la télévision a bourges - Roland Narboux - Bourges Encyclopédie -

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LA TELEVISION A BOURGES
Par Pierre d'Archelet

Bourges, avec la télévision a toujours eu une approche conflictuelle.

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Version 2009

 

Bourges reçoit, comme toutes les villes de France la télévision. Ce sera la première chaîne en noir et blanc puis la seconde et enfin les 6 chaînes classiques, sans oublier aujourd'hui la TNT.

Mais la cité de Jacques Coeur a eu avec la télévision des relations assez tumultueuses... et ça dure encore !

Le journal télévisé se fait à Bourges !

En juin 1965, Bourges reçoit son second ministre, c'est Alain Peyreffite qui vient inaugurer le premier journal télévisé du Centre. Il passe par Neuvy-les-deux-Clochers afin de visiter les installations techniques des émetteurs. Il arrive dans Bourges à 16 h 25 et prend contact avec M. Pelloquin, le directeur et rédacteur en chef du nouveau Journal Télévisé qui s'adresse à 2 millions d'habitants.

C'est le 18e créé en France, et il se fera en liaison avec la presse régionale. Monsieur François Archambaut, pour la Nouvelle République, sera présent.


Comme l'explique alors M. Pierre Potier, "cette heureuse localisation des activités de l'Office de Radiodiffusion Télévision Française ".... n'a été possible qu'après la mise à disposition d'une salle de 120 mètres carrés située au second étage de la Maison de la Culture. Une Convention portant le numéro El-23-65 sera signée entre la Ville de Bourges et l'O.R.T.F.
Le ministre de l'information évoquera "la mission de culture, de paix et de pénétration pacifique des esprits".

Les studios seront installés dans les locaux de la Maison de la Culture, et une des premières tâches sera de trouver.... une speakerine ! 183 candidates seront auditionnées. Le choix final portera sur deux : Christine Cauvin, 22 ans, et Nathalie Nançay, 20 ans.

Le Préfet, M. Escande, s'entretiendra avec le ministre. Le pouvoir en place, plus que tout autre sous la Ve République, avait une haute idée du rôle du Préfet, comme représentant du gouvernement.

Mais ces studios ne resteront que quelques années et le JT du Centre s'en ira vers Orléans, comme d'habitude !


La télévision locale arrive a Bourges

Bourges, non satisfait de la radio qui fonctionne bien avec Recto Verso, va lancer deux opérations de télévision locale au milieu des années 1980.
La première dans le cadre du Printemps de Bourges, s'appelle alors Télé Printemps, elle dure le temps du festival de l'année 1986. C'était très "amateur", mais les vedettes du Printemps se succédaient dans la "petite lucarne berrichonne".

Le réalisateur était Gérard Espinasse qui réalise toujours des émissions et des informations du France 3.

Il fallait bien entendu trouver sur quel canal aller et beaucoup ont découvert cette télévision locale le dernier jour d'émission. Le studio était situé dans un des hall du Parc Saint Paul. Il y eu de "grands moments", avec tous les artistes visibles ces jours-ci.

 

Seconde expérience : Canal 31

La seconde expérience, crée à l'initiative de Claude Forget, Alain Philippe et Thierry Benoît avec la participation financière de Jean Marie Delattre s'est appelée Canal 31, car il fallait brancher son antenne sur 31.

télévision locale a bourgesCe fut une télévision locale, donc de proximité, avec des reportages dans les rues de Bourges, des débats, et beaucoup d'invités, la météo d'Alexandre Toussaint devenant une des séquences les plus regardées…..

 

De nombreuses séquences, et aussi du directe. Un magazine des sports avec Alain Philippe et Claude Forget

 

Roland Narboux faisait une rubrique intitullée "Un jour, une rue" et chaque jour, c'était enregistré, il présentait la rue Mirebeau ou la rue d'Auron en images. C'était assez réussit. Flora Pace faisait les reportages sur le jardinage, et Paul Barbier évoquait les années 60.

Pour les reportages, car il fallait faire parler les berruyers, il y avait 2 personnes, un reporter et un caméraman qui tenait la grosse caméra et faisait le son. Et en plus il fallait aller vite.

"Nous tournions pour les rues de Bourges une heure pour en sortir une minute. Alors, les séquences de 3 ou 4 minutes prenaient tout simplement trois ou quatre heures !"

Mais la télévision coûte beaucoup plus cher que la radio, environ 10 fois plus, et les financements locaux des firmes comme Carrefour qui joua le jeu s'avérèrent insuffisants, la télévision locale ne dura que l'instant de rêver.

Le réalisateur fut Bouchard-Lévêque, un canadien remarquable à l'accent superbe. Les studios étaient dans la salle des Dames de France à la place des studios de radio qui avaient été poussés un peu plus loin.

Le magasin Record avait de son côté mis en place un véritable mur d'écrans qui diffusaient tous Canal 31. L'émission principale de Claude Forget était un "talk-Show" qui était rediffusé plusieurs fois dans la journée, après être passé en direct vers midi.

La télévision canal 31 ne fut autorisée par le CSA que pour être diffusée 2 semaines, et même si chacun tira un peu sur la ficelle, au bout de 3 semaines, ce fut terminé.

L'équipe était totalement "crevée", et ce sera le début de la fin de la radio Recto Verso, car il s'agissait des mêmes volontaires; Beaucoup étant des bénévoles.

Aujourd'hui, il n'y a plus de télé à Bourges

Il n'y a plus de télévision à Bourges. FR3 a une équipe, parfois deux, mais elle est totalement absente de la ville. Il faut que les événements soient très négatifs pour qu'elle intervienne.

Ainsi pour les Nuits Lumière de Bourges, en 7 ans, aucun reportage par l'équipe locale.

Cela reviendra sans doute un jour, le jour où les reporters locaux "aimeront la ville".

Retrouvez quelques articles de l'Encyclopédie :
Ils sont nés à Bourges,
François Mitterrand à Bourges
Chiffres essentiels
Les Templiers
Les élections à Bourges au XXe siècle
Les Très Riches Heures du duc de Berry
les villes jumelles
Radios locales
Les francs-maçons
Kiosque et musique
Agnès Sorel
L'horloge astronomique
Les tramways de Bourges
L'Yèvre à Bourges
L'alchimie
La Bouinotte, magazine du Berry
L'usine Michelin
La maison de la Reine Blanche
Serge Lepeltier
L'industrie à Bourges au XXIe s
Monuments Historiques Classés
 

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