Le Parc Saint Paul de Bourges - Roland Narboux - Bourges Encyclopédie

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LE PARC SAINT PAUL DE BOURGES
Par Roland NARBOUX

Un lieu très connu de Bourges, avec la foire, le Printemps de Bourges et la palais d'Auron.

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Version 2010

 

Il s'agit d'une zone située à la limite du rempart gallo-romain, elle fut appelée vallée ou prairie Saint Paul, du nom de la paroisse et d'un moulin qui était situé sur l'Auron.

Cette zone est située entre le boulevard Lamarck et la prairie Saint Paul, ce site dédié à la culture et à l'animation, renferme dans son sol des vestiges gallo-romains importants.


L'origine du projet remonte à Henri Laudier, juste avant guerre. Ce maire visionnaire voulant implanter dans les années 1920 une foire exposition, jette son dévolu sur l'ancienne cartoucherie et les champs de manoeuvre de Saint Paul. La première édition n'est pas un franc succès, les commerçants ont boudé la manifestation. Henri Laudier écrira : " n'y faudrait-il pas voir plutôt la manifestation d'un des côtés du caractère berrichon, cette prudence un peu craintive qui préfère, avant de se lancer dans une affaire que d'autres aient essuyé le premier feu ".

Ainsi, une série de grands halls, comme l'on en faisait dans l'entre-deux-guerres vont sortir de terre. Ils sont en poteaux porteurs et en tôle, ce qui est esthétiquement assez laid.

Puis dans le cadre de la culture, c'est le Muséum qui est réalisé, cette fois "en dur" et monseigneur Foucher installe un muséum d'Histoire naturel et même un zoo. C'est alors dans les années 1950 un lieu de promenade avec une sorte de parc.


Progressivement les halls anciens et peu fonctionnels sont remplacés par de nouveaux bâtiments plus modernes. C'est le cas du " Pavillon ". Quatre piliers supportent la charpente, avec trois niveaux de 2000 mètres carrés environ chacun. Ce " Pavillon " sert aux animations les plus diverses, de l'exposition canine aux floriades en passant par le salon des antiquaires. Le Printemps de Bourges l'utilise régulièrement,Mais le Parc Saint-Paul reste synonyme pour tous les Berrichon le lieu de la Foire-Exposition,au mois de juin.

Enfin dans les années 1990, c'est la médiathèque de Bourges qui est construite à proximité du Muséum, et devient un des hauts lieux de la culture de la ville.

Le parc saint Paul a plusieurs fonctions fortes connues des Berrichons, c'est :

- le muséum d'Histoire naturelle

- la foire exposition annuelle.

- le Printemps de Bourges.

Le parc Saint Paul par la suite, dans les années 2000 va changer de nom et s'appeler les rives d'Auron, l'ensemble étant subdivisé en palais d'Auron, pavillon d'Auron ... etc


L'industrie au Parc Saint Paul :

Lorsque le canal de Berry arrive en 1822, puis le chemin de fer en 1847, une industrie qui était auparavant dans un milieu rural, commence à venir sur Bourges à proximité de ces deux nouveaux moyens de communication.

A l'emplacement du moulin Messire-Jacques et où se trouve aujourd'hui le palais d'Auron, sont créées en 1838, les Forges et Fonderies de Bourges. C'est une vraie création qui veur bénéficier de l'arrivée par le canal de la houille.

Cette société va avoir des hauts et des bas, avec Michonnet comme principal actionnaire.

Il y a deux hauts fourneaux, une tréfillerie et des ateliers. Mais cette société ne semble pas avoir beaucoup de salariés.

C'est en 1974 que la société Métallurgique du Centre se redéploie à Saint Doulchard et l'usine est détruite.

Après le moulin, puis une industrie sidérurgique et enfin un Hall des Congrès.

Une autre industrie du parc Saint Paul, la Cartoucherie date semble-t-il du mois de septembre 1854.

Par la suite, cette entreprise est affectée à la Direction d'artillerie, elle a été cédée à l'Ecole de Pyrotechnie le 15 mars 1885.

 

La fabrication de scartouches en France est multiple, il y a Bourges,dépendant de l’Ecole centrale de pyrotechnie; marque: ECP

A l’exception de la poudre qui est directement fournier par l’Etat, les autres matières premières sont achetées dans le commerce mais ne sont acceptées qu’après avoir satisfait à des épreuves spéciales, dans des conditions fixées par des instructions ministérielles. Les marchés pour la fourniture du laiton sont passés par la seule cartoucherie de Bourges, outillée pour faire subir à ce métal les épreuves de résistances et d’analyses prévues : de même la cartoucherie de Puteaux est la seule chargée de l’achat du maillechort. Les autres matières premières sont achetées directement par les cartoucheries.

La charge de poudre fulminante est introduite dans les amorces puis comprimée progressivement. Ces opérations, qui présentent un certain danger, sont toujours faites au moyen d’appareils que l’on peut faire fonctionner à l’abri d’un masque ou d’une cloison.Après le chargement, les amorces sont triées et vernies de nouveau.Les amorces et couvre-amorces destinés à la guerre, ne sont fabriqués qu’à Bourges et à Tarbes.

 



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