Roland Narboux - la belle epoque a Bourges - encyclopédie -

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LA BELLE EPOQUE A BOURGES
Par Roland NARBOUX

Bourges, et la belle époque, ce sont les années 1925 et c'est une période de travail... et de loisirs, entre ..... deux guerre

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Version 2009

 

LES BERRUYERS A LA BELLE EPOQUE, ce sont quelques chiffres relatifs à la ville de Bourges dans ces années permettent de comprendre les problèmes de cette époque. La population en 1921 est de 45 942, un chiffre strictement identique à celui de 1911. Cette même année, en mai 1921, il y a eu 6 mariages à Bourges, contre 30 l'année précédente, mais aussi 6 divorces, ce qui donne un "solde nul". Les naissances sont de 72, elles sont dites "légitimes" dans les comptes de l'administration contre 13 dites "illégitimes"..... A cette époque, les enfants naissaient chez eux, le chiffre est de 66 dans les maisons particulières contre 19 à la maternité, les décès enfin sont de 85, il y a donc là encore une balance nulle entre naissances et décès.


C'est aussi le temps des guinguettes avec les bals dans les Marais de Bourges. Les vieux Berruyers se souviennent avec une larme de nostalgie la belle époque où chacun allait le dimanche après-midi au coeur de Bourges dans ces marais mystérieux. Les guinguettes refusaient du monde, la Courcillière, le Caraqui ou le Moulin-Bastard, c'était le lieu rêvé pour la jeunesse berruyère de "s'éclater" comme on le dirait aujourd'hui. Les orchestres simples, comme "Caks'ton Jazz" ou plus complexes tel "The Hot Boy's Orchestra and P'tit Louy's Jazz" jouaient rue de Babylone ou au "Bon Accueil" de Fenestrelay.
En 1906, fut créé par Monsieur Renard un lieu original : Robinson. Entre l'Auron et le canal, au milieu des arbres et de la pelouse, furent édifiées des tonnelles, où chacun pouvait consommer et aussi danser. Mais le propriétaire était imaginatif. Il fit construire un bassin, et l'emplit de poissons, ainsi, ceux qui ne voulaient pas danser pouvaient... pêcher, et même consommer sur place la friture.


La danse est une des grandes activités de cette époque, il n'y avait pas de télévision, et les Berruyers "sortaient" de chez eux. Les bals, à la mauvaise saison se déroulaient au Palmarium, qui était véritablement la salle "à tout faire", alors que "Le Salon de la Victoire", près de la place de la Nation, très récemment rénové, attirait les danseurs qui s'en allaient "chez Lesage" comme chacun se le disait.....

Les loisirs, c'est aussi le cinéma, et parmi les grands films qu'il est possible de voir en Berry figure "Pêcheur d'Islande", d'après l'oeuvre de Pierre Loti. Le Grand Palais à Bourges donne aussi dans les soirées de gala avec en mai 1925, "La Course Infernale" interprétée par Réginald Denny, alors que l'entracte est occupée par une attraction : les "Edouard's" qui sont des acrobates. Les Berruyers reçoivent aussi les tournées, et le premier comique du théâtre de Cluny, à Paris se nomme Léo-Rivière, il est en terre berrichonne dans une pièce intitulée "Nous avons tous fait ça...". Le public se bouscule à ces spectacles.

Le sport à Bourges, c'est le rugby et le football, mais les Berruyers vont souvent, le dimanche, acclamer "au Tivoli" les coureurs cyclistes. Sur la célèbre piste de ciment, un des "as" de l'époque, Choury, va être opposé aux frères Narcy, les gloires locales dans le domaine du vélo. C'est en effet dans ces années que les 6 jours de Paris deviennent la grande manifestation sportive du pays. Choury arrive de ces 6 jours, "et ce sera une grande bataille.... elle se déroulera dans une américaine de 80 kilomètres, reste à savoir si les coriaces frangins se laisseront faire sans murmurer, on peut bien dire que non". Tels sont les commentaires de la presse locale, qui est assez peu sportive, si l'on considère la place consacrée au sport local ou national.

Le XXe siècle sera sans aucun doute celui de l'automobile. A Bourges, dès le début des années 1920, la question de la vitesse de ce véhicule est à l'ordre du jour du Conseil Municipal. Un conseiller s'exprime par l'invective : "Il faut prendre un arrêté sur la vitesse excessive". Et de proposer quelques solutions. Le Maire répond calmement, il est impuissant car, dit-il : "Il n'est pas possible de mettre partout des agents de police pour stopper les automobiles, mais on pourrait peut-être verbaliser ! " Et chacun, de donner son avis sur ce problème avec maints détails. Ainsi, il apparaît que sur la partie goudronnée de la rue Barbès, où ça roule très bien, les voitures font du 80 à 100 à l'heure, il faut limiter la vitesse à 25 ou 40 à l'heure, car "aujourd'hui, ce sont les chiens et les chats que l'on écrase", signale un conseiller, "après ce sera le tour des enfants, car les rues des faubourgs sont très populeuses", et il n'est pas question de doubler le nombre d'agents.
En fait, la vitesse réglementaire, vers 1920 est de 14 kilomètres à l'heure, et nul n'applique une telle vitesse. Pourtant la voiture est de plus en plus présente dans les conversations des Berruyers.
A Bourges, il était donc possible de se distraire, sans que cela ne coûta trop cher, alors que la municipalité commençait à organiser des loisirs à grande échelle. Ce sera l'étude des dossiers sur la Foire Exposition. Pour la première fois, une foire aux automobiles est organisée à la Halle, entre le 3 et le 6 juillet 1920.
 

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