municipales 2001 - Roland Narboux - Bourges Encyclopédie

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MUNICIPALES EN 2001 A BOURGES
Par Roland NARBOUX

Bourges et les élections municipales de mars 2001 qui va voir l'élection de Serge Lepeltier pour un second mandat.

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Version 2012

       
      La campagne électorale de mars 2000
       
      C'est juste avant les vacances de l'été 2000 que commence timidement la campagne électorale. Chacun informe les électeurs de la suite des opérations.
      Serge Lepeltier distribue un journal de 4 pages avec pour thème "Bourges avance", en reprenant l'ensemble des réalisations effectuées en 5 ans. Au plan du concret, et en comparaison avec le première mandat de Boisdé ou de Rimbault, c'est le record en matière de réalisation.
      Dans une courte interview, le maire de Bourges évoque :
      " Nous avons dû combler un retard important en matière de voirie, avec de très nombreuses rues dont les trottoirs n'avaient pas été refaits depuis plus de 30 ans."
      Et puis vient la question de l'image du maire Serge Lepeltier. Beaucoup comparent ce comportement avec celui de feu Jacques Rimbault, et le maire de répondre :

      "J'ai tendance à penser que mon travail est mon meilleur discours. Mais c'est vrai j'apparais réservé. Pourtant j'aime les gens, le contact avec les Berruyers. Je crois que cette image un peu froide s'efface peu à peu et que beaucoup de Berruyers ont eu l'occasion de découvrir ce que je suis vraiment…. Un homme qui aime rire, passer des moments chaleureux en famille…. "
       
      L'opposition municipale, avec Jean Claude Sandrier n'est pas en reste et la liste s'affine, emmenée par les dirigeants locaux du Parti Communiste, les premiers tracts "veulent redonner Bourges aux Berruyers". Dans cette gauche plurielle, quelques tensions apparaissent du côté des "Verts" de Joël Crotté, alors que les socialistes emmenés par Yann Galut, Irène Félix et Jean Pierre Saulnier en ont pris leur…. parti, les socialistes seront une fois encore sous la coupe des communistes.
      Quelques semaines avant Noël, les groupes de travail des deux listes principales se mettent à cogiter le Bourges de demain, c'est Serge Lepeltier qui s'affiche sur les murs avec quelques membres de la future liste, puis seul, avec le nom de la liste "Bourges plus loin". La gauche travaille davantage le contact local qui lui a toujours réussi et distribue des tracts dans les boîtes aux lettres.
      Dans le foisonnement des idées, il ressort trois priorités, l'économique, la sécurité et l'environnement. La liste de gauche a une rôle plus facile, de critique de ce qui a été fait, jouant, sur " l'autoritarisme du maire et sa solitude ", insistant sur les hausses d'impôts et les travaux " pharaoniques " réalisés et non indispensables.
       
      Au début de 2001 les 49 candidats de chacune des deux listes sont dévoilés, sans réelle surprise. A droite quelques têtes nouvelles, et beaucoup de femmes, la loi impose qu'il y ait autant de femmes que d'hommes. Chacun note la présence d'Andrée Depond en seconde position, celle de premier adjoint, alors que les " politiques " sont là, comme Alain Tanton et Philippe Gitton. A gauche quelques retours et…. Beaucoup de femmes comme Irène Félix en bonne place. Les députés et conseillers généraux sont en tête de liste, mais le second de la liste est Yann Galut devançant Jean Pierre Saulnier et Jacqueline Jacquet. Les Verts emmenés par Joël Crottés sont quatre.
      Les cantonales dans trois cantons de Bourges se dérouleront le même jour que les municipales, et la droite réussit un joli coup en étant uni aussi bien dans les municipales que pour élire les candidats au Conseil général. C'est ainsi que Roland Chamiot entre en lisse, il est bien le seul candidat possible pour battre la gauche dans Bourges 3, alors que Frank Thomas Richard abandonne sa place comme maire adjoint pour reprendre son siège " bêtement perdu " au Conseil général. Enfin pour Bourges 5, c'est le docteur Verdier qui se relance dans l'aventure et dans un canton " affecté à gauche ".
      A gauche, ce n'est pas l'union, et chaque parti a son candidat, Guérineau, Berthot, Manigot…. Et beaucoup d'autres.
      A l'automne 2000, un article du Figaro Magazine dresse la situation de Bourges, et si l'article est très favorable au maire Serge Lepeltier, l'analyse du journaliste Bruno Bécart directeur de la Nouvelle République laisse pantois, il évoque simplement un score de 50 / 50 entre Lepeltier et Sandrier, ce qui n'est pas bon pour le moral de la droite locale alors que la gauche sent la victoire à portée de voix !
       
      Derniers dossiers du siècle et du millénaire
      Bourges en cette fin de siècle embellit, c'est le point fort de la municipalité sortante. Les travaux de la Gare se terminent et sont inaugurés le 19 février 2001, des ronds points, des fontaines et le retour du Luchrone, la qualité est à nouveau présente.
      Le musée de l'Homme est terminé, mais trop d'inaugurations à la veille des élections n'est pas toujours bien perçue, alors, L'équipe de Serge Lepeltier attendra le mois de Mai.
      Chacun attend les élections …. ou le Printemps de Bourges. Depuis 3 ans, l'équipe de Daniel Colling a redonné " un coup de jeune " à son Printemps avec des musiques connues et appréciées par les seuls moins de 18 ans, voire plus jeunes.
      La Maison de La Culture poursuit sa saison, avec une année consacrée en partie à la danse contemporaine.
       
      Fin de campagne et élections des 11 et 18 mars 2001
       
      La campagne est classique avec les distributions de tracts sur les marchés, la présence dans la ville des futurs élus, des futurs battus et des militants, sans oublier la sortie des super marchés ou des usines. Pour la première fois, des sondages locaux sont publiés. La Nouvelle République publie le premier sondage qui donne Serge Lepeltier très largement vainqueur, alors qu'une semaine après , le Berry Républicain publie les résultats du sondage CSA : c'est l'inverse du premier, la gauche l'emporte.
       
      Les thèmes portent sur l'économique, la sécurité et l'environnement pour la droite, sur la future baisse des impôts et la concertation pour la gauche. C'est à partir des premiers jours de janvier 2001 que les équipes des deux côtés se mettent en ordre de marche serré. Jean Claude Sandrier annonce que la hausse des impôts des ordures ménagères est inacceptable : "Il est anormal et injuste que la municipalité ait procédé à une augmentation de 102% en 1999. Celle-ci a plus particulièrement touché les 4000 foyers berruyers non-imposables et qui n'ont pas bénéficiés de la petite baisse d'impôts offerte en contrepartie".
      Les journaux locaux affirment qu'après les 102% d'augmentation, il faut s'attendre, si la droite repasse, à une nouvelle augmentation de 15%, alors qu'inversement, lorsqu'elle sera élue, la gauche les diminuera. Serge Lepeltier réplique rageusement, en rappelant à propos des ordures ménagères que l'usine de traitement "des Quatre Vents" a été faite par la gauche et réceptionnée quelques jours avant les élections de juin 1995, " alors qu'il y avait des mauvaises odeurs autour de l'usine" et "il a fallut installer un système de désodorisation qui a coûté 11 millions de francs au contribuable berruyer".
       
      Le maire de Bourges est furieux des accusations de son adversaire, utilisant des termes rares dans sa bouche, : " M. Sandrier cherche à tromper les électeurs, il fait tout pour fuir ses responsabilités". Au cours d'une conférence de presse, il annonce de manière solennelle qu'il n'y aura pas de hausse des ordures ménagères en 2001.
      La campagne est rude mais correcte. La gauche se focalise sur l'action déterminante de ses députés et du gouvernement. Jospin ayant fait une apparition le 5 mars, alors qu'une multitude de ministres viennent encourager Jean Claude Sandrier. A droite, Serge Lepeltier veut conserver à la campagne un caractère local, les thèmes sont très concrets et " il a refusé l'appui de Bernadette Chirac".
      Le Front National ne faisant aucune liste, la droite républicaine, pour certains observateurs "doit passer au premier tour…" et Serge Lepeltier obtient l'appui d'Ecologie Bleue de Patrick Hernu. La gauche plurielle compte sur la possible "vague rose", les chiffres du gouvernement Jospin étant très positifs, en particulier le recul du chômage.
      Ce chômage à Bourges est en forte diminution, quelle est la part du local de l'équipe de Serge Lepeltier et celle du national du gouvernement Jospin… voir de la conjoncture mondiale ?
       
      Le soir du 11 mars 2001, la tension est extrême, les chiffres tombent bureau par bureau, certains ont basculés, d'autres non. La liste de gauche est en avance, comme pour le dernier sondage, mais d'autres résultats arrivent et à 20 H 45, la droite républicaine conserve la mairie de Bourges, avec 52% des suffrages, contre 48% à la gauche.
       
      C'est le soulagement à droite, " on va enfin pouvoir poursuivre ce que nous avons commencé ", alors que la gauche est sonnée. Encore 6 ans à attendre, c'est beaucoup, Jean Claude Sandrier sait qu'il ne sera sans doute plus jamais maire de Bourges, la prochaine bataille sera entre une droite et les socialistes. Une ère est passée.
       
       
      Le résultat des cantonales est sans surprise, au second tour, Roland Chamiot entre au Conseil général, mais Frank Thomas Richard est battu tout alors que Michel Verdier l'emporte face à Jacqueline Jacquet qui est battue de cent cinquante voix.
      Au Conseil général, Serge Vinçon conserve la présidence.
       
      Le XXI siècle commence à Bourges, avec Serge Lepeltier comme maire, son action fera l'objet d'autres ouvrages.

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Les élections à Bourges au XXe siècle
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Kiosque et musique
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L'horloge astronomique
Les tramways de Bourges
L'Yèvre à Bourges
L'alchimie
La Bouinotte, magazine du Berry
L'usine Michelin
La maison de la Reine Blanche
Serge Lepeltier
L'industrie à Bourges au XXIe s
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