La butte d archelet - Roland Narboux - Bourges Encyclopédie

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LE QUARTIER DE LA BUTTE D'ARCHELET A BOURGES
Par Roland NARBOUX

Bourges et un quartier qui comprend une butte, une prison, une sculpture et un lieu où vont vivre des termites.

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Version 2012

 

La butte d'Archelet est une sorte de petite montagne située au delà de la voie ferrée, qui a été fouillée par le grand Bourdaloue qui a retrouvé un tumulus et des tomes romaines.

Pendant tout le Moyen Age, c'est un champs avec comme souvent sur les coteaux, de la vigne, il était question alors, et jusqu'au XIX ième siècle du vignoble et du terroir d'Archelet.

la légende veut que l'archevêque et les chanoines de la cathédrale aimaient beaucoup les productions agricoles de cette butte.

C'est en 1880 qu'est construit sur le flanc ouest, la célèbre prison du Bordiot.

C'est à partir du milieu du XIX ième siècle que le chemin de fer arrive et coupe la ville dans cette zone entre Saint Privé et la butte d'Archelet.

Pendant un temps il fut question de faire passer le train sous la butte d'Archelet dans un grand tunnel, mais ce projet fut abandonné.

La butte sera célèbre par deux éléments, le premier, c'est la flamme d'Alard, (voir ci-dessous), et par l'arrivée des termites puis dans les années 1995, leur éradification.

 

La flamme d'Alard

C'est en 1977 que fut érigée sur la Butte d'Archelet, une sculpture monumentale en acier noir appelée La Flamme. Elle est l'oeuvre d'un des grands sculpteurs locaux des années 1960 et 70 : Claude Alard.

Cette flamme est placée juste avant le passage Saint Privé. Elle symbolise l'entrée dans la Ville de Bourges, en venant de Paris. L'automobiliste la voit avec, en arrière plan la Cathédrale Saint Etienne. Que peut-elle signifier cette flamme ? Le feu intérieur des berruyers ou le rappel du grand incendie de la Madeleine de 1487 ? Nul ne peut le dire.

C'est en tout cas une oeuvre qui manie à la fois l'ancien: le feu n'est-il pas le 4° élément des alchimistes de l'Hôtel Lallemant, et le moderne par le choix des matériaux utilisés par Alard.

La réalité quant à la décision de placer là une sculpture monumentale, est plus simple. Il s'agissait pour la Municipalité de Raymond Boisdé, de concrétiser la fin des travaux de Bourges Nord, une ville nouvelle de plus de 20 000 habitants, et de la réunir avec la Ville ancienne, celle du Bourges intra muros. Aujourd'hui encore sur cette butte qui est un tumulus gaulois, la statue d'Alard est fort contestée, elle cacherait dit-on la Cathédrale au regard.

Claude Alard va utiliser 6 tonnes de métal pour la réaliser dans son atelier de Brouillamnon, elle est en acier soudable, haute de 8 mètres, il a fallu plus de 40000 mètres de soudure pour donner les formes harmonieuses représentées.

Cette sculpture fera encore parler d'elle en 1989, car la protection et la peinture noire se dégradaient. Il a été nécessaire, pendant plusieurs mois de ravaler la flamme. Ces travaux lui ont donné le bel aspect du neuf, et les berruyers se sont remis à la regarder.

à suivre

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