Les inondations de Bourges - 1910 - Roland Narboux - Bourges encyclopédie -

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LES INONDATIONS DE 1910 A BOURGES
Par Roland NARBOUX

Bourges et les inondations, un article qui commence en 1910, mais il faudra le poursuivre....

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Version 2009

 

Les inondations et le climat de Bourges n'ont jamais fait l'objet d'études importantes. Pourtant, la ville est entourée d'eau.

Les inondations sont connues à Bourges même si elles ne font pas l'histoire de la cité. Il y eut celle de 1856, et plus tard celle de 1897. Mais c'est la crue de 1910 qui va rester dans la mémoire collective, par son importnace mais aussi parce qu'il y a eu de très nombreuse photos transformées en cartes postales, diffusées à de nombreux exemplaires.

LES INONDATIONS DE 1910

Parmi les faits qui ont marqué cette période, il en est un qui restera dans toutes les mémoires, c'est le douloureux épisode des inondations de janvier 1910, avec une journée particulièrement difficile, celle du 22 janvier.
Tout commence au début de l'année, les eaux montent dans tout le pays, Paris et le zouave du Pont de l'Alma, qui était berrichon, étaient dans l'eau... tout comme la ville de Bourges.

L'Auron était déjà très haut, mais dans la matinée du 22 janvier, il y eut une légère accalmie. Cela ne dura pas, vers quatre heures de l'après midi, "le niveau d'eau s'accrut de nouveau avec une extraordinaire rapidité". Cette recrudescence s'expliqua par l'arrivée dans Bourges des eaux gonflées de la Voiselle. La catastrophe était là !

En une heure, les eaux montèrent de plus de 30 centimètres, tout le quartier des Ribauds était inondé, le cours Chanzy, la route de la Chaussée de la Chappe. Le quartier d'Auron est lui aussi dans l'eau. Le "Journal du Cher" signale : "il est extraordinaire, étant donnée la violence du courant, que l'on n'ait pas eu d'accident à enregistrer". Le boulevard de la République et l'avenue de la gare sont dans l'eau, les tramways sont à l'arrêt. Les voyageurs débarquant des trains ont dû se rendre à l'intérieur de la ville en passant par le boulevard Gambetta.

La peur se concrétisa encore avec l'écroulement d'une école siruée cour Chertier , dans le quartier de la Voiselle. Mais il n'y eu pas de panique. Le calme légendaire des Berruyers avait opéré.
La municipalité, dès la première heure "est entrée en pourparler avec l'autorité militaire pour tenter d'établir une sorte de pont pour traverser la nappe d'eau de la rue de la Gare. Le service du génie n'avait pas de matériel!" Finalement dans l'après midi, on organise un service de transbordement au moyen d'une voiture d'attelage de tramway, traînée par un cheval. Plus tard, on mit deux prolonges d'artillerie, dans lesquelles les piétons purent prendre place "gratuitement". Ce transport note un journaliste "a obtenu un grand succès, et quantité de personnes se sont fait passer ainsi, les unes par nécessité, la plus grande partie des autres par amusement".

Dans les heures qui suivirent ces événements, la situation se stabilisa, ce fut une longue attente et il y eut même une accalmie. Mais les pluies se mirent à redoubler dans la nuit du 25 au 26 janvier, puis le lendemain 27 janvier.

Et contrairement à ce qui se passait dans des temps plus lointains, les eaux ne reculèrent pas, et début février, ce sont les Marais du Haut, du côté des Ribauds qui sont sous l'eau. Cela va durer jusqu'au 15 février 1910, avec le vrai début de la décrue. Les dégâts étaient considérables dans de nombreux quartiers de la ville.

Pour tenter de récupérer quelque argent afin d'aider les sinistrés et effacer les mauvais souvenirs de ces crues, la municipalité berruyère mit sur pied la Fête du Grand Argentier. Un concours fut lancé pour déterminer la teneur et le programme de cette fête. Parmi les 15 projets reçus, le choix des édiles se porta sur :"le cortège historique de la vie de Jacques Coeur à Bourges".

Par la suite, à la fin du mois de novembre 1910 puis en février 1911, va se poser le problème des indemnités et cela va donner de longs débats au Conseil municipal où le maire Paul Commenge va s'opposer à un de ses conseillers municipal, M Demmer.

La commune de bourges va recevoir la somme de 4730 francs et faire appel de ces décisions du préfet, et la ville sera déboutéée de sa demande.

D'autres inondations ?

Il est certain que 1910 représente la crue dite centenale, mais le souvenir des berruyers ne va pas jusqu'à en trouver d'autres.

Lorsque vous posez la question, beaucoup se souviennent de la crue de Bourges de mai 2001, avec les inondations du bas du quartier du Val d'Auron. Mais il s'agissait d'une crue assez moyenne touchant essentiellement l'Auron, alors que le niveau de l'Yèvre était stable.

contributions :

Les inondations. Vous dites que les Berruyers ne se souviennent pas d'en avoir revu depuis 1910. Or je crois me souvenir qu'étant enfant, âgé de 5 ou 6 ans, donc vers 1932/33, j'ai vu une inondation entre le pont d'Auron et le moulin de la Chappe, en face du bassin aux péniches, des bancs de bois disposés bout à bout de façon que les gens puissent passer. Cela m'avait beaucoup impressionné.

Robert Lechêne

 

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