L'ENCYCLOPEDIE DE BOURGES
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L'EAU SOUS LA VILLE DE BOURGES
Par Roland NARBOUX

L'eau qui passe sous la ville de Bourges où le mystère des souterrains, un certain nombre de points à éclaircir.

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Version 2014

 

L'EAU SOUS LA VILLE, c'est aussi le titre d'un chapitre entier qui est dans un ouvrage qui est BOURGES MYSTERIEUX. Voici quelques pages de ce chapitre.

Bourges, ville d'eau
Les puits et les cours d'eau souterraine
Les puits dans la ville
Les grandes fontaines de Bourges
La rivière sous la ville
L'eau sous la cathédrale
A la recherche de l'eau


Un réseau hydrographique peut devenir entièrement souterrain, il est fréquent d'observer la disparition de certaines rivières. Ainsi, comme il est écrit dans Webencyclo :

"La rivière souterraine du gouffre de Padirac, qui circule à une profondeur de 100 mètres sous le causse de Gramat, réapparaît à l'air libre à une distance de 11 kilomètres, au cirque de Montvalent".

Il est donc intéressant de connaître le circuit des eaux sous la ville de Bourges. Là encore le sujet a été peu étudié, mais le nombre de rivières qui convergent dans la cité berruyère est important, formant des marais depuis les temps les plus reculés.
Parmi les significations d'Avarich, on trouve plusieurs traductions possibles, mais toutes ont une relation forte avec l'eau. Pour les uns, c'est "La ville des eaux" ou "Ville entourée d'eau". Pour d'autres auteurs, c'est "La ville traversée par l'Yèvre". L'eau est omniprésente dans la ville.

Bourges, ville d'eau

L'eau est donc à Bourges un élément essentiel du monde souterrain avec des fontaines, des puits, un château d'eau devenu monument historique ! … et des rivières souterraines.

Cette eau, visible dans l'environnement proche de la ville, est-elle aussi présente dans le sous-sol calcaire du promontoire ? C'est une question intéressante puisque les légendes sur les eaux souterraines et leur vertu thérapeutique sont restées dans la mémoire collective des Berruyers.
De plus, compte tenu du nombre important d'édifices religieux, il est incontestable que la présence d'eau souterraine modifie la structure du sous-sol et des lignes telluriques.
On observe à partir des lignes telluriques, des différences de magnétisme, qui agissent sur l'organisme. Ce magnétisme varie selon la composition du sous-sol et la présence d'éléments comme des métaux, de l'eau ou des tessons.

Lors de la construction des églises, les lignes telluriques étaient prises en compte pour placer au bon endroit le sanctuaire et donc le chevet de l'édifice. La cathédrale de Chartres est traversée par de nombreuses rivières souterraines.

L'eau est donc présente sous la ville de Bourges et la nappe phréatique, comme l'indique Paul-Adrien Bourdaloue au XIXe siècle est à un niveau de 22 mètres l'hiver et à 37 mètres l'été. Ceci signifie que les puits devraient avoir une profondeur de 20 à 30 mètres selon leur situation.
Les dernières études datent de 1954, ce qui n'est pas très récent, la nappe phréatique est en général et en moyenne à une cote de 125 mètres. Cette nappe ceinture l'agglomération de Bourges. Comme le sol de Bourges varie d'un maximum de 156 mètres au niveau du promontoire, cela signifie une nappe phréatique à 30 mètres de profondeur. Mais il y a des exceptions, comme à Asnières les Bourges où des terrasses d'alluvions permettent d'avoir l'eau à seulement 2 mètres de profondeur.

La pente phréatique, dirigée du Sud-Est vers le Nord-Ouest est faible, de l'ordre de 1%. En fait comme l'indique un rapport officiel :

"Bourges est le centre de convergence des eaux souterraines des environs. Le trop plein d'écoulement souterrain, compte tenu de l'absence d'émergences importantes dans Bourges et au Nord de la ville, est évacué par des sources situées au Sud et à l'Est de la ville".

La caractéristique essentielle et visible de Bourges sur le plan de l'eau tient à la présence des marais et des rivières naturelles ou artificielles qui les alimentent. Comme cela ne devait pas suffire, un plan d'eau de 82 hectares a été mis en eau en 1977.

L'eau à Bourges, ce sont, en surface, les Marais, ceux de l'Yèvre et de la Voiselle, ceux de la vallée de Saint Paul et de Robinson et quelques autres disséminés. Ainsi, sur 135 hectares, au pied de la cathédrale se situent les plus importants marais de Bourges qui appartiennent à environ 1100 propriétaires. La plus grande parcelle fait 1,5 hectares et la plus petite 13 mètres carrés.
Cette vaste étendue marécageuse est citée par Jules César en 52 av JC, lorsqu'il s'empare d'Avarich.

Il écrit dans la "Guerre des Gaules" :

"Avaricum, vu sa position car presque de tous côtés elle est entourée par l'eau courante et le marais, et n'offre qu'un accès, qui est d'une extrême étroitesse.. La ville était entourée presque de toute part d'un marais difficile à traverser et plein d'obstacles, dont la largeur n'excédait pas cinquante pieds".

Plus tard, cette zone des marais fut acquise par des communautés religieuses, la ville possédant les communaux. En fait, par rapport à la situation actuelle, les rivières naturelles étaient l'Yèvre et le Langis. C'est au XIIe siècle que sont réalisés les premiers travaux importants avec la construction d'un "vrai lit" pour l'Yévrette et l'édification de moulins. Plus tard, dans les années 1830, le grand canal de dessèchement est creusé pour éviter les inondations. Enfin la Voiselle est "construite", à partir de l'Yèvrette à la Folie Bâton.

En fait, ces marécages n'étaient pas autrefois des lieux de promenade : il s'agissait de zones incultes, nauséabondes et parfois dangereuses. Seul avantage de ces marais, la pêche, car toutes les rivières étaient très poissonneuses, et se nourrir à cette époque, était une préoccupation pour beaucoup de gens !
Au XVIIe siècle les acquéreurs de marais sont obligés de les entretenir. Plusieurs parcelles sont constituées puis louées aux habitants du faubourg Saint-Privé.

C'est le début d'une exploitation locale des marais avec les jardins, auxquels on accédait en barques plates qui étaient manœuvrées avec une " bourde ".
Les produits des cultures, légumes et fleurs étaient mis dans de grands paniers appelés des " maniques ". On cultivera aussi le chanvre dans les marais de Bourges..... pour en faire des cordages réputés.
A la Révolution, les marais appartenant aux communautés religieuses sont vendus comme biens nationaux et souvent achetés par les locataires qui poursuivirent leurs tâches. A cette époque et jusqu'au milieu du XXe siècle, les marais sont exploités par des maraîchers professionnels. Ils disparaîtront peu à peu, laissant la place aux marais loisirs et jardins potagers familiaux.
Lieu mythique de Bourges, c'est un poumon vert en pleine ville.
Dans cette ville de marais et de petits cours d'eaux, les moulins se sont beaucoup développés et il reste parfois, en plein Centre-ville comme celui de la Chappe ou le moulin de Saint-Paul.

Les puits dans la ville

Lorsqu'on évoque l'eau et le sous-sol d'une ville ancienne, il faut s'intéresser aux puits. Dans la cité de Charles VII, c'est un point majeur. Dans des périodes lointaines comme aujourd'hui, l'eau, c'est la vie.
Les puits sont nombreux, et les gravures d'époque montrent leur "riches ornementation de fer", avec parfois des sculptures et des voûtes ou des demi-coupoles.
Les cours et les maisons des "grands" de la ville possédaient un puits, c'était un signe d'autonomie et de puissance. Ces puits s'observent dans le palais Jacques Cœur.

On connaît par des documents historiques le puits autrefois situé dans la cour de l'Hôtel-Dieu. Il est au milieu de la cour, sous le bitume, et lorsque la neige tombe sur la ville, on peut observer sa localisation, réchauffant la zone circulaire. On connaît aussi le puits de l'hôtel des Echevins, le puits Noir et celui de la rue Saint-Privé.

Rue des Toiles, dans la maison dite de Pelvoysin, un puits subsiste avec une magnifique tête de lion. Dans un hôtel particulier de la rue de la Grosse Armée, un puits est intéressant, il descend dans la nappe phréatique et traverse dans cette zone, la cave et un souterrain situé à une dizaine de mètres de profondeur. Il faut noter que pour le propriétaire de la maison, il était aussi important que l'on puisse accéder au puits par la cour que de l'intérieur des caves et souterrains.

Autre puits, dans un autre quartier, c'est celui qui est situé vers la rue du Coin-Haslay. Il est appelé au début "le puits des Buttes", et aujourd'hui "le puits Nallet". Il fut construit en 1494 "aux frais communs de la ville et du chapitre du Château".
Le puits de la rue de Paradis ou du "petit collège" était accessible, nous dit Buhot de Kersers de la cour et de la rue, il était couvert de deux auvents en pierre :

"L'auvent de la rue se compose d'une voûte de berceau, perpendiculaire au mur, portée sur des corbeaux en doucine à plusieurs ressauts et surmonté d'un couronnement en accolade que décoraient des feuilles de chardon malheureusement mutilées".

Ce puits, très intéressant est toujours visible au pied du chevet de la cathédrale…. Mais il a été placé en cet endroit au XIXe siècle !
Il existe encore dans plusieurs lieux de la ville des puits, comme en haut de la rue de la Grosse Armée. Ce puits est situé dans la cour d'un hôtel particulier, il est magnifiquement sculpté avec des symboles ayant trait à Jacques Cœur.
Dans les plans de plusieurs réseaux de galeries souterraines, figurent des puits, qui traversent plusieurs niveaux de caves.
Mais les puits à Bourges ne semblent pas être récents. Un puits a été découvert lors des fouilles du secteur du Palmarium, vers la place Séraucourt. L'ensemble date du début du IIIe siècle ap. JC. Dans le résultat des fouilles "des thermes de la rue de Séraucourt", il est écrit :

"A l'intérieur de ce bâtiment, un puits a été mis à jour. Son diamètre est de 3,5 mètres ce qui équivaut à la moitié du diamètre de la pièce dans laquelle il s'inscrit. Il est entièrement parementé…… on peut penser par les techniques de construction utilisées, qu'il pouvait atteindre la profondeur de 20 à 30 mètres, nécessaires pour atteindre la nappe phréatique à pareil endroit".

Ce n'est qu'avec la mise en place d'un réseau de distribution moderne de l'eau de la Ville que de nombreux puits ont été détruits ou bouchés, ils servaient alors de poubelles.

 

Les grandes fontaines de Bourges

Deux fontaines ont marqué l'histoire de Bourges. La première est appelée la Fontaine de Fer, elle est située dans le quartier actuel Edouard Vaillant. Elle deviendra une source d'eau ferrugineuse importante, curative et fortifiante, reconnue et recherchée au XVIIe siècle.
La seconde fontaine est dénommée "Fontaine de l'Hôpital", et elle apparaît dans les textes anciens sous le nom de "Fontaine Saint-Ambroix". Elle est mentionnée dès 1396. La source de cette eau est abondante et limpide :

"Elle est captée avec soin, un conduit souterrain l'amène dans une vasque ronde, à laquelle on accède par un double degré établi dans un vaste bassin circulaire qui entoure le premier".

Cette fontaine est toujours visible dans l'entrée de l'hôpital dit Taillegrain à proximité de la gare.

Les historiens sérieux affirment qu'une seconde fontaine existait au XIIe siècle dans cette même partie de Bourges, près de l'Yèvre et pas très loin des Marais. Son nom latin, " Fons Ferruneus ", signifie que cette fontaine laissait couler de l'eau contenant du fer. Les Berruyers l'ont traduit par Fontaine Saint-Firmin, sans doute à cause du langage parlé et de l'accent. Ferruneus ou Firmin, c'est du pareil au même!

La réalité aujourd'hui reconnue à Bourges, c'est la présence d'une fontaine qui laissait couler de l'eau ferrugineuse, avec laquelle on pouvait soigner de très nombreuses maladies.

Plusieurs communications scientifiques, au XVIe siècle, faites par des thérapeutes célèbres, comme le médecin du duc d'Anjou, vantèrent les mérites de cette eau de Bourges.
Le propre médecin de Louis XIV, Guénault, parle avec beaucoup de conviction de l'eau de la Fontaine de Fer de Bourges, bien meilleure que celle de Pougues. Et un autre Louis, roi de son état, quinzième du nom, réclamait dit-on de l'eau de cette fontaine à la veille de sa mort.....

 

Il faut remarquer qu'il est assez rare de trouver dans une vallée calcaire comme celle de l'Yèvre, de telles propriétés médicinales.

L'eau était captée jusqu'au XIXe siècle dans un petit bassin carré de 70 centimètres de côté. On note aussi dans la cour basse les murs en pierre dans lesquels furent pratiqués des petites niches destinées à poser les verres des buveurs. Dans cet espace, deux écussons en mauvais état, symbolisent les armes des constructeurs.

Buhot de Kersers évoque ainsi cette source :

"… Elle naît sous la chaussée Saint-Privé, apparaît quelques mètres au Nord. En 1613, on la répare ; en 1624 on établit près d'elle un siège de pierre de neuf pieds de long ; en 1632, on y fait des travaux importants".

Cette eau pouvait effectivement participer aux soins de maintes maladies, comme la jaunisse, la pierre, la stérilité et même " tout état de langueur ".
Aujourd'hui, la source est presque tarie, l'eau n'y est plus exploitée.... Et plus aucun Berruyer ne se préoccupe de cette source.... Dommage ! Il y aurait aujourd'hui un intérêt certain à faire des sondages ne serait-ce que pour voir la qualité réelle de cette eau.

 

La rivière sous la ville

Le plan de la ville de Bourges de Nicolas de Fer de 1705 montre de manière très précise un cours d'eau qui traverse la ville du moulin de Charlet jusqu'à Saint-Sulpice pour rejoindre l'Auron. Cette rivière s'appelle l'Aurette ou Eurette. Elle prend son origine au lieu-dit "les trois Bondons" sur la commune d'Osmery, comme le signale l'étude sur la Place Cujas. Elle se jette dans l'Auron après être passée le long de la rue Neuve des Bouchers, et se poursuit sous le couvent des Augustins, passe le long de la rue de la Parerie, là où est né réellement Jacques Cœur, et se jette en face du Centre commercial Leclerc dans l'Auron.
Il faut noter que dans le quartier de l'Hôtel Dieu, la rue du Pont Merlan porte ce nom en référence au pont qui franchissait la rivière.
Cette rivière artificielle, creusée, selon la tradition populaire à l'époque de Charlemagne, avait alors pour but de drainer une partie des eaux des marais et d'alimenter les moulins, les lavoirs, les tanneurs et les drapiers, nombreux à cette époque.
La couverture de l'Yèvrette dans la zone de l'Hôtel-Dieu apparaît dans un Bulletin Officiel Municipal de Bourges en 1925, et le devis de cette couverture est chiffré à 128 551 francs.

Le plan des rivières à Bourges selon Nicolas de Fer

La transformation de l'Yèvrette en égout collecteur est adjugée en 1954. Et dès l'année suivante, les travaux sont commencés. Une station d'épuration provisoire, place Rabelais, fait l'objet de l'acquisition du terrain par la ville.
Depuis plusieurs années des riverains de la rue Mirebeau se plaignaient des odeurs et surtout des moustiques qui étaient présents l'été.
Il y a donc une rivière "souterraine" en plein cœur de la ville, elle va de la rue Charlet, passe entre la rue Joyeuse et le Boulevard Clémenceau pour atteindre la place Gordaine puis filer sous la rue Mirebeau. Ensuite, elle passe sous l'Hôtel-Dieu et se jette après la place Rabelais dans l'Auron vers la place Juranville.

Cette rivière a été vue lors des travaux réalisés pour construire le nouvel ensemble de l'Hôtel-Dieu en 1998.
Le busage de cette rivière n'est pas resté innocent, si les moustiques ont effectivement disparu, les conséquences après quelques décennies ont été relativement graves. En effet, la nature du sol sous le couvent des Augustins a été modifiée avec le busage. L'eau et l'humidité disparaissant sous le monument, et le comportement du sous-sol variant, les bâtiments se sont dangereusement affaissés, ce qui nécessitera des travaux de restauration.

 

L'eau sous la cathédrale

Lorsque certaines personnes circulent dans la crypte de la cathédrale, elles ressentent, selon leur témoignage, des effets mystérieux. Ce phénomène qui peut être scientifique ou psychologique est courant dans de nombreux lieux sacrés.
Il se rencontre dans la crypte romaine de Plaimpied ou certaines personnes ont des sensations différentes en franchissant une ligne virtuelle correspondant souvent au centre de la crypte.

Des études ont été faites dans la cathédrale de Chartres où passent plusieurs filets d'eau ou de petites rivières. On note ainsi un cours d'eau qui traverse la cathédrale à 37 mètres de profondeur, et 14 autres petits cours d'eau essentiellement situés vers le chevet. Un puits existe aussi : celui des Saints-Forts. Jean Pierre Bayard, dans "la tradition cachée des cathédrales" évoque pour sa part la présence d'eau et la recherche d'un puits dans les constructions des édifices de ce type :

"N'y avait-il pas là une obligation liturgique ? Je songe aux eaux vives du baptême, aux courants telluriques, aux champs de force. Ce puits sert à l'alimentation du chantier ; les citadins s'y ravitaillent et, dans l'église refuge, les assiégés puisent l'eau réconfortante…. Car là où l'eau peut être captée, là peut s'établir le temple".

Aujourd'hui, aucune étude sérieuse n'a été faite dans la cathédrale de Bourges. Il faudrait utiliser des appareils très modernes, comme des magnétomètres, pour vérifier le positionnement des lignes telluriques situées sous la cathédrale.

 

A la recherche de l'eau :

De manière régulière, à Bourges, on recherche de l'eau dans le sous-sol, et il existe plusieurs stations de pompages.
De 1829 à 1836 des fouilles sont réalisées en plein Centre-ville, très exactement dans le jardin de l'Archevêché, sur le promontoire. Il s'agit alors de construire un puits artésien, afin d'alimenter la ville en eau. On creusa, on creusa encore à des profondeurs considérables. La cote de 50 mètres est atteinte, rien ! puis 100 mètres, toujours rien. La recherche se poursuivit jusqu'à une valeur de 156 mètres sans trouver la moindre goutte d'eau.
Quelques années plus tard, le 24 août 1836, les spécialistes se remettent à l'ouvrage et creusent à nouveau cette fois à 223 mètres de profondeur dans le même jardin, à deux pas de la cathédrale. Cette fois on fit appel à un sourcier. Avec sa traditionnelle baguette, l'homme de l'art assura qu'il y avait de l'eau. La baguette bougeait. On creusa à nouveau, et comme la première fois, on ne trouva rien.
Bien que les marais ne soient pas loin, il n'y avait pas d'eau !

Et pourtant, à quelques dizaines de mètres de là, rue Bourbonnoux, coulait, nous disent les chroniqueurs de l'époque, une rivière souterraine à une profondeur très faible, de l'ordre de 5 à 30 mètres ! De même, dans la zone de Guerry, des essais de mesures piézométriques montrent que la nappe est située à une cote de 130 mètres soit une profondeur des eaux de 20 à 30 mètres. Le puits de l'Artillerie, aujourd'hui désaffecté, était profond de 35 mètres.
C'est dire que rien n'est simple dans le sous-sol berruyer. Aussi, la ville, comme dans toutes les cités modernes, comporte des kilomètres de canalisation d'eau d'alimentation, d'autres pour les eaux usées, mais aussi des réseaux électriques et parfois des câbles pour la télévision ou l'internet.
Pour l'eau, c'est au début du XXIe siècle que les responsables locaux font des travaux gigantesques pour aller chercher dans la Loire, une eau de bonne qualité. Une conduite de 60 kilomètres de longueur est placée sous terre…. un vrai travail de romain, un peu comme pour l'édification de l'aqueduc de Traslay, de 43 kilomètres de longueur.
Pourtant au XIXe siècle, dans cette époque de grands travaux sous le sol, de nombreux exemples de creusements existent, comme cet aqueduc de 1888.

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