la franc maconnerie moderne a bourges et dans le cher - Bourges Encyclopédie -

L'ENCYCLOPEDIE DE BOURGES
ECONOMIE
URBANISME
PATRIMOINE
CULTURE
POLITIQUE
ENVIRONNEMENT
HISTOIRE

LA FRANC MAÇONNERIE AUJOURD'HUI A BOURGES

Bourges, voici ce que fut-semble-t-il l'histoire moderne de la franc-maçonnerie à Bourges et dans le Cher.

RETOUR AU SOMMAIRE DE LA FRANC MaçONNERIE
 RETOUR AU SOMMAIRE
 
 
RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL
Version 2016

 

Histoire moderne de la Franc maçonnerie à Bourges et dans le Cher

A Bourges et dans le Cher, historiquement, la Franc Maçonnerie fut essentiellement celle du GODF (Grand Orient de France), puis ce sera le Droit Humain en 1937 et depuis 1973, toutes les autres obédiences se retrouvent à Bourges et dans le Cher.
 
Société secrète, voici ce que l'on peut lire sur le site Internet du GODF :
      " Le Grand Orient de France est une association qui est animée par deux grands principes apparemment contradictoires : le respect d'une Tradition héritée des fondateurs de la Franc-Maçonnerie et la recherche de progrès pour l'amélioration de l'Homme et de la Société.
      Le respect de la Tradition est ce qui fait de la Franc-Maçonnerie et du Grand Orient de France en particulier, une société initiatique. Dans les Loges Maçonniques, des rituels et des symboles sont utilisés dans le déroulement des réunions et dans la progression personnelle des Francs-Maçons dans leur démarche au sein de l'association. Les plus connus de ces symboles sont les trois points, l'équerre et le compas. Leur signification philosophique et morale ne saurait être révélée sans en altérer la profondeur ; c'est là la seule signification du secret maçonnique. "
 
 
Pour la Fédération du Droit Humain, voici ce qui se trouve sur le site en préambule :
      " La Franc-Maçonnerie fait l'objet d'interprétations et de commentaires différents. Elle est souvent ressentie comme une société mystique et secrète. Le terme de Loge Maçonnique évoque dans le grand public des images différentes liées à une méconnaissance de la véritable finalité de la démarche maçonnique.
      Cette présentation permettra à un grand nombre d'hommes et de femmes de mieux comprendre la démarche des membres de l'Ordre Maçonnique Mixte International " LE DROIT HUMAIN " et leur idéal humaniste. Indépendamment de ce site web qui n'est qu'une documentation succincte : des renseignements complémentaires peuvent être obtenus auprès du siège social de l'Association "
 

 

 

 


 
A partir de cela voici une histoire difficilement écrite, car en province, la franc-maçonnerie reste une société discrète, comme le disent les francs-maçons, ou secrète, comme dit souvent le public.
Voici donc la dernière partie de l'Histoire de la Franc-maçonnerie à Bourges (et dans le Cher), les contributions seront les bienvenues.
 
 
 
 
 
La situation en 1945
 
La guerre est terminée, la franc-maçonnerie interdite par Pétain reprend ses droits et peut renaître. En effet dès 1940 la franc-maçonnerie est interdite, et les Sœurs et Frères doivent se cacher pour se voir. Certains sont pourchassés, et ils ne peuvent plus exercer une profession dans la fonction publique, ce fut le cas des instituteurs.
Les francs maçons pendant 4 ans vont rester encore plus discrets qu'auparavant. Une minorité suit le maréchal, à l'opposé, beaucoup font de la Résistance et d'autres sont à l'image des français, ils se terrent et attendent la suite avec pour but de survivre à cette douloureuse période.
La guerre se termine, et l'occupant quitte la ville de Bourges et le département du Cher en septembre 1944. De Gaulle autorise à nouveau la franc-maçonnerie et les Loges.
Dans cette période, que ce soit au plan national ou au plan local, la Franc-Maçonnerie subit une double crise :

- matérielle, elle perdu ses locaux qui ont été spoliés ou détruits, ainsi qu'assez souvent ses archives, (à Travail et fraternité, une partie des archives, dont les "livres d'architectures", sur lesquels sont consignés tous les comptes rendus ont été sauvés, par des frères).
 
- morale, les 4 années de ténèbres ont porté un coup à la philosophie maçonnique qui croit en l'homme et se targue de considérer l'optimisme comme une vertu.
 
Et puis, sous l'Occupation, les comportements individuels des français et aussi de certains francs-maçons n'ont pas toujours été cohérents ou exempts de reproches.
Des francs-maçons ont eu des comportements exemplaires, d'autres lâches, et beaucoup indifférents. Sur des esprits faibles, dans une aussi difficile période, la propagande de Vichy aidant, certains ont flanché.
La Franc-Maçonnerie décide aussi, à la Libération de "faire le ménage" parmi ses membres, et les "frères" suspects de collaboration, plus ou moins active seront bannis de leur qualité maçonnique.
Pour revenir en Loge, il faut en faire la demande et assurer dans un serment dans lequel le frère dit qu'il y a pas eu de collaboration sous quelque forme que ce soit. C'est une démarche qui peut être vexante ou humiliante pour certains. Au plan nationale, par exemple Pierre Mendès-France, franc maçon, refusera de revenir en maçonnerie !
 
A Bourges, et dans le département du Cher, deux Loges reprennent leurs travaux :
 
- Travail et Fraternité pour le Grand Orient de France (GODF) , elle existe depuis 1903
- Pax Labore pour le Droit Humain qui est récente, elle date de 1937
 
La loge Travail et Fraternité va reprendre ses travaux après la guerre, la première réunion se déroule le 10 décembre 1944, à Maison des Syndicats rue Michel de Bourges, en attendant la restitution du temple.
A la première réunion, sont présents autour du président Marcel Soubret, grande figure de l'humanisme local, lequel participe par ailleurs au Comité Départemental de Libération au titre des mouvements philosophiques. Un peu moins de 30 frères retrouvent le chemin de la loge.
Ce n'est que le 27 février 1945 que les frères de Travail et Fraternité retrouveront leur Temple, qui leur est restitué.
Pour Pax Labore du Droit Humain, c'est plus tard, le 1 er octobre 1946 que la Fédération Nationale informe les Loges qu'elles vont pouvoir reprendre leurs travaux.
Il faut noter qu'en avril 1945, seules quelques loges du Droit Humain ont repris leurs travaux, elles ne comportent que 150 Sœurs et Frères sur l'ensemble du pays.
Pax Labore reprend ses travaux en octobre 1946, ils sont 6 maîtres, 2 Compagnons et 1 apprenti, ce qui fait 9 sœurs ou frères, et assez vite, c'est la réintégration de 4 membres puis l'affiliation de 2 autres.
La loge est alors forte d'une petite quinzaine de membres.
Le redémarrage des deux loges de Bourges semble avoir été difficile et pendant une petite dizaine d'années, les sœurs et frères de Bourges seront marqués par les 4 ans qu'ils viennent de vivre.
La guerre a laissé des traces, à la fois sur le plan personnel de chacune et chacun et aussi sur le plan philosophique. Les francs-maçons croient en l'Homme, en l'humanisme et ce qui s'est passé pendant 4 ans, cette barbarie perpétrée par l'espèce humaine a été un contre exemple terrible et dramatique.
Comment croire en l'homme, aux principes de fraternité après tant de haine ?
Le problème des loges, c'est de survivre, c'est à dire de renaître, de reprendre le travail, pour une " humanité meilleure et plus éclairée " et aussi de recruter des francs-maçons. La guerre avait été une épreuve terrible pour une société de pensée, elle avait vue tous ses repères vaciller. Elle avait été aussi classée parmi les causes de la défaite, pour le pouvoir de Pétain et une partie de la population qui avait suivi cette propagande.
Les loges se dépeuplent, Travail et Fraternité est encore sous le coup de la disparition de son secrétaire, tué la veille de la Libération de Bourges (le 4 septembre 1944), le frère Elie Bourlier, résistant actif tué par les allemands.
 
C'est le temps des interrogations.
 
En France, beaucoup de frères ne reprennent pas le chemin de la loge. Il ne semble pas que ce soit le cas à Bourges, sans doute parce que la province du Berry a été moins affectée que d'autres par le conflit, et les gens, sont plus calmes et sans doute plus philosophes.
Les deux loges sont un peu fermée, elle recrute assez peu, ses membres sont dans l'éducation nationale, à la société d'aviation SCAN, il y a aussi quelques artisans. Les "anciens" ont beaucoup aidé les plus jeunes.
Mais il y eut une dizaine d'années très difficiles pour la maçonnerie locale. Les postes de responsabilité étaient tenus par les mêmes et cela pendant des années, car il n'y avait pas de relève. Ainsi, c'est une jeune femme entre en loge à Pax Labore, et elle travaille beaucoup, elle sera présidente de la loge pendant une petite vingtaine d'années.
On trouve aussi l'entrée de plusieurs résistants, parmi les plus actifs du département du Cher.
C'est le temps de la reconstruction, à Bourges, la maçonnerie du GODF est assez politisée à cette époque, les frères sont proches de la puissante SFIO (Guy Mollet est un frère célèbre, comme Paul Ramadier) et pas très loin du Parti Communiste. Le Droit Humain est plus en retrait, il travaille davantage le symbolisme, mais il recrute parmi les éléments laïques de la ville.
En fait, la loge peine à se reconstituer, un frère de Vierzon la porte à bout de bras. "Il nous a sorti de l'ornière de l'après -guerre". Il travaillait beaucoup, avec un faible pour les problèmes de "l'unicité" mais il était très à l'aise dans les mathématiques et la philosophie.
Son appartenance au parti communiste et à une loge maçonnique ne semblait pas lui avoir posé de problème. C'était un grand humaniste.
On note aussi une volonté de certains membres de jouer un rôle politique local fort, c'est le cas à Vierzon et à Bourges où un frère aurait du devenir maire de la ville sans quelques désistements partisans de certains conseillers municipaux.
Comme se souvient un membre de Pax Labore, " il y avait une réunion par mois, c'était le dimanche matin. On n'avait pas tous de voiture et beaucoup n'habitaient pas Bourges, alors, on prenait le car ou on s'arrangeait avec les amis ".
C'est aussi l'époque de Jacques Mitterrand, un homme politique national qui n'a aucun lien avec François du même nom. Jacques Mitterrand est de l'Union Progressiste, un parti politique charnière, proche du Parti communiste. Il devient conseiller municipal de Bourges et sur le plan de la maçonnerie, il sera élu plus tard, Grand Maître du GODF. C'est un des grands personnages de la franc-maçonnerie.
 
A Bourges son influence est très forte, on peut penser qu'il façonne le positionnement de Travail et Fraternité par sa présence. C'est un anti-colonialiste convaincu, bien avant la guerre d'Algérie.
Jacques Mitterrand est un "grand personnage", comme se le rappelle un frère, il parlait beaucoup des problèmes de l'Education Nationale, il avait une voix de santor, et la défense de la laïcité était sa règle d'or.
 
La maçonnerie est alors combative, mais à l'extérieur, elle manque de bras.
Les Sœurs et Frères sont dans une ligne qui se caractérise par la laïcité, la libre pensée, le rationalisme, mais aussi une position politique ancrée à gauche, en excluant le parti communiste, bref relativement uniforme.

    C'est une société philanthropique, philosophique et progressive, elle prône la liberté absolue de conscience.
 
Les revues de l'époque sont particulièrement austères, comme Humanisme, très philosophique ou historique. Des textes et aucune photo, ou encore la chaîne d'Union consacrée au symbolisme.
On s'intéresse aussi à la rénovation du temple. Car les locaux sont peu entretenus et après guerre, la maçonnerie locale n'a pas d'argent. Le Temple est chauffé par deux poêles à charbon, et les toilettes de la salle du fond sont plus que rudimentaires pour ne pas dire inexistantes. La philosophie est rattrapée par les problèmes matériels et le manque d'argent. Il n'y a jamais de subvention de qui que ce soit. Ce sont les sœurs et les frères qui financent entièrement leurs activités.
Mais la franc maçonnerie recrute, sans grands moyens, avec peu de conférences publiques, alors les loges travaillent, retrouvent des thèmes qui leurs sont chers, afin de redevenir un laboratoire d'idées.
A Pax Labore, il y a beaucoup de questions sociales. Des frères et des sœurs ont des sujets de prédilection, comme l'un d'eux avec la notion de suppression de la monnaie ou un autre sur les assurances, on trouve beaucoup de symbolisme, et les études des uns et des autres sont de très haut niveau se rappellent quelques anciens. C'est une société initiatique, avec de nombreux travaux de réflexions.
Sur le plan national, le Premier bulletin du GODF commence à paraître en 1955, le GM est Francis Viaud, il évoque les sociétés secrètes, les Rose-Croix et aussi la laïcité en Vendée. C'est l'époque où les maçons songent à l'unité. Ce sera la thème d'une question soumise à l'étude des Loges en 1958.
Toujours en 1958, les FM du GODF travaillent la question suivante : "la sauvegarde des intérêts culturels et de l'esprit laïque de la nation française dans l'unification européenne de demain."
Cette période va durer de 1945 à 1960.
 
Le temps du renouveau, de 1960 à 1970
 
A partir de 1960, deux caractéristiques pour les loges de Bourges, d'une part c'est la période gaulliste avec la guerre d'Algérie. La maçonnerie du GODF est très opposée à la guerre.
Les réunions de Travail et Fraternité se déroulent deux fois par mois, Pax Labore se réunit deux soirs en semaine par mois à partir de 20 heures.
Ce qui caractérise alors la loge du Droit Humain, c'est la présence d'une vénérable qui tiendra la présidence durant une vingtaine d'années, de 1955 à 1973.
C'est le travail symbolique avec quelques études sur les grands sujets, mais sans extériorisation.
Pax Labore semble avoir été dans cette période une loge particulièrement discrète, mais très fraternelle, c'est en effet le mot clé de la franc maçonnerie.
La présence de personnalités locales qui ont participé à la Résistance est un élément important vis à vis des générations nouvelles. C'est une sorte de caution avec une demi-douzaines de fortes personnalités.
C'est l'entrée dans la maçonnerie de personnes qui viennent de professions libérales, des fonctionnaires, des médecins, des artisans, des cadres de Nord Aviation et quelques uns des Etablissements militaires, mais aussi des enseignants. Il y a peu d'ouvriers et pas beaucoup d'agriculteurs.
Les présidents de Travail et Fraternité qui se succèdent viennent souvent de l'enseignement.
La franc maçonnerie du GODF, comprend que ses effectifs sont très âgés, ils ont vécu la guerre, et il semble nécessaire de renouveler les frères et de faire entrer des personnes plus jeunes. Ce sera le même phénomène à Bourges. Des jeunes "frappent à la porte du Temple", ils ont entre 30 et 40 ans, et certains ont un peu plus de 20 ans. C'est un phénomène nouveau qui va profondément modifier la caractère de cette maçonnerie.
A Pax Labore, c'est la place du symbolisme avec assez peu d'extériorisation.
 
Il faut noter que Bourges, après avoir élu plusieurs maires différents entre, à partir de 1959 dans l'ère Boisdé. Raymond Boisdé devient député puis maire de Bourges, il le restera 18 ans.
Dans cette phase politique, assez classique, des francs maçons sont aussi dans la politique locale, c'est le cas des socialistes modérés de Travail et Fraternité qui entrent dans la garde rapprochée de Raymond Boisdé, maire de Bourges.
 
Sur le plan national, en retrouvant d'anciens "Humanismes", on trouve des questions ou des articles sur "la défense des droits de l'Homme en URSS", sur les problèmes de la jeunesse universitaire ou encore sur "l'énergie", besoin vital de l'humanité civilisée".
Les loges de Bourges travaillent beaucoup sur les sujets à caractère sociaux. Le Travail et son avenir, mais d'autres thèmes sur la paix.
 
L'ère post soixante huitarde
 
Après mai 68, les vieilles institutions comme la franc maçonnerie voient vaciller leurs bases et parfois leurs principes. C'est un peu la bataille des générations et aussi des sujets à traiter.
La loge Travail et Fraternité devient de plus en plus une rencontre de notables. Ils viennent passer un peu de temps à la loge, et, entre hommes, pour Travail et Fraternité. Les femmes, sœurs, sont interdites à cette époque dans les loges du GODF.
On pourrait reprendre l'article du Monde, "La France S'ennuie" et dire aussi "On s'ennuie dans les Loges ".
A Travail et Fraternité en 1965, le vénérable est un fonctionnaire de la mairie de Bourges, c'est un homme de grande valeur, chaleureux, mais la loge manque de renouveau. C'est un enseignant qui le remplace en 1968.
Les méthodes de travail sont parfois au dire des plus jeunes qui commencent à rentrer, un peu vieillotes, en particulier dans le travail. Inversement, tout ce qui touche au symbolisme et au rituel est de très haut niveau.
Il faut remarquer que c'est à l'automne 1967 que le GO fait une série de conférence auprès des étudiants parisiens des Grandes Ecoles. Un peu comme si les dirigeants de l'époque avaient senti le vrai besoin des jeunes d'alors.
La revue Humanisme change et se structure elle devient plus moderne avec des dossiers sur la Laïcité bien entendu, mais aussi sur l'Afrique, l'Ecole…. Et en 1975 par exemple "Les problèmes de l'Education Nationale résultant de changements démographiques et sociologiques".Etc
La Chaîne d'Union diffuse le symbolisme, mais sans continuité. Elle disparaît, revient, repart….
Mais il n'y a toujours que 2 loges dans le département du Cher et elles sont à Bourges. Rien à Saint Amand, pas plus qu'à Vierzon.
Cela dénote une faiblesse du recrutement en général.
C'est à partir de cette période post " soixante huitarde " que la franc maçonnerie se développe dans le Cher. Un peu comme à la veille de la Révolution de 1789, où plusieurs loges se constituent en quelques années, à partir de 1973, c'est une véritable frénésie qui prend les francs maçons de Bourges et du Cher, et toutes les obédiences s'y mettent.
 
Multiplication des loges, 1974- 1981
 
A partir du début des années 1970, dans le Cher, les loges se multiplient,
- 1974 (6 janvier): "Minerve", du GO est issue de Travail et Fraternité, elle est formée d'enseignants de l'Education Nationale et de cadres de la SNIAS ou des Etablissements militaires, tous sont relativement jeunes. C'est un peu le sang neuf qui quitte la loge "mère".
- 1974 : "Renaissance d'Aubigny" se forme, c'est une loge appartenant à la GLDF, Grande Loge de France qui est alors la seconde obédience en France en terme d'effectifs après le GODF.
- 1978 : "Jacques Cœur", une loge de la GLNF, Grande Loge Nationale Française, qui est une nouvelle obédience, caractérisée par la reconnaissance par les obédiences régulières anglo-saxonnes, et aussi par le choix d'un Temple situé en dehors de Bourges-Centre.
- 1981 (9 janvier) : "Le Boischaut Fraternel", une loge du GODF qui s'implante à Saint Amand. Avec un effectif faible et peu de moyens matériels. Elle est formée de frères entreprenants et persévérants.
- 1981 (21 mars) : "Les Amis de la Liberté", une loge là encore du GOFF qui s'implante à Vierzon.
- XXXX : "De Pourpre et d'Azur, une loge de la GLFF, Grande Loge Féminine de France, c'est une loge exclusivement féminine, très portée sur le symbolisme.
- 1983 : "Sphinx" à Vierzon pour le DH Droit Humain.
- 1991 (27 Octobre) : "Alpha à Oméga", loge du DH à Bourges. Plus symbolique que la loge mère Pax Labore.
- 200X. : "De l'épure au Tracé" loge du DH à Condé. (Près de Saint Amand ?)
- 200X. : "La fraternité écossaise" à Aubigny sur Nère
 
Sans entrer dans les détails, il faut noter qu'en 8 ans, ce sont 6 loges qui s'implantent dans le département du Cher. Et le phénomène s'est poursuivi. Cela rappelait l'époque ancienne juste avant 1789. Les comparaisons vont s'arrêter là.
L'arrivée de Minerve sur la place de Bourges, montre la voie. Elle a un côté "révolutionnaire", nous dirions alternatifs avec des frères biens classés "à gauche". C'est un dynamisme fort, avec beaucoup de travail en Loge. Une réunion durait 4 heures avec au moins trois exposés et des discussions. Et une focalisation sur les problèmes de la société, le chômage, l'environnement dès 1974, mais aussi l'utopie, l'armée, les mas médias, et le micro-ordinateur (c'était en 1982)… etc.
La loge Travail et Fraternité devient " la loge mère " du GODF. On assiste alors à un accroissement de la maçonnerie à Bourges, à partir de 1974, la franc maçonnerie se retrouve plus forte, avec une sorte d'émulation.
 
La Loge Renaissance d'Aubigny de la GLF, reste depuis ses débuts en 1974, très symbolique. Peu de problèmes de société sont abordés, des sujets comme la drogue, est réalisé dans un contexte plus philosophique, plus réfléchi et moins encyclopédique.
C'est une loge qui attire alors des membres qui veulent écouter autre chose que ce que proposent les enquêtes des magazines ou parfois de la télévision.
 
Un fort recrutement :
 
Le recrutement de Minerve est assez fort, mais en restant dans la même sociologie que les frères présents. Ce sont des milieux de l'enseignement et de la SNIAS. Cela va provoquer un peu de perte d'énergie, d'autant plus que le départ pour une autre ville du vénérable fondateur n'arrange pas les choses.
Le recrutement de Travail et Fraternité s'effectue dans des milieux beaucoup plus diversifiés, des hommes du centre gauche voire même du centre droit sur le plan politique entrent en loge. Cela donne une dynamique nouvelle.
Cette période pré 1981 et l'arrivée de la gauche au pouvoir à la fois local et national explique aussi le fort recrutement. Il y a à la fois un vrai besoin pour un profane d'entrer dans un lieu où il est possible de discuter, de se faire entendre. La politique pure et dure étant perçue comme insuffisante, trop partiale, alors on s'en va dans ce que l'on nomme "des laboratoires d'idées".
Il y a aussi des profanes qui pensent que pour bien s'asseoir en politique, la franc maçonnerie, avec ses réseaux est un bon ascenseur.
On trouve aussi une idéalisation de la franc-maçonnerie, des profanent "frappent à la porte du Temple" pensant trouver là, ce que différentes autres structures ne leur ont pas donné. Ils sont actifs, avides d'absolu, désireux d'aller plus loin dans la Société, travailler et ils ont tour à tour quitté le syndicat, l'association de quartier, puis le parti politique, les parents d'élèves…. Et se sont tournés vers la franc maçonnerie. Et là, ils ont rencontré une société faite aussi de femmes et d'hommes, avec leurs qualités et leurs défauts. Différente de ce qu'ils avaient vécu ailleurs, mais qu'ils avaient trop idéalisé. Pour certains, ils ne feront juste que passer.
Dans cette période qui précède mai 1981, un événement important touche les loges de manière indirecte. Ce sont les élections municipales de 1977 à Bourges avec la présence des frères dans les trois listes en présence.
A gauche, des francs maçons sont très présents sur la liste de Jacques Rimbault le nouveau maire communiste.
A droite, dans la liste Bourges Espoir il y a plusieurs francs maçons. Ils seront battus.
La liste Boisdé le maire sortant comporte semble-t-il peu de francs maçons, alors qu'ils étaient davantage présents dans les élections précédentes sur cette même liste.
Mais cette décennie passée est aussi caractérisée par une forte extériorisation du GODF, au niveau national, mais aussi au niveau local.
Ainsi en 1978, c'est une conférence publique au théâtre Jacques Coeur ( ?) avec Jacques Mitterrand, l'année suivante, nouvelle conférence publique sur le thème de l'agriculture.
Enfin en 1980, c'est un colloque très important à Bourges sur la laïcité, à la Maison de la Culture.
La maçonnerie locale va affronter quelques crises, en particulier au GODF. C'est ainsi que Minerve invite l'Abbé Marc Oraison à une "réunion de loge ", et demande l'autorisation au Conseil de l'Ordre de Paris, instance suprême, , ce qui lui est …… refusé. La franc maçonnerie du GODF est assez anticléricale et l'Eglise catholique lui rend bien la monnaie. Les francs maçons étant toujours excommuniés.
Dans la même veine, les ennuis de l'ancien Grand Maître Fred Zeller à la suite de la publication d'un ouvrage (Trois Points c'est tout) feront l'objet de longs débats, et la loge progressiste Minerve l'assurera de sa confiance et l'invitera à une réunion à Bourges.
Un franc maçon de Minerve sera élu au Conseil de l'Ordre, l'instance exécutive du GODF, et l'année suivante, il devient le N° 2 de l'Ordre, c'est à dire Grand maître Adjoint, le Grand maître étant Paul Gourdot, et nous étions en 1981. Un fait unique dans les annales de Bourges semble-t-il.
Sur le plan national, c'est la laïcité qui tient la plus grande partie de la revue Humanisme. C'est La laïcité en 1979, puis C'est "école laïque, pour y voir plus clair", ou encore en 1981, le numéro spécial consacré au centenaire des lois laïques.
 
Après 1981,
 
La période qui suit les élections de mai et juin 1981 est assez surréaliste. L'arrivée de la gauche au pouvoir raisonne comme le début d'une ère nouvelle, Jack Lang évoquant le passage des ténèbres à la lumière, une formule maçonnique.
La franc maçonnerie se croit alors tout permis, en tout cas pour le GODF, car visiblement le Droit Humain reste beaucoup plus discret sur le sujet.
Pour la majorité des frères du GO, ce sont bien les idées maçonniques que les français ont voulu promouvoir par leur vote. D'ailleurs au niveau des gouvernements successifs, les francs maçons sont présents, les magazines donnent les noms des ministres. Certains sont vrais, d'autres faux.
Charles Hernu, Pierre Joxe, Yvette Roudy sont des frères ou des sœurs ? Nul ne sait, mais c'est ce qui se lit dans les magazines.
 
A Bourges, il ne semble pas que les loges aient modifié leur attitude, ou clamé fort leur victoire. Chaque frère ou chaque sœur s'est sans doute réjoui du résultat, mais hormis sur les réformes de l'éducation nationale et la suppression de l'école libre, ou confessionnelle, les débats semblent avoir été très calmes.
Les francs maçons vont s'apercevoir assez vite que si il y a des ministres francs maçons, le président François Mitterrand n'est jamais entré dans les loges, et qu'il se méfie des francs maçons même si son entourage est formé de plusieurs frères. Il connaît aussi très bien la franc maçonnerie par sa belle famille.
Les relations au plus haut niveau entre la franc maçonnerie et François Mitterrand vont assez vite se détériorer, le Grand Maître Paul Gourdot demande globalement la réalisation du Grand Service de l'Education nationale et donc la suppression des écoles dites libres, ( confessionnelles) et il évoque dans une colloque devenu célèbres les "atermoiements du gouvernement", allant par la suite jusqu'à demander l'instauration d'une sixième République.
 
Ce sera le temps à Bourges de la lutte contre l'école confessionnelle et quelques beaux défilés en ville…. Rue Moyenne. Jusqu'à la grande manifestation de Versailles des partisans de l'école privée catholique et Mitterrand enterrera le projet, en voulant beaucoup aux francs maçons qui l'avaient entraîné dans cette galère.
Un homme assurera la liaison entre le nouveau pouvoir et l'Ordre, ce sera Roger Leray. Il se liera d'amitié avec le Conseiller berruyer de l'Ordre, élu depuis 1980, et qui venait de Minerve, la loge de Bourges. En 1982, Roger Leray animera à Bourges une réunion sur "Franc maçonnerie, institution philosophique et progressive".
De même sur le plan politique, un frère, membre de la loge Travail et Fraternité, était un intime de Mitterrand, il était le responsable de la carte électorale du Parti Socialiste, il venait parfois à Bourges le dimanche matin, retrouver ses frères. C'était un homme très influent.
 
1981 - 1995, la gauche au pouvoir, en France et à Bourges
 
La gauche est au pouvoir, François Mitterrand est réélu en 1988, et les périodes de cohabitation se déroulent selon un sérieux tout républicain.
A Bourges, Jacques Rimbault le maire communiste tient la mairie de Bourges. Plusieurs francs maçons de la loge Travail et Fraternité et de de Pax Labore sont au conseil municipal.
Les travaux en loge sont variés, toujours très proches de l'actualité, avec par exemple "être maire", "militantisme et sectarisme", "le temps libre" ou encore "guerre et crise mondiales" ces trois derniers étant des questions traitées dans toutes les loges de France du GODF.
On travaille en Loge et les sujets sont pour tous les goûts et tous les niveaux, un jour sur Jules Ferry, le lendemain sur Les Templiers ou le Génie Génétique, c'était en 1981.
Des réunion rassemblant plusieurs loges permettent de traiter des sujets plus vastes, comme, semble-t-il vers 1988 sur le racisme.
L'extériorisation se poursuit avec des conférences publiques, et aussi, il faut le noter des émissions de radio, car les radios locales, en particulier Recto Verso et RCB 103 accueillent assez facilement les francs maçons. Pour beaucoup il s'agit encore d'une Société secrète.
Dans cette période qui va se poursuivre jusqu'en l'an 2000, la maçonnerie de l'obédience appelée GLNF (Grande Loge Nationale Française) se développe, elle est la seule reconnue par la maçonnerie "anglo-saxonne".

Après la loge Jacques Cœur, ce sont pas moins de 5 à 6 autres loges semble-t-il qui se constituent, 3 à Bourges et 3 dans le reste du département. (entre autre, Mehun sur Yèvre, et Aubigny sur Nère).
A noter enfin une loge de la GLTSO, Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra, qui a pour nom Ad Lucem (?).
 
La période 1995 - 2006 :
 
A partir de 1995, la franc-maçonnerie entre dans la tourmente au niveau national, avec deux points de fixation, le GODF et la GLNF et cela dans plusieurs domaines et à la fois sur le plan national, mais aussi localement.
 
Si le Droit Humain, la grande Loge Féminine et la Grande Loge de France restent épargnés par les coups, il n'en est pas de même du GODF. L'obédience subit de plein fouet des "affaires" graves à caractère politico financier qui concernent des francs maçons dont Michel Reyt et quelques autres.
Cela se répercute sur les Réunions nationales (Convents) avec à la fois des problèmes de fonds mais surtout de personnes et d'ambitions.
Mais ces difficultés qui vont se poursuivre jusque vers 2002 ne vont pas avoir semble-t-il d'influence sur la maçonnerie locale. Elle reste un laboratoire d'idées où se côtoient de nombreuses professions et " chacun apporte sa pierre à l'édifice ".
Ainsi la maçonnerie locale sur le plan politique comporte tout l'échiquier politique, à l'exception du Front National et sur les loges se rencontrent des frères venus de tous les partis politiques.
Et puis comme toujours, les affaires vont s'atténuer, le Grand Maître du GODF, le très médiatique Alain Bauer, " va faire un peu le ménage ", et à Paris ou vers la côte d'Azur, certains frères vont être radiés. Par contre, à Bourges, il semble bien que la situation était particulièrement saine, il ne s'est rien passé dans ce sens.
 
En conclusion, voici ce qu'un membre déclarait :
      " Les loges en Berry fonctionnent bien, et la franc maçonnerie reste " un laboratoire d'idées " où les frères viennent écouter, discuter, apprendre, pour eux-mêmes, c'est la formation personnelle, et pour agir dans la société, sur tous les plans, associatifs, humains et politiques. Localement, le poids de la franc maçonnerie est fort, par le travail, le calme et la sérénité de ses membres. "
 

 

 

Première décennie du XXI ième siècle

Plusieurs éléments dans la franc maçonnerie apparaissent à la fin du XX ième et au début du XXI siècle, avec comme toujours peu d'informations sur la franc maçonnerie locale.

- visiblement, dans le public, les informations nationales deviennent de plus en plus importantes. les magazines, comme l'Express, le Point ou le Nouvel Observateur font régulièrment leur première page de couvereture sur la franc - maçonnerie qui, visiblement fait vivre.

les titres doivent être d eplus en plus racolleurs, c'est "les francs maçons au pouvoir", les "élections présidentielles et les francs maçons", ... etc.

En province et à Bourges, cela ne change pas grand chose.

A noter toutefois, peu ou pas de réunions publiques sur la franc maçonnerie, à l'exception d'une conférence à Bourges jeudi 14 mai 2009 sur la Franc Maçonnerie par le Grand Maître de la Grande Loge de France, Monsieur Alain Graesel. C'est assez rare pour être souligné, et en prime, ce haut personnage a été reçu à l'hôtel de Ville par le maire Serge Lepeltier.

Dans son discours, M Alain Graesel, a parlé de la République, et de grands hommes comme Lafayette ou Pierre Brossolette tous deux francs maçons de la Grande Loge de France.
Puis, c'est l'Intervention de Monsieur Serge Lepeltier dans les salons d'Honneur de l'Hôtel de Ville

"Je suis particulièrement heureux d'accueillir le Grand Maître de la Grande Loge de France ici dans les Salons d'Honneur de l'Hôtel de Ville de Bourges. En vous recevant aujourd'hui, j'ai souhaité rendre hommage au rôle civique de votre société de pensée, à votre autorité morale. Vous êtes les représentants d'une tradition philosophique si importante à l'élaboration et à la diffusion des idées républicaines. Vous jouez un rôle actif de défense de ces idées, un rôle de vigilance, un rôle de réflexion."

Et le maire de Bourges de poursuivre :

" Héritiers des Lumières, vous avez toujours prôné la liberté absolue de conscience, la liberté de douter, car le doute est moteur de progrès. On pourrait résumer cette liberté de penser par le triptyque suivant : Provoquer et non imposer ; Suggérer sans proclamer ;
Interroger plutôt que répondre."

Puis il se lance dans un discours laïque et républicain :

"Vous êtes attachés indéfectiblement à la République, que vous avez aidée à naître, répandant les idées de raison et de progrès.
Cette République, vous l'avez veillée lorsqu'elle était fragile ou attaquée.
Vous l'avez nourrie de votre exigence et de votre réflexion.
Vous avez toujours été au premier rang de ses défenseurs.
Ce combat pour la liberté et pour la République, vous l'avez mené aussi pour la tolérance et pour une fraternité fondée sur le respect de l'autre, et qui ne s'arrête pas aux différences, aux origines ou aux religions."

"Il n'est pas de grandes questions sociétales que vous n'ayez abordées.

La place des femmes dans notre vie publique ;
La bioéthique ;
L'accueil et la place des handicapés ;
L'avenir de l'école ;
La construction européenne ;
Le développement durable ;
La mondialisation et l'adaptation nécessaire de la société française et de ses structures.
Et bien d'autres sujets encore.

Dans toutes ces questions, le fondement de votre réflexion et de votre action vise à redonner à l'homme, la place qui lui revient dans notre société."

Les francs maçons, à Bourges et dans le Cher sont toujours aussi présents, aussi bien dans les instances communales que départementales ou régionales.

 

Le temps des divisions

Le début du XXI ième siècle n'est pas simple à analyser.

Il y a plusieurs obédiences, mais aussi deux grandes familles :

La franc-maçonnerie du GODF, DH et GLF qui est dans une optique très laïque, et qui travaille sur les sujets de symbolisme mais aussi d'actualité et sociaux. Maçonnerie très moderne et parfois un "peu politisée à gauche" en particulier pour le Grand Orient, les loges du Droit Humain et de la Grande Loge de France ou de la Grande Loge Féminine de France restant plus neutres sur le plan politique.

Les Loges de Bourges de la Grande Loge Nationale Française

La franc maçonnerie se développe à Bourges (et dans le Cher ?) avec la GLNF, la GLTSO, et la GLANM qui sont des obédiences que certains affublent du qualificatif de "loges anglo-saxonnes". Elles imposent généralement la croyance en Dieu et n'abordent que des sujets de caractères symboliques ou spirituels.

- Les loges continuent, semble-t-il leur recrutement mais sans beaucoup de dépense d'énergie, en particulier, à Bourges il n'y a aucune création de loge nouvelle entre 2000 et 2009 pour le GODF et le DH, mais plusieurs loges de la GLNF sont crées.

On trouve ainsi les loges de la GLNF Grande Loge Nationale Française qui occupent un temple à Asnières, elles recrutent de manière assez intensive, alors que des difficultés au niveau national provoquent des scissions, qui se répercutent à Bourges.

Il y aurait deux loges "Jacques Coeur".

Apparait alors la GL ANM, c'est à dire la Grande Loge de l'Alliance Maçonnique Française "qui s'inscrit dans le courant de la Franc-maçonnerie de spiritualité dont elle partage les fondements et les valeurs.
Elle rassemble des Loges et des Frères soucieux de pratiquer l'Art Royal dans son authenticité et animés de la volonté de construire une Grande Loge sur les mêmes principes qui animent cinq millions de Maçons dans le monde".

c'est le cas de :

"Ad Augusta per Augusta" qui se divise avec une partie qui reste à Asnières et une autre qui vient à Bourges Centre, à Chanzy où elle travaille au rite Emulation.

"La Merelle"

"Tradition et Progrès"

"Jean de Berry".

Il faut ajouter une loge de la GLTSO, Grande Loge Traditionnelle Symbolique, OPERA, appelée "Les Chevaliers de la Tour Blanche".

Ces loges comprennent peu de membres, de 15 à 20 par loge semble-t-il, pour les tenants des loges traditionnelles comme le Grand Orient de France ou le Droit Humain, ces loges nouvelles ressemblent davantage à des clubs services, et beaucoup viennent dans un réseau afin de récupérer un carnet d'adresses pour leur job ! Une déviation qui a toujours existé, mais semble s'être amplifiée.

- Les loges du Grand Orient de France Travail et Fraternité et Minerve suivent les aspects nationaux de la franc maçonneire avec une question qui divise les "frères" : la mixité. Cette obédience est par tradition exclusivement masculine et cela semble pour beaucoup, une position archaïque. A l'opposé, d'autres pensent que si une femme veut enter dans une loge il y a le Droit Humain et la Grande Loge Féminine de France.

Le convent de 2010 autorise les loges à faire entrer des femmes au GODF, et cela commence dès 2011, avec une loge semble-t-il de Saint Amand qui initie une femme, suivi par Travail et Fraternité, mais cela provoques quelques convulsions.

- Les loges du Droit Humain (DH) n'ayant pas ces problèmes travaillent très normalement sur les sujets de symbolisme et sur les question. Une commission de Bioéthique du Droit Humain réalisera, au cours de ses travaux, un suivi des sujets d’actualité concernant la gestation pour autrui, la procréation médicalement assistée (fécondation in vitro, diagnostic préimplantatoire…), la médecine prédictive (tests génétiques, susceptibilité aux maladies…),, la médecine régénératrice (cellules souches), le prélèvement et la greffe d’organes, les organes artificiels, et la fin de vie.

La Grande Loge Féminine de France (GLFF) est exclusivement féminine, mais accepte comme visiteurs des hommes venant d'autres loges. Elle ne comporte pas beaucoup de membres, et après quelques difficultés vers 2010, elle est reparti avec un recrutement de qualité.Elle reste très orientée vers le symbolisme et l'initiation;

 

Sur le département, on trouve encore :

- GODF : La loge du "Boischaud Fraternel" à Saint Amand, et "Les Amis de la Liberté " à Vierzon, ainsi que "La Fraternité écossaise" à Sancerre.

- DH : La loge de "l'Epure au Tracé" à Saint Amand, et "Sphynx" à Vierzon.

- GLF : Il y aurait une loge appelée "Louis de Kerouale" à Vierzon.

 

 

Alors combien de Francs maçons en 2014 à Bourges et dans le Cher ?

Une fourchette située entre 350 et 400 est vraisemblable, pour une population totale de 320 000 habitants, ce qui donne un peu plus de 1 pour 1000.

     

    Si vous avez des compléments, ou des apports, écrivez à l'Encyclopédie,
     
    merci par avance

 

 

Retrouvez quelques articles de l'Encyclopédie :
François Mitterrand à Bourges
Chiffres essentiels
Les Templiers
Les élections à Bourges au XXe siècle
Les Très Riches Heures du duc de Berry
les villes jumelles
Radios locales
Les francs-maçons
Kiosque et musique
Agnès Sorel
L'horloge astronomique
Les tramways de Bourges
L'Yèvre à Bourges
L'alchimie
La Bouinotte, magazine du Berry
L'usine Michelin
La maison de la Reine Blanche
Serge Lepeltier
L'industrie à Bourges au XXIe s
Monuments Historiques Classés
 

Et puis une nouveauté : L'information et l'actualité à savoir sur Bourges, en quelque clip et quelques lignes :

http://www.bourges-info.com/

 

Vous souhaitez enrichir le site de l'Encyclopedie de Bourges ?

 

Cliquer ici