couteaux et coutellerie a bourges par Roland Narboux - Bourges Encyclopédie -

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LES COUTEAUX DE BOURGES
Par Roland NARBOUX

Bourges, et la fabrication des couteaux, une industrie ancienne et peu connue.

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Version 2009

 

couteau au musée de BourgesC'est à l'occasion d'une exposition sur la coutellerie au musée des Meilleurs Ouvriers de France à Bourges que furent donnés différents éléments sur l'industrie de la coutellerie.

La coutellerie à Bourges fut introduite vers 1760 par un maître coutelier que nous connaissons sous le nom de Jullien. Il s'occupa essentiellement de la fabrication des canifs, dont "la réputation s'étendit bientôt jusqu'à l'étranger, qui en demanda des envois massifs.

photo d'une vitrine de l'exposition des MOF

 

Le fils de ce monsieur Jullien lui succéda et il inventa plusieurs machines considérées comme ingénieuses".

L'accroissement de la fabrication des canifs fut telle qu'il exista simultanément jusqu'à 7 à 8 "maîtres canifiers" lesquels fabriquèrent jusqu'à 1300 douzaines de canifs par an occupant une cinquantaine d'ouvriers.

On dit que c'est à Bourges que furent imaginés les canifs à coulisse et surtout ceux à une ou plusieurs lames.

Un article de Matthieu Planchon pour la Société des Antiquaires du Centre évoque longuement en 1917 "le canif à coulisse de Bourges".

Le canif a continué à se fabriquer au début du XIX e siècle, avec Jean Larüe ( 1761 - 1827) qui était rue Mirebeau, au coin de le rue de la Frange, puis il s'installa rue de Paradis. Les livres de comptes montrent qu'en 1913, Jean Larüe a expédié 1933 douzaines de canifs ou grattoirs, les clients étant des quincailliers, des bijoutiers et autres voyageurs de commerce;


Le couteau à lame rentrante était destiné à tailler les plumes d'écriture, c'est un canif sans ressort à lame rentrante. La lame est en acier 12 C 27 de 3 mm d'épaisseur, polie ou brute de forge, le tranchant est très coupant. Le manche aujourd'hui est variable, c'est du vinaigrier, du pommier ou encore du prunier.


En 2005, Thierry Boyer, coutelier à Bourges rue Mirebeau en lisant l'Histoire de Bourges voulait recréer un couteau "à l'ancienne", et il trouva le célèbre "couteau à coulisse" que certains appelaient encore le "couteau à secret", car la petite lame pouvait se rétracter dans le manche.

Il retrouve aux Archives départementales du Cher, une gravure de ce couteau, et il réussit à en trouver un dans une brocante. Il s'en va à Thiers, capitale de la coutellerie, et s'accorde avec des artisans de là-bas pour obtenir les mécanismes qu'il assemble ensuite dans son magasin appelé "le petit rémouleur", au 20 de la rue Mirebeau.

Thierry Boyer, est de la sixième génération de couteliers, il est issu d'une famille originaire du Cantal, des paysans l'été qui devenaient affûteurs de couteaux et autres serpes l'hiver.Son grand père à Thierry Boyer était taillandier, spécialiste en hache, scie et serpes, et il a épousé une demoiselle Chaumeil qui va ouvrir une quincaillerie rue d'Auron, la célèbre quincaillerie "Boyer-Chaumeil".

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