Les zones industrielles de Bourges - Roland Narboux - Encyclopédie

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LES ZONES INDUSTRIELLES DE BOURGES
Par Roland NARBOUX

Un peu d'histoire sur ces zones industrielles de Bourges. Elles enserrent la ville, avec les Etablissements militaires les Danjons, le PIPACT, la Prospective,

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Version 2010

La notion de zones industrielles est récente, c'est une invention des "trente glorieuses", c'est à dire des trois décennies de l'après seconde guerre mondiale. Auparavant, l'industrie s'installe un peu n'importe où, à Bourges les cours d'eau, très utilisés pour l'énergie et les moulins sont le long de l'Yèvre.

Une zone qui ne s'appelle pas industrielle et qui est particulièrement importante, est celle consacrée aux Etablissements Militaires qui couvrent tout l'Est de la Ville avec en prime un terrain d'exercice, "le polygone " qui fait 35 kilomètres de longueur sur 6 kilomètres de largeur.

Pour d'autres entreprises, c'est le terrain qui prime comme le quartier de l'aéroport, il fallait un terrain pour faire décoller et atterrir les avions. Par contre, on trouve des établissements comme Monin pour les sirops, situés en plein centre-ville.

Et puis dans les années 1870 sont crées de grandes zones industrielles à l'Ouest de la Ville, en particulier avenue de la Prospective et plus tard aux Danjons.

Enfin, dernière zone industrielle importante des années 1980, le PIPACT.

Aujourd'hui, les zones industrielles ont pris possession des friches militaires qui se chiffrent en dizaines d'hectares disponibles. C'est Port Sec Nord devenu Esprit 1 et un jour, Port Sec Sud qui s'appellera Esprit 2.


LES ANNEES D'AVANT GUERRE :

La notion de zone industrielle n'existe pas, c'est en quelque sorte "la commodité qui fait que telle industrie s'installe là et pas ailleurs. C'est ainsi que les Etablissements militaires sont construits dans la partie Est de la ville afin de se trouver à proximité des terrains d'essai dits du polygone.

Pour l'aéronautique et l'usine Hanriot, c'est un peu le hasard et la chance qui ont fait que Henri Laudier le maire de l'époque (novembre 1927) propose un terrain pouvant servir à édifier une piste pour les avions.

L'APRES GUERRE

On a bien entendu, dans ce chapitre l'épisode "Michelin" qui va s'installer à Saint Doulchard car Bourges " n'en veut pas", et c'est sous l'impulsion de Raymond Boisdé que se constituent les premières zones industrielles, qui se font de part et d'autre de la rue de la Prospective, avec des enseignes comme Weinberg et ce qui est Seco Tool aujourd'hui .... puis Auxitrol.

Plus tard, les industries de dimension moyenne iront se placer dans la zone Ouest dite "des Danjons", avec Thyssen.

LES ANNES 1980 AVEC LE PIPACT

Le nom n'est encore pas connu des Berruyers, le PIPACT, c'est le Parc Industrielle de Production et d'Activités Commerciales et Tertiaires et, une nouvelle zone industrielle et commerciale nécessaire à des implantations industrielles pour le troisième millénaire.
Une surface de 275 hectares largement viabilisée a été confiée à la Société d'économie mixte SEMARB dans les années 1980.
En décembre 1989, un Centre d'Affaire sera commencé, avec le regroupement de trois sociétés, Onis-Kéops, RVI et une compagnie d'assurance. Pour la première fois à Bourges est installée sur ce lieu une salle de " visio-conférence ", permettant de faire des réunions à distance, les salles étant reliées par des systèmes de télévision.
Sur le PIPACT quelques entreprises se sont implantées, petites et peu nombreuses, ce ne fut pas le succès espéré par les promoteurs économiques des premières années. Le projet d'un hypermarché de type Mammouth réveillera la querelle avec les commerçants du Centre Ville, et l'hyper restera dans les cartons.
Depuis ces dernières années, des entreprises comme TDF, Mercédès ou METRO sont venues s'installer sur le PIPACT. C'était un peu timide, et pas à la hauteur des créateurs du parc, mais le contexte économique national et local n'étaient sans doute pas favorable à la création d'entreprises. A cela s'ajoutait des rivalités locales entre les " partenaires économiques ". Les multiples zones industrielles de l'agglomération et la multiplicité des interlocuteurs ne favorisaient pas d'importantes implantations.
La nécessité de réagir par rapport à la baisse continuelle des charges de travail des établissements de Bourges travaillant dans l'armement ont conduits les nouveaux responsables locaux à plus de réalisme que leurs prédécesseurs. La création de Bourges-Développement, devenant un interlocuteur unique dans le domaine économique deviendra un atout important.
Un changement significatif s'est opéré en 1997 avec la construction de la nouvelle usine d'Auxitrol, mais il reste encore beaucoup de terrains disponibles.

LES AUTRES ZONES INDUSTRIELLES DE BOURGES

Avec le PIPACT, la municipalité semblait avoir trouvé les hectares nécessaires aux implantations nouvelles. Pourtant, la demande va aller dans la périphérie avec La Chapelle Saint Ursin (Réhau, Bridier) mais aussi le Subdray (Aérospatiale), et les industries nouvelles comme Pool Position émigrent dans cette zone.

On a souvent affirmé que ces implantations étaient dues à une taxe professionnelle moins élevée qu'à Bourges. C'est vrai en partie, mais ce n'est pas le seul élément, et le prix du terrain lui aussi est entré en jeu. Les maires de ces communes ont été très performants.

Dans le cadre d'une réhabilitation d'un quartier, des bâtiments en 1996 vont être proposés aux entreprises avenue Félix Chédin et la réalisation de Comitec sera une belle réussite, ce lieu verra l'implantation d'entreprises d'informatique, des bureaux d'études, c'est à dire du tertiaire.

Mais Bourges va retrouver quelques réussites nouvelles avec la toute nouvelle zone dit de Port Sec Nord appelé Esprit 1, qui obtient la dénomination de zone franche avec les avantages financiers qui y sont liés. Esprit 1 va recevoir un centre d'Appel Bouygues vers 1997, avec près de 400 emplois. Cette entreprise déménagera vers le PIPACT à proximité d'Auxitrol en 2006. Elle sera inaugurée en septembre 2006, avec plus de 400 emplois, "tous des CDI" soulignait le directeur dans son discours.

Esprit 1 va se remplir avec une multitude de petites entreprises, souvent du tertiaire (Exocet) et des médecins ou kinés.

Globalement, la structure de Bourges se modifie, avec une industrie qui "sombre" progressivement que ce soient les industries aéronautiques et militaires avec tous les sous-traitants. Mais l'emploi se maintient, c'est le tertiaire, les emplois publics, c'est une page qui se tourne.

Les futures zones industrielles se nomment :

- Port Sec sud (appelé Esprit 2)
- Le Pipact ( avec un terrain racheté à la famille Tridon, situé au Vallon, en bordure de la RN 151).
- le nord des 4 vents (St Germain du Puy)
 
en savoir plus : l'industrie au XXI e siècle à Bourges avec plusieurs ZAC (PIPACT, VARENNE, ECHANGEUR, BAULIEU, PORT SEC... etc)

En 2007, la ZAC dite du Parc de Beaulieu commence à s'équiper à à recevoir plusieurs entreprises, des PME. Plus au sud, une zone attend un premier pôle logistique qui devrait s'implanter au cours de l'année 2008.

 

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