La météo - Roland Narboux - Bourges Encyclopedie

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LA METEO A BOURGES
Par Roland NARBOUX

La météo à Bourges, son histoire et ses perspectives, un article en construction, si vous avez des données, écrivez !

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"La première chose que vous faites en rencontrant quelqu'un, c'est de parler du temps"

Jack Rappeneau

La météorologie à Bourges a beaucoup évolué pendant tout le XX e siècle. Les mesures continuent à se faire à la sortie sud de la ville, à proximité de l'aéroport, sur la route de Bourges à Châteauroux.

Au XIX ième siècle, les relevés météorologiques commencent mais elles sont assez parcellaires et il faut attendre l'abbé Moreux pour que ces relevés soient plus sérieux et quotidien, avec une rigueur scientifique.

Pendant très longtemps, et jusqu'en 1952, c'est dans sa maison de la rue Ranchot que l'abbé fait ses relevés, avec température, pression, vent, précipitations... etc

La station météo officielle de Bourges date de 1945 et jusqu'en 1967 elle est située à l'aérodrome de Bourges avec dans les premiers mois de l'après guerre la responsabilité est entre les mains d'un militaire, Farré qui revenait de Syrie, c'est lui qui monte la station en mars 1945.

 

Elle a été installée en 1967 par le maire de l'époque Raymond Boisdé, à son emplacement actuel, route de Châteauroux, en face de l'aéroport.

Mais la notion de météorologie remonte à beaucoup plus longtemps avec le savant local : l'abbé Moreux.


Et vint l'abbé Moreux :

 

la météo de l'abbé MoreuxLe premier météorologue de Bourges fut donc le célèbre Abbé Moreux. A partir de 1912, avec M. Mevezin, il mesure les principales données météorologiques dans le jardin de l'Archevêché. Il a consigné pendant quarante années, dans de petits cahiers, avec une belle écriture fine :

les températures
la vitesse du vent
les hauteurs de pluie
l'ensoleillement
les hauteurs de neige
 

Lors de l'exposition qui lui fut consacrée en 2004, il fut établi qu'il s'agissait en France des relevés les plus constants et les plus longs de cette époque.

Tous les journaux de l'époque des années 1930 font état de la météo. La station météorologique est située dans le jardin de l'Archevêché, on donne ainsi, chaque jour :

- la hauteur barométrique à 13 h 761,6
- La température la plus basse de la veille + 15,6
- Température nuit (la plus basse) + 5,2
- Direction du vent SE
Prévision pour demain mardi : beau à nuageux par hausse barométrique, température douce dans la journée, mais toujours fraîche la nuit.
Et c'était signé de l'Abbé Th. MOREUX, chanoine honoraire, Directeur de l'Observatoire.

La météo dans les années 1930 intéresse toujours les berruyers.... et les autres.

La station météo de Bourges est crée le 1 er mars 1945, mais ce n'est qu'en 1967 que la météo de Bourges s'installe route de Saint Florent et avec sa coupole qui se repère de loin, il est possible de bien situer ce lieu.

Cette grande sphère toute blanche comporte à l'intérieur un radar qui détecte la pluie, c'est à dire toutes les averses et autres orages dans un rayon de 200 kilomètres. Il devient possible de donner à un quart d'heure près, les pluies qui arrivent sur un secteur, par exemple la cathédrale de Bourges.

La météorologie nationale est devenue METEO-FRANCE, établissement public en 1994.

(en 1987, la station se dote d'un radar météo).

Les évolutions techniques et l'arrivée des satellites ont beaucoup modifié la météo, en particulier rappelait Jack Rappeneau, les satellites géostationnaires avec lesquels, "aujourd'hui nous avons une image toutes les 30 minutes".

En plus du temps, une station de mesure de la qualité de l'air avait été installée par Lig'Air
 
Le temps à Bourges ( et en Berry)
 
Le climat de Bourges et de sa région est de type tempéré à influence océanique.
La température moyenne annuelle est assez proche de 11 ° C, quant à l'amplitude thermique, qui est la différence entre le mois le plus chaud et le mois le plus froid, elle est de 19 °C au maxi, et 13 °C au mini, ce qui signifie que les étés sont chauds et les hivers doux.
En juillet, la température moyenne maximale est de 25 °C et la minimum est de 0°C en janvier.
 
 
Le froid :
 
Globalement, le nombre de jours de gelées par an est d'environ 55, entre le mois d'octobre et d'avril, quant au brouillard, ce nombre est de 44 jours.
 
 
- 1929 : à la mi-février de cette année-là, dans la journée, la neige tombe, mais cela ne s'arrête pas et en fin de journée, la hauteur de neige est considérable pour le Berry, avec près de 30 centimètres de hauteur.
- juste après guerre, en janvier 1945, la température descend à - 21 °C.
- neige sur le Berry en février 1956, cela va durer tout le mois.
- 1963 : le froid est intense, la neige est présente, près d'un mois de neige.
- 9 janvier 1985, la température était descendue à Bourges à - 24 °C
- Le 13 janvier 1986, la température est de - 14°C
 
La chaleur et le soleil :
 
En moyenne, le nombre de jours de soleil est de 44 par an (?) ce qui semble faible. Avec un maxi qui atteint 13 jours en juillet.
Notons un record de chaleur en août 1974 avec 39,2 °C.
 
Les orages:
 
En juillet 1991, un orage reste dans les mémoires des berruyers, en 1 heure et demi, une quantité de 62 millimètres d'eau était tombées, c'est à dire la valeur moyenne des précipitations d'un mois !
 
Le vent :
 
Les vents dominants de la région sont orientés sur l'axe nord-est / sud-ouest, alors que Bourges les vents dominants proviennent de l'ouest.
Le nombre de jours en moyenne, avec un vent supérieur à 57 Km/h, correspondant à un vent violet est de 44 jours par an.
Quant aux tempêtes, avec des rafales supérieures à 100 Km/h, ce n'est que de 2 jours par an, selon un étude de 1951 à 1980.
 
Dans les tempêtes de ces dernières années, signalons celle de
- décembre 1999 : la tempête du siècle , vitesse du vent ?
- août 2008, avec des vents atteignant en rafale près de 120 Km:h (119 à Bourges).
- 7 février 2009, des rafales de vent dans la nuit avec des pointes au cours de rafales de l'ordre de 100 à 130 Km:h. Au matin, selon Denis Barbe, les vitesses étaient descendues à 85 Km:h en rafale.
 
 
Les arbres du Val d'Auron dévastés par un ouragan
 
C'était un dimanche soir vers 17 heures, lorsqu'un ouragan, le 17 août 1986 traversa le département du Cher en dévastant de nombreux lieux et abattant des arbres centenaires. On estime que le vent pouvait souffler à près de 200 km/h.
 

Un temps de chien à Bourges : 1985 et 1986

Chacun se souvient du début de l'année 1986. La neige et le froid comme l'année précédente à Bourges et en France sont au rendez-vous. Déjà, le 9 janvier 1985, la température était descendue à Bourges à - 24 °C, ce qui avait occasionné des dégâts considérables. Que de familles sans eau ni chauffage pendant plusieurs jours ! Ce devait être une exception et douze mois après, c'est à nouveau le froid et la neige !
Le 13 janvier 1986, la température est de - 14°C et les jours suivants la neige tombe en grande quantité. Gilbert Camuzat est interpellé par la population par rapport au déneigement qui n'est pas assez rapide.
L'élu se défend, en écrivant " Dans la nuit, la neige continue à tomber atteignant le lendemain plus de 20 cm. Le 14 janvier, 130 employés communaux avec le matériel des services techniques et des entreprises privées appelées en renfort travaillent à rendre accessibles les grands axes et les itinéraires des bus".
Au total, 400 tonnes de sels sont jetées sur les chaussées et 4000 mètres cubes de neige sont enlevés chaque jour. L'ensemble a coûté à la ville plus de 2,5 millions de francs et le maire a demandé aux autorités que Bourges soit déclarée zone sinistrée.

La tempête de l'an 2000 !

C'est en réalité dans les derniers jours de 1999, en décembre que se produit ce que les journaux titrent comme "la Tempête du siècle".

En deux vagues successives, ce sont de véritables ouragans qui s'abattent sur la France. Bourges est à la limite de la première vague d'ouragan au nord et à la limite, quelques jours plus tard, cette fois au sud.

L'eau et les crues de mai 2001
 
 
La canicule de 2003

Elle reste dans toutes les mémoires, il ne fallait pas être très doué pour observer la situation. Il faisait chaud, très chaud en cette fin juillet et surtout début août, et à lire les avis mortuaires des deux journaux locaux, la situation apparaissait effectivement catastrophique. A la place des 2 colonnes habituelles, il y avait 2 pleines pages de personnes de décès.

Ce qui va être dramatique, ce n'est pas trop la chaleur de la journée, mais le fait que la nuit, la température ne descendait pas. Et les cellules de l'homme ne pouvaient pas se régénérer.

Le froid de 2009

Le froid s'était installé à Bourges comme un hiver d'autrefois, avec des température voisines de - 12 ° c.

La sécheresse de 2011

Elle dure tout l'hiver avec une faible pluviométrie qui est au printemps de 70% inférieure aux moyennes habituelles. Pour le premier trimestre, les chiffres sont de 30 mm de pluie par mois, et 10 mm en avril, cela fera 30 mm en mai puis plus de 50 mm en juin et surtout juillet qui a une semaine très pluvieuse.

Mais avec ce manque d'eau, c'est la température moyenne qui est impressionnante, il fera près de 40° le 27 juin 2011, et c'est le Printemps le plus chaud a Bourges depuis les première mesures de météo, c'est à dire depuis 1900.


Le directeur de la station de Bourges est aujourd'hui, M. Philippe Boissel.

 

 

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