Téléphone a Bourges - Roland Narboux - Bourges Encyclopédie

L'ENCYCLOPEDIE DE BOURGES
ECONOMIE
URBANISME
PATRIMOINE
CULTURE
POLITIQUE
ENVIRONNEMENT
HISTOIRE

LE TELEPHONE A BOURGES
Par Roland NARBOUX

Bourges et l'histoire du téléphone dans la ville.

 RETOUR AU SOMMAIRE
 
 
RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL
Version 2012

Article en construction

 

Il y a cent ans… le téléphone arrive à Bourges !

C'est une partie du travail des Archives de la Ville de Bourges.


Dès 1895, le maire de Bourges, Henri Mirpied, qui réfléchit à l’installation d’un réseau téléphonique municipal : un devis estimatif est dressé le 21 février pour une somme de 5700 francs de l’époque.

Il faut cependant attendre quelques années avant que les choses se mettent en place : une délibération du Conseil municipal du 25 mars 1905 décide de "L’établissement d’un réseau téléphonique destiné à relier à un point central, l’Hôtel de ville, les bureaux d’octroi, les postes de police, l’hôtel-Dieu et le bourg d’Asnières".

L’année suivante, le maire, Henri Ducrot, demande au Conseil municipal de contracter un emprunt pour couvrir l’établissement de ce réseau téléphonique dont les frais de première installation se chiffrent à 9111 francs et soixante centimes.
Le matériel choisi provient de l’entreprise Alfred Burgunder, constructeur-électricien qui propose une grande variété de postes muraux et mobiles, poinçonnés par l’Etat et réalisés en acajou verni. L’horloger électricien Julien Elis, domicilié 2, Place de la Gare à Bourges, sert d’intermédiaire entre l’entreprise parisienne et la municipalité.

L’installation du réseau téléphonique se poursuit dans les années suivantes et se termine, il y a juste cent ans.
A cette époque, la mairie qui vient de s’installer dans l’ancien palais archiépiscopal se dote d’un équipement ultra moderne. Il s’agit de trois appareils portatifs (bureaux du Maire, des adjoints et du secrétaire général), un appareil mural (local du garçon de bureau) et treize appareils muraux destinés uniquement à la communication interne (voir les instructions). Le marché destiné à cette nouvelle installation et passé avec Julien Elis est approuvé par le Conseil municipal dans sa séance du 18 mars 1910.

 

Le téléphone restera pendant des décennies l'apannage des personnes fortunées ou celles qui avaient un vrai besoin professionnel comme les médecins.

Il faudra attendre les années 1970 et un grand plan du gouvernement sous l'autorité de Giscard d'Estaing, pour que le téléphone se développe en France et à Bourges.

Il faut savoir qu'un couple habitant Bourges en 1975, demandait une ligne téléphonique, et qu'entre sa demande faite très officiellement aux PTT (Postes, Téléphone et Télégraphes) et l'arrivée de la ligne et du numéro à 6 chiffres, il fallait entre 1 et 2 ans d'attente.

Il y avait peu de téléphone à Bourges et beaucoup n'en éprouvaient pas le besoin, puisque leurs relations et leurs amis n'en disposaient pas.

"A qui voulait-vous que l'on téléphone ?" tel était la remarque sensée de beaucoup, car hormis le médecin, les pompiers et l'hôpital, nul besoin de téléphoner.

Et en quelques années, par une vraie volonté politique, le téléphonne entrera dans les foyers des Berruyers.

Aussi, la révolution de la fin du XXième siècle avec le développement de la téléphonie mobile va constituer un phénomène de société.

 

article réalisé à partir d'un document des archives municipales.

 

Retrouvez quelques articles de l'Encyclopédie :
Ils sont nés à Bourges,
François Mitterrand à Bourges
Chiffres essentiels
Les Templiers
Les élections à Bourges au XXe siècle
Les Très Riches Heures du duc de Berry
les villes jumelles
Radios locales
Les francs-maçons
Kiosque et musique
Agnès Sorel
L'horloge astronomique
Les tramways de Bourges
L'Yèvre à Bourges
L'alchimie
La Bouinotte, magazine du Berry
L'usine Michelin
La maison de la Reine Blanche
Serge Lepeltier
L'industrie à Bourges au XXIe s
Monuments Historiques Classés
 

Et puis une nouveauté : L'information et l'actualité à savoir sur Bourges, en quelque clip et quelques lignes :

http://www.bourges-info.com/

 

Vous souhaitez enrichir le site de l'Encyclopedie de Bourges ?

 

Retour en page d'accueil