Les cimetières de Bourges - Roland Narboux - encyclopédie

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LES CIMETIERES DE BOURGES
Par Roland NARBOUX

Bourges possède de nombreux cimetières, il sont au nombre de 5, ce qui est rare dans une petite cité, gérés par 17 agents municipaux.
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Version 2010

 

Il existe 5 cimetières à Bourges :

- le cimetière des Capucins en centre ville

- le cimetière du Lautier à la sortie sud de la ville

- le cimetière de Saint Lazarre, vers la voie ferrée

- le cimetière de Pignoux, le plus récent vers la route de Nevers.

- le cimetière d'Asnières.

Mais il faut commencer par les cimetières les plus anciens, ceux qui ont aujourd'hui disparu.

LA NECROPOLE DE LAZENAY

La nécropole gallo-romaine a fait l'objet de recherches importantes entre 1991 et 1995 et plus de 900 sépultures ont été mises à jour. Les objets retrouvés n'ont pas de valeur spéculative, mais au plan de la connaissance, les fouilles effectuées ont donnés d'excellents résultats, comme le rappelle Anna Moirin. On retrouvera ainsi de très nombreux objets de verre et une quantité importante de vaisselle de table en céramique. Les fouilles ont détectées des objets de la fin du second et du début du troisième siècle.
Les archéologues trouveront sur les quatre siècles de l'utilisation de cette nécropole, des tombes d'enfants avec un " mobilier lié à la toilette ", mais aussi des vases cinéraires et des éléments de parure.

LE CIMETIERE DES CAPUCINS

les capucins à Bourges Le plus ancien des cimetières de la ville date de 1792, il remplaçait la multitude de cimetières qui entouraient avant la Révolution chaque Eglise de la ville.
A lui seul, il mérite le déplacement, par la qualité des sculptures qui surmontent les tombes anciennes. C'est aussi le cimetière des personnalités locales et des grandes familles de Bourges.
On trouve au hasard d'une promenade, la tombe de Paul Adrien Bourdaloue, en forme de pyramide pour évoquer son épopée industrielle en Egypte lors du creusement du canal de Suez. C'est là que demeure à jamais Michel de Bourges, " l'ami " de Georges Sand, ou encore le colonel Leclerc, que Napoléon taquinera la veille d'Austerlitz. Une colonne trône à l'entrée du cimetière, elle paraît bien mystérieuse alors qu'en bordure d'une allée, une sculpture de Rodin est discrètement placée sur une tombe du début du siècle. Quant au tombeau de la famille Villatte, c'est un des fils, Torello, qui exécutera le buste de son père Jean Baptiste au-dessus de l'édifice.

Ce cimetière a une superficie de 27 000 mètres carrés (c'est presque 3 hectares). et il y a 3886 concessions qui sont actuellement répertoriées.

Récemment, dans les années 2000, à plusieurs reprises, la ville a repris des concessions pour des tombes en état d'abandon et qui n'avaient pas de valeur historique ou patrimoniale. Et ce fut une surprise puisque certaines tombes pouvaient contenir 30% de corps de plus que ce qui figurait sur les rtegistres !

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LE CIMETIERE SAINT LAZARE

Après la guerre, entre les morts du conflit et ceux emportés par la grippe espagnole, on se préoccupa des cimetières de la Ville et de leur extension. Le cimetière Saint-Lazare ne comprenait que la partie basse, et depuis 1871, un projet d'extension avait été étudié. Ce n'est qu'à partir de 1908 que ce projet commença à se réaliser. Pendant la période de 1914 à 1918 , il fut effectivement agrandit avec 8 massifs et 1284 fosses pour l'inhumation des militaires français, alors que 56 fosses étaient nécessaires pour les soldats allemands. Il est à noter qu'une espionne repose à Saint-Lazare, dans une fosse isolée : il s'agit de Ottlie Woss, fusillée à Bourges en 1915 à la suite de la condamnation par le Conseil de Guerre..

Il est situé près de l'ancienne Ladrerie, sur la butte d'Archelet, en bordure de la voix ferrée. C'est le second cimetière de Bourges, après celui des Capucins. Il date de 1836 année des premières inhumations.
A l'origine, il ne possédait que 5 massifs sur près de 3 hectares.
Plus tard, un second cimetière Saint-Lazare sera construit par agrandissements successifs dont 4 hectares en 1908.
C'est ainsi qu'il y aura Saint-Lazare du haut et Saint-Lazare du bas. Chaque partie étant séparée par la route importante, celle qui permet la jonction entre Bourges-Nord et la ville intra-muros. Une floraison conséquente soustrait du regard la vue du cimetière aux automobilistes. Deux maires importants sont inhumés, Henri Laudier, premier magistrat de la ville entre 1919 et 1943 et plus récemment Jacques Rimbault, qui occupera ce fauteuil de 1977 à sa mort en fonction en 1993.
Il abrita les " bois de justice " jusque vers 1872.

LE CIMETIERE DU LAUTIER


L'autre cimetière berruyer créé dans la première partie du XXe siècle est celui du Lautier, avec un "t" et non un "d" ; il était à la sortie sud de Bourges, sur la route d'Issoudun. Le projet remontait à 1907, et l'année suivante, après l'acquisition des terrains, les premières fosses étaient creusées. Avec le plus ancien cimetière de Bourges, celui des Capucins, remarquable au plan artistique et historique, en 1920, la ville de Bourges possédait trois grands cimetières.

Ce cimetière fut réalisé avant la première guerre mondiale, les tractations avec les différents propriétaires de terrains furent faites rapidement et le Conseil municipal accepta le prix de la vente pour 13 500 francs. (le 7 juin 1907)

Allées, murs, ossuaire, magasins et pavillon du gardien furent réalisés pour une somme de 65 000 francs. Les travaux se déroulèrent dans le premier trimestre 1908 et le 1 er mai 1908, les inhumations purent commencer. C'est en quelque sorte la date de naissance du cimetière !

Il comprenait 5 massifs et 5435 fosses.

LE CIMETIERE DE PIGNOUX

Le cimetière de Pignoux est le tout dernier cimetière érigé à Bourges.

En 1995 un crématorium est installé dans ce cimetière, le seul dans la ville.

Il comprend aussi un colombarium ( daté de 1985) et pour suivre la tendance de la fin du XX e siècle, il a un jardin d'urnes funéraires depuis 1998 avec 220 "mini-caveaux" chacun pouvant recevoir 4 tombes

Désormais avec le jardin du souvenir d'une surface de 2160 mètres carrés, qui permet de disperser les cendres des personnes qui se sont fait incinérées (10% des morts à Bourges). Il date d'août 2000.

Il y a donc dans ce cimetière (moderne) le jardin du souvenir, le colombarium et le jardin diurne (urnes enterrées).

C'est monsieur Bernard Willemet qui est à l'origine de cette initiative de création .

Il est le seul qui est encore extensible si le besoin s'en fait sentir.

LES CIMETIERES D'ASNIERES

Ils sont au nombre de deux, le cimetière catholique tout d'abord, avec l'ancien qui commence en 1785 mais fut interdit en 1872 remplacé alors par un autre situé "aux trois rois" et ouvert en 1872. Il est situé sur la voie Bourges-Aubigny.

Et puis, comme l'on est à Asnières, il existe un cimetière protestant ou cimetière ouest au lieu-dit "Les chaumes".

Il est dû à une pétition des habitants du 26 novembre 1818 réclamant un terrain pour ensevelir les habitants d'Asnières qui professaient la religion réformée.


Les maires enterrés à Bourges

Sur les 7 derniers maires décédés, on note :

Raymond Boisdé enterré à Cannes

Henri Laudier et Jacques Rimbault à Saint Lazare

Charles Cochet, Henri Sallé, André Cothenet, Louis Mallet reposent aux Capucins,


la gestion des cimetières est assurée en 2010 par 17 agents (dont un chef d'équipe), 3 au Lautier, 3 à Pignoux, 4 à Saint Lazare, 3 aux Capucins et 3 à Asnières.

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L'Yèvre à Bourges
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La Bouinotte, magazine du Berry
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L'industrie à Bourges au XXIe s
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