UNESCO - cathedrale - Bourges - Bourges Encyclopédie -

L'ENCYCLOPEDIE DE BOURGES
ECONOMIE
URBANISME
PATRIMOINE
CULTURE
POLITIQUE
ENVIRONNEMENT
HISTOIRE

UNESCO ET CATHEDRALE DE BOURGES
Par Roland NARBOUX

Bourges, est une des rares cité qui est inscrite 2 fois au Patrimoine mondial de l'Unesco, c'est le Chemin de Saint Jacques de Compostelle, et aussi la Cathédrale Saint Etienne de Bourges.

 RETOUR AU SOMMAIRE
 
 
RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL
Version 2009

     
    C'est en 1992 que la cathédrale de Bourges est inscrite au patrimoine mondiale de l'UNESCO. Chacun pouvait penser que la majorité des cathédrales gothiques de France, une quarantaine, étaient inscrites. Il n'en est rien, il n'y avait que 3 autres cathédrale disposant de ce label prestigieux :
     
    Amiens
    Chartes
    Reims
     
     
     
     
    Cette distinction, largement méritée, a été donnée à un moment clé de l'édifice. En effet, c'était le 800 ième anniversaire du début de sa construction (1195), mais aussi le retour à Bourges du jubé en pierre de cette cathédrale, lequel jubé avait été placé depuis plus de 30 ans, dans le Palais du Louvre à Paris. Ce retour en 1994, était, lui aussi un signe important, c'était sous la municipalité de Jacques Rimbault et Jean Claude Sandrier. Le jubé sera placé dans la crypte de la cathédrale, la plus vaste de France !
    Dernier point, l'environnement de la cathédrale, avec la suppression du parking situé entre l'Hôtel de Ville (Palais des Archevêques) et la cathédrale, selon les plans du grand architecte, Bernard Huet. Sur cette lancée, la municipalité de Serge Lepeltier va mettre fin au passage des automobiles devant le parvis de la cathédrale.
     
    Comme l'a écrit Béatrice de Chancel dans le numéro d'octobre 2006 de "Presse Parlementaire", consacré aux 60 ans de l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture.)

"La cathédrale est remarquable à plus d'un titre : ainsi dans le dossier d'inscription, préparé par l'ICOMOS, étaient soulignées " sa beauté frappante, résultant d'une gestion magistrale d'un espace aux proportions harmonieuses", ainsi que sa "décoration de la plus haute qualité".

    La cathédrale de Bourges est consacrée à Saint Etienne, qui fut un diacre, un des premiers martyrs du christianisme. Elle a été édifiée sur un emplacement qui posséda, dans le temps, plusieurs églises, romanes en particulier, qui sont assez mal connues.
     
    Pour Béatrice de Chancel :
     
    " Cette contemporaine de la cathédrale de Chartres, située tout au sud des terres alors possédées par le roi de France, a été construite selon un parti original. En effet, la conception intérieure, respectée pendant toute la durée du chantier, met en valeur l'unité de l'espace, avec ses cinq nefs dont les élévations se font écho".
     
    Elle poursuit :
     
    "Le décor sculpté, intérieur et extérieur, ainsi que le programme vitré initial, dont subsiste l'essentiel, constituent une affirmation du dogme chrétien".
     
    Il faut aussi remarquer qu'à cette iconographie chrétienne a été ajoutée, et cela est connu depuis seulement une dizaine d'années, des sculptures situées sur la façade et qui sont des éléments issus des traditions talmudiques judaïques.
     
    Alors que la cathédrale n'était pas terminée, un jubé parmi ce qui se fait de meilleur en occident à cette époque est mis en place. C'est un joyau de pierre, "un des sommets artistiques de la sculpture gothique".
     
    La cathédrale se caractérise par :
    - ses vitraux qui sont une véritable encyclopédie. Ils sont datés du XIII e, XIV et XV e siècle.
    - une horloge astronomique du début du XV e siècle.
    - des peintures murales, récemment découvertes (en 1994)
    - une mise au tombeau situé dans la crypte
    - un grand orgue daté du XVII e siècle.
    - plus proche de nous, les luminaires et la ferronerie d'art sont du XIX e siècle.
     
    sur l'Histoire de la cathédrale : cliquer ici
     
    La cathédrale de Bourges à l'UNESCO
     
    La cathédrale de Bourges a toujours représenté pour chaque Berruyer un grand monument difficile à situer en importance parmi les grandes cathédrales gothiques. Pour beaucoup, cette cathédrale, sur laquelle il n'existe aucun livre en vente dans les librairies de la ville, est "une" parmi tant d'autres. Le Berruyer n'est guère conscient ni fier de son patrimoine.
    C'est en lisant au mois de juillet 1983 que la cathédrale de Chartres venait de se voir inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO que les élus locaux réagirent.
    Il y a toujours eu une rivalité entre les deux cathédrales.
    Jacques Rimbault prit un 6 juillet 1983 sa plume pour solliciter l'inscription par l'UNESCO de la cathédrale de Bourges au patrimoine mondial. Il reçoit en retour le "dossier à remplir", et la liste des sites français déjà inscrits, laissant entendre qu'il y en avait beaucoup…..
    Pendant une dizaine d'années, à intervalle régulier, le ministère français de la Culture, la commission des Communautés Européennes sont relancés sur ce dossier. A Bourges, peu sont optimistes sur la suite des événements. La lettre de déception de Jacques Rimbault à Jack Lang le 30 décembre 1991 rappelle sa missive de juillet 1990 restée sans effet suite à la réunion de Tunis, au cours de laquelle l'UNESCO a refusé de prendre Bourges en considération.
     
    cathédrale_de_Bourges_Unesco
     
    Il faut encore attendre une année, pour que la commission de l'UNESCO qui se réunit du 7 au 14 décembre 1992 à Santa Fé aux Etats Unis reconnaisse la valeur universelle de la Cathédrale Saint Etienne de Bourges et en conséquence l'intègre dans la liste du patrimoine mondial sous le numéro 635.
    Le texte qui proclame la cathédrale Saint Etienne au patrimoine mondial de l'UNESCO est intéressant, et les Berruyers le découvrent :
     

" La Cathédrale de Bourges est un chef-d'œuvre de l'art gothique. Contrairement à bien des édifices religieux de l'époque, elle a été construite d'un seul tenant et non par tranches successives. Elle doit aussi sa réputation à une parfaite utilisation de l'espace, à l'harmonie de ses proportions et à l'extrême qualité de son ornementation ".

     
    Jacques Rimbault, très justement fier de ce résultat dira simplement : "Il est des jours qui sont des jours d'aboutissement". Mais il ne participe pas aux différentes festivités, malade, il meurt en mai 1993, un mois avant la première cérémonie.
     
    Le 19 juin 1993, c'est le jour de la cérémonie officielle pour les Berruyers, mise en scène de Marguerite Renaudat qui s'était beaucoup investie dans le projet. Après un concert de maître Pagenel, des diapoèmes de François Thomas, puis la présentation d'un film de Michel Gauriat sur le monument et la sortie du livre "Cathédrale Saint Etienne, quant les pierres parlent", la soirée se termine par une messe célébrée par Mgr Plateau, suivie d'un concert d'orgues.
    Quelques semaines plus tard, c'est la consécration encore plus officielle. Le samedi 4 septembre 1993, en présence Fédérico Mayor directeur général de l'UNESCO et du Ministre de la Culture, Jacques Toubon. Certains avaient espéré la venue d'Edouard Balladur, alors premier ministre, mais il n'est pas la …….

    Sur les clichés de cette journée, outre Messieurs Mayor et Toubon, on voit déjà cote à cote, le nouveau maire Jean Claude Sandrier, et à deux pas, Serge Lepeltier, plus à l'écart, Gilbert Camuzat et Alain Tanton……
    Outre la cathédrale, une politique de rénovation de plusieurs bâtiments classés est entreprise sous la responsabilité de Philippe Goldman adjoint chargé de la culture. C'est le cas de la restauration des façades de l'Hôtel Lallemant, dont la première phase a été acceptée, et en partie financée par la DRAC dans un courrier du 10 février 1993 après une étude de M. Lebouteux, architecte en chef des Monuments Historiques.

Retrouvez quelques articles de l'Encyclopédie :
François Mitterrand à Bourges
Chiffres essentiels
Les Templiers
Les élections à Bourges au XXe siècle
Les Très Riches Heures du duc de Berry
les villes jumelles
Radios locales
Les francs-maçons
Kiosque et musique
Agnès Sorel
L'horloge astronomique
Les tramways de Bourges
L'Yèvre à Bourges
L'alchimie
La Bouinotte, magazine du Berry
L'usine Michelin
La maison de la Reine Blanche
Serge Lepeltier
L'industrie à Bourges au XXIe s
Monuments Historiques Classés
 

Et puis une nouveauté : L'information et l'actualité à savoir sur Bourges, en quelque clip et quelques lignes :

http://www.bourges-info.com/

 

Vous souhaitez enrichir le site de l'Encyclopedie de Bourges ?

 

Cliquer ici