L'agriculture à Bourges - Roland Narboux - Bourges Encyclopédie

L'ENCYCLOPEDIE DE BOURGES

L'AGRICULTURE A BOURGES
Par Roland NARBOUX

Curieusement, Bourges a une activité agricole qui n'est pas négligeable, même si les surfaces ont tendance à diminuer sur la commune.

 RETOUR AU SOMMAIRE

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL

Version 2009

 

L'AGRICULTURE A BOURGES ET LE LYCEE AGRICOLE

L'agriculture à Bourges et dans sa région représente une richesse importante.

Selon un document édité par Raymond Boisdé à la veille des élections de 1973, Bourges est une grande commune agricole avec 3500 hectares dont 2300 sont occupés par des céréales. Ainsi les Berruyers produisent en 1970, 33 000 quintaux de blé, 35 000 quintaux d'orge et un peu plus de 3000 quintaux de maïs.
Il y a 63 entreprises à caractère agricole, dont 5 ont une superficie inférieure à 5 hectares et 25 se situent au delà de 50 hectares. Pour poursuivre sur les statistiques et les chiffres, les "paysans berruyers" ont une centaine de tracteurs et 32 moissonneuses-batteuses.


L'élevage est plus faible, si l'on n'observe pas de moutons aux Prés-Fichaux ou dans les jardins de l'Archevêché, il y a tout de même près de 500 bovins, 150 ovins et 220 porcins.
Suppléant de Boisdé dans les législatives à venir en 73, Henri Lichon s'exprimait ainsi sur l'agriculture d'alors :

"L'agriculture est sortie de son isolement naturel. La vulgarisation des techniques nouvelles a engendré un accroissement de sa productivité, provoqué son intégration dans la société et par voie de conséquence poussé le monde rural dans l'économie moderne. Nous vivons actuellement cette dernière mutation : l'agriculture n'est plus un état mais une profession".

Concernant les problèmes agricoles, s'ils ne sont pas très exactement dans la spécialité de Boisdé, le député-maire reste attentif à l'évolution de ses "agriculteurs berruyers", c'est ainsi qu'il se déclare en faveur de l'exploitation familiale, avec un transfert des terres non rentables à d'autres utilisations. Ainsi, la crainte de la technocratie des fonctionnaires européens est une préoccupation de Raymond Boisdé qui écrit :

"Dans l'immédiat, nous défendons au sein du gouvernement et à BRUXELLES les légitimes mesures permettant d'assurer un revenu décent à l'exploitant. Dans le même temps nous susciterons la mise en place de contrats de progrès en matière d'élaboration qualitative, de mise en marche et de promotion".

La décision de construire un Lycée Agricole remonte au début des années 60, et l'arrêté relatif aux terrains déclarés d'utilité publique est signé par le Préfet du Cher, en date du 29 mars 1963.

Au début de l'année 1965, les premières acquisitions de terrains se font pour construire à Bourges un Lycée Agricole. Au printemps, l'ensemble des terrains est disponible dans la zone dite des Gibjoncs, à Bourges-Nord, au lieu-dit "Les Jacquelines", et les constructions sont en cours d'adjudication.

Sur le plan financier, M. Boisdé a obtenu du département qu'il participe pour environ 50% à l'amortissement des 120 millions de francs, qui étaient nécessaires à l'achat du terrain que la Ville de Bourges se devait de mettre à la disposition de l'Etat.


Au début de l'année 1968, l'enseignement se présente de la manière suivante :

Le lycée agricole de Bourges possède un cycle court qui conduit à un Brevet d'apprentissage agricole (B.A.A.), avec une entrée en classe de 4e et trois années d'études, ou un Brevet d'Etudes professionnelles agricoles (B.E.P.A.) qui comprend lui, quatre années d'études.
Le cycle long reçoit les élèves en classe de seconde, et sont orientés vers la préparation du baccalauréat D', dont la spécialisation comprend les sciences agricoles et techniques, mais ce cycle permet d'accéder au Brevet de technicien agricole général ou spécialisé.
Dans un premier temps, l'établissement dispense un enseignement général équivalent à celui donné par les autres établissements, en réservant toutefois une place importante aux sciences biologiques. Dans un second temps, la formation technique devient très approfondie avec des spécialisations en production animale ou végétale, laiterie, horticulture, semences ou économie agricole.

Bulletin municipal officiel de Bourges 1965 BY P11


Le lycée agricole sera déplacé dans les années 2000, le Conseil Régional étant maître d'oeuvre et à la place de ce lycée, un quartier de type éco-quartier sera développé.

Le départ du lycée agricole sera freiné par des problèmes d'architectes et de recours, et la rentrée pourrait se faire en septembre 2009 (ou 2010 ?) sur les terres du Sohier sur la commune du Subdray.

sur l'agriculture à Bourges aujourd'hui, une demande d'aide est nécessaire pour compléter l'article.

merci d'avance.

Retour en haut de page 

Retrouvez quelques articles de l'Encyclopédie :
François Mitterrand à Bourges
Chiffres essentiels
Les Templiers
Les élections à Bourges au XXe siècle
Les Très Riches Heures du duc de Berry
les villes jumelles
Radios locales
Les francs-maçons
Kiosque et musique
Agnès Sorel
L'horloge astronomique
Les tramways de Bourges
L'Yèvre à Bourges
L'alchimie
La Bouinotte, magazine du Berry
L'usine Michelin
La maison de la Reine Blanche
Serge Lepeltier
L'industrie à Bourges au XXIe s
Monuments Historiques Classés
 

Et puis une nouveauté : L'information et l'actualité à savoir sur Bourges, en quelque clip et quelques lignes :

http://www.bourges-info.com/