Cette pollution sonore
figure parmi ce qui est le plus détesté de la population
et après des résultats intéressants, la
situation s'est dégradée par quelques dizaines
de jeunes "délinquants" que la police hésite
à poursuivre.
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- La qualité de l'air :
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- Cela comporte plusieurs actions comme
la flotte de bus de la ville au GNV, avec ce type de véhicules,
c'est 30% de moins de pollution.
- Les services municipaux reçoivent
chaque fois que possible, des véhicules "propres",
c'est à dire au GNV ou électriques. En 2007, ce
sont 11 véhicules qui sont ainsi achetés.
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- La qualité de l'air est aussi contrôlée
en permanence par LIG'AIR, qui surveille
les principaux polluants, comme l'Ozone, le dioxyde de soufre,
le dioxyde d'azote... etc.
- Des liens ont été tissés
sur ce sujet entre la ville de Bourges et la ville d'Ausbourg
à propos de l'Agenda 21, avec une conférence faite
par le maire de Bourges Serge Lepeltier, ancien ministre de l'écologie
à Augsbourg en mai 2007.
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