Agenda 21 par Roland Narboux - Bourges Encyclopédie -

L'ENCYCLOPEDIE DE BOURGES

L'AGENDA 21 DE BOURGES
Par Roland NARBOUX
Bourges, a son Agenda 21 reconnu par le ministère de l'écologie depuis le mois de mars 2007. Ce n'est pas un calendrier ou un calepin que l'on met dans sa poche, c'est la listes des actions en terme de développement durable qu'il faudra appliquer pour le 21 ième siècle.

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Version 2009

 
Bourges et l'agenda 21Les préoccupations de Bourges pour l'écologie ne sont pas nouvelles, mais la présence de Serge Lepeltier, maire de Bourges à partir de 1995, qui avait oeuvré pour ce thème au RPR, alors que nul ne s'en occupait a été un élément important.
 
Progressivement, le maire a demandé à ses services de travailler sur l'agenda 21. Mais trouvant que le mot "Agenda" suivi de "21" ne signifiait rien pour les Berruyers, il a décidé de transformer cela par le vocable : Contrat Environnemental avec les Berruyers.
 
Le mot AGENDA vient du latin "ago" qui veut dire "j'agis" et le 21 c'est tout simplement le XXI e siècle. C'est le programme des actions que NOUS devons faire au cours du XXI siècle pour sauver la planète.
 
Mais lorsque le mot Agenda 21, connu par les seuls spécialistes se fit plus médiatique, chacun se posa des questions. Que dire, et que mettre ?
Agenda 21, Contrat environnemental, Développement durable, Ecologie, autant de termes qui étaient loin des préoccupations des berruyers.
Un compromis fut trouvé, on parlera de Contrat Environnemental avec les Berruyers, qui sera "notre" agenda 21 pour la ville vis à vis du ministère et de l'extérieur.
 
C'est la rencontre avec un responsable de Augsbourg qui va déclencher cet article. Je l'avais rencontré à la fin du mois de mars 2007, et il me dit qu'il avait beaucoup appris sur Bourges à partir de l'Encyclopédie, mais qu'il manquait tout de même l'AGENDA 21.
Tout a commencé avec le sommet de la Terre à Rio en 1992, sur l'avenir de la planète, avec 27 principes qui ont été mis en avant. Puis suivait l'Agenda 21 qui donnait près de 2500 recommandations sur les thèmes de la santé, de la pollution de l'air, mais aussi sur les forêts, la montagne, le logement.... etc.
Par la suite, les collectivités territoriales ont été priées de mettre en place, avec les milieux associatifs et les habitants, un agenda 21 local.
 
Dans le domaine de l'environnement, il semblait utile de savoir ce qu'en pensaient les berruyers. Pour cela un questionnaire fut envoyé à chaque foyer avec une cinquantaine de questions. Il y eu près de 4000 réponses, avec beaucoup de remarques. Une déception tout de même, le sort de la planète ou de la ville étaient rarement en premier. Non, la préoccupation N° 1 était le BRUIT, et la seconde, les crottes de chiens.
 
Mais on trouvait parfois des éléments intéressants sur les liaisons vertes, sur la propreté, les marais.... mais aucune proposition nouvelle.
 
A partir des résultats de ce questionnaire, sous l'impulsion de Nathalie Sahuc, alors directrice du cabinet du maire Serge Lepeltier, un premier programme d'actions fut mis en place, il s'appela "le Contrat Environnemental avec les Berruyers". C'est ainsi que 15 actions furent mises en place, mais sous l'impulsion du maire adjoint à l'environnement de la ville, il fut demandé que les thèmes et actions soient très concrètes. Il fallait à la fois que le langage soit clair et compréhensif et que les actions pour les berruyers soient possibles à réaliser. Sortir de la théorie et entrer dans la pratique et le concret.
 
Les premières actions :
 
Parmi les premières actions, les journées sans voiture furent un moyen de sensibiliser les berruyers, en leur demandant de ne pas prendre leur véhicule en centre-ville, le 22 septembre et 4 samedi par an. Les résultats furent mitigés, avec une très forte opposition des commerçants de Bourges. Les berruyers, restèrent souvent chez eux, ne voulant pas aller à pied en centre ville, et il fallut toute la volonté du maire et de son adjoint à l'environnement pour que cette expérience se poursuive. La presse défendit l'action, avec quelques "écolos", mais le succès fut mitigé.
 
Autre type d'actions, la qualité de l'eau que l'on boit, était très nitratée, un taux supérieur à 50 mg/l. Il a été nécessaire d'aller chercher l'eau dans la Loire sur 60 KM, pour la mélanger avec l'eau de Bourges très nitratée, et c'est ainsi que le % de nitrate au robinet est d'environ 30mg/l.
 
La mise en place de sites Natura 2000 et de plusieurs refuges LPO furent mis en oeuvre, alors que d'un autre côté, le classement des Marais de Bourges devenait un point très important pour les Berruyers.
 
Par contre les journées de sensibilisation de la journée du vélo, se fit quelques années pour sombrer par manque de participants. La place du vélo en ville restera une question non résolue.
 
Les liaisons douces :
 
Très spectaculaires, la construction de liaisons verte, appelées par la suite liaisons douce, fut entreprise à la fin de l'année 2003, c'est un chemin de 3,5 mètres de largeur, et le lac du val d'Auron fut entouré d'une ceinture permettant aux piétons, vélo et rollers de parcourir le lac sur près de 6 km, dans d'excellentes conditions et en toute sécurité. Les chiffres exacts sont de 5,4 Km de liaison douce sur les berges du lac et 1,4 Km pour la trouée verte.
Une seconde liaison verte est mise en construction sur l'ancienne voie Aérospatiale, qui va de la RN 151, route de Saint Florent jusqu'au Prado. Sa construction se déroule à partir de juin 2007 pour se termine à la fin de la même année. La distance est de 3,175 Km avec une piste de 3,5 mètres. (le coût s'élève à 860 000 Euros).
 
Les aides à l'installation de chauffe eau solaire :
 
Une prime a été proposée aux berruyers qui voulaient installer pour leur maison ou leur appartement un chauffe eau solaire. Dans un premier temps, l'aide ne touchait que les CESI, c'est à dire le combiné pour l'eau sanitaire individuelle. Il s'agit d'un système de panneaux mis sur le toit de la maison.
Par la suite l'aide fut complétée par l'ensemble du chauffe eau et du chauffage, il y a tout de même peu de candidats pour ce type d'installations.
Et en mars 2007, un troisième dispositif fut aidé, il s'agit de l'électricité produite par des cellules photos voltaïques.
 
Education à l'environnement :
 
C'est un domaine important dans lequel Bourges fut à la pointe, lorsque l'Education Nationale se mit à envisager d'enseigner l'écologie aux petits français. C'est avec le professeur Ricard, qu'une étude fut faite et un début d'expérimentation. Il s'agissait de mettre en place des programmes sur le Développement durable.
En fait, cela ne va pas aboutir de manière ordonnée, et chaque école va tenter au cours de l'année d'apprendre aux élèves et étudiants, ce qu'est le développement durable.
A Bourges des écoles primaires comme Les Présavois, Barbès ou Auron vont devenir des pionniers en matière d'écologie.
 
Quant aux classes Muséum, qui fonctionnent dans le cadre du Muséum d'Histoire Naturelle de Michèle Lemaire et Laurent Arthur, elles participent à des animations plusieurs fois par an.
 
C'est dans ce cadre qu'une borne "chauve souris" a été implantée avec les enfants de l'école Barbès. Il s'agit d'une borne qui permet de détecter les ultra sons des chauves souris qui sont dans la trouée verte. C'est le premier équipement de ce type en Europe selon le spécialiste Laurent Arthur.
 
Les véhicules propres :
 
C'est un domaine assez particulier puisque le marché en France ne propose pas de choix pour s'équiper de véhicule propres, c'est à dire véhicules électriques ou fonctionnant au GNV (Gaz Naturel Véhicule).
Aussi, la Ville de Bourges afin de montrer l'exemple va-t-elle se procurer des véhicules propres, comme les 2 Prius Toyota, fonctionnant en bi-mode et aussi, sur la centaine de voitures légères utilisées par les services de la ville, 1/3 de cette flotte sera composée de véhicules propres en 2007.
Quant au passage dans le grand public, c'est un échec, par manque de choix et par le problèmes des batteries pour les véhicules électriques set de points de chargement pour les véhicules circulant au GNV.
 
Parmi les actions de l'Agenda 21, il faut signaler que depuis le 1 er septembre 2006, les propriétaires de véhicules propres, c'est à dire véhicules électriques, GNV, GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié) et voitures hybrides, le stationnement sur la commune de Bourges devient gratuit.
 
La navette
 
C'est une initiative qui remonte à plusieurs années, une navette (en réalité, deux mini-car fonctionnant au GNV,) est mise en place entre le fond de la Place Séraucourt et le centre-ville (Planchat). Cette navette écologique est gratuite. Il y a deux navettes en fonctionnement, financées par le SIVOTU.
 
Limiter et gérer la production des déchets :
 
Trois actions très concrètes ont été mises en oeuvre, il s'agit
de la suppression des sacs plastiques dans les super marché de Bourges et de son agglomération, on a redécouvert par ce moyen le "cabas" de notre enfance. Et à la médiathèque de Bourges les sacs sont désormais en coton.
 
Ensuite la promotion de l'autocollant "stop pub" que l'on met sur sa boîte aux lettres pour éviter de recevoir des quantités de documents publicitaires non demandés.
 
Le tri des déchets sur Bourges avec les colonnes d'apport volontaire pour le papier et le verre, sachant que le tri sélectif existe depuis la fin des années 1990.
 
La lutte contre le bruit :
 
C'est un des points les plus difficiles à résoudre. Les actions peuvent être publiques comme la réduction phonique dans les cantines scolaire. C'est en travaillant sur les revêtements qu'il est possible de diminuer le bruit lors des repas des enfants. mais c'est aussi par une modification des matériaux des "ustensiles" qui servent à manger.
 
Sur le bruit, c'est aussi l'acquisition par les services municipaux de matériels à faible niveau sonore. C'est le cas des tondeuses et autres souffleuses de feuilles....)
 
Enfin, la lutte contre le bruit des mobylettes s'avère très difficile. Cette pollution sonore figure parmi ce qui est le plus détesté de la population et après des résultats intéressants, la situation s'est dégradée par quelques dizaines de jeunes "délinquants" que la police hésite à poursuivre.
 
La qualité de l'air :
 
Cela comporte plusieurs actions comme la flotte de bus de la ville au GNV, avec ce type de véhicules, c'est 30% de moins de pollution.
Les services municipaux reçoivent chaque fois que possible, des véhicules "propres", c'est à dire au GNV ou électriques. En 2007, ce sont 11 véhicules qui sont ainsi achetés.
 
La qualité de l'air est aussi contrôlée en permanence par LIG'AIR, qui surveille les principaux polluants, comme l'Ozone, le dioxyde de soufre, le dioxyde d'azote... etc.
Des liens ont été tissés sur ce sujet entre la ville de Bourges et la ville d'Ausbourg à propos de l'Agenda 21, avec une conférence faite par le maire de Bourges Serge Lepeltier, ancien ministre de l'écologie à Augsbourg en mai 2007.

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Les élections à Bourges au XXe siècle
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L'Yèvre à Bourges
L'alchimie
La Bouinotte, magazine du Berry
L'usine Michelin
La maison de la Reine Blanche
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L'industrie à Bourges au XXIe s
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