Nexter - Roland Narboux - Bourges Encyclopédie

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NEXTER DE BOURGES
Par Roland NARBOUX

Bourges et Nexter, c'est la suite d'une grande tradition de la fabrications des productions militaires terrestres.

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Version 2010

 

Nexter à Bourges c'est la suite de l'EFAB, comme MBDA est la suite d'Aérospatiale. et pour les Berruyers, ce sont "les pyramides qui fut le grand symbole de cette entreprise.

Nexter Systems :


Nexter Systems est le principal acteur de l'armement terrestre en France. on peut lire : "par sa maîtrise des systèmes de défense terrestre dans toutes leurs composantes, Nexter Systems répond aux évolutions des combats d'aujourd'hui et de demain qui entrent dans une nouvelle dimension avec la numérisation de l'espace de bataille. "

Nexter Systems est implantée à Satory, Bourges et Roanne.

Le PDG de Nexter en 2010 est Philippe Burtin.

 

L'implantation à Bourges est située route de Guerry.

Une autre usine est implantée à La Chapelle Saint Ursin pour la partie munitions.


Pour tout Berruyer, le vocable de GIAT Industrie n'est pas entré dans le vocabulaire courant. On parle toujours de l'EFAB, Etablissement de Fabrication d'Armement de Bourges. Dans les années 1970, l'entreprise occupait encore plus de 2500 personnes, ils seront sans doute un peu plus de 1000 en l'an 2000, tant l'armement en France et en Europe voit ses effectifs baisser. L'entreprise berruyère a des atouts importants par la qualité de ses moyens et la compétence de ses personnels. Elle aborde l'avenir en misant sur ses métiers de base tout en recherchant une diversification dans des domaines civils.


GIAT industrie est par tradition l'entreprise spécialisée dans la fabrication des canons d'artillerie.
Le premier canon sort des chaînes berruyères en 1867, mais trois ans plus tard, c'est la défaite de l'empereur, et la fonderie fonctionne toujours, elle ôte, le terme d'impérial sur les canons, et poursuit la fabrication.... pour la République. L'établissement prendra plus tard le nom d'ABS (Atelier de construction de BourgeS.
C'est à cette époque qu'une école de pyrotechnie venant de Metz se recentre en Berry, on l'appellera l'ECP, Ecole Centrale de Pyrotechnie.


Les deux entités ABS et ECP fusionneront en 1967 pour devenir l'EFAB (Etablissement de Fabrication d'Armement de Bourges).
Un musée de l'armement axé sur les canons est à la fois magnifique et unique en France.
Ce musée comprend une soixante de pièces d'artillerie couvrant la période comprise entre 1880 et 1950.
L'ensemble de ces Etablissements Militaires se spécialisera dans la fabrication des canons. Ainsi sortiront des chaînes berruyères, le fameux canon de 75, vainqueur de la grande Guerre, plus proche de nous, les bouches à feu de 105 mm et plus tard de 155 mm, les plus gros calibres utilisés ces dernières années. Enfin, le canon du char Leclerc sort de Bourges.


Depuis 1967, l'EFAB a été découpé en trois secteurs : les études, la fabrication et la formation. Les études représentent 25% de la main-d'oeuvre de l'établissement berruyer, pour un chiffre d'affaires de 40 millions de francs, alors que le secteur fabrication en réalise plus de 200 millions. Sur le plan des activités techniques et des produits, on trouve l'artillerie, la grande spécialité locale, mais aussi la pyrotechnie et l'armement de moyen calibre, lequel était auparavant situé à Mulhouse.

L'artillerie est l'élément principal de cette production et Bourges est le seul établissement de ce type, les calibres peuvent aller jusqu'à 155 mm. Il faut aussi signaler que si l'activité pyrotechnique dans cette période est assez réduite, les responsables sont très fiers d'une nouvelle unité de décolletage.

L'EFAB est la seconde entreprise du département par l'importance de ses effectifs, qui se montent à environ 2500 personnes dans les années 1970, sur une superficie de 200 hectares. Lors d'une visite de personnalités, l'Ingénieur Général Lévy, directeur de l'Etablissement, évoquera le parc des machines-outils, elles sont 250 au total, dont une quinzaine à commande numérique, l'ensemble de ces investissements représentant 26 millions de francs sur un total de 66 pour l'ensemble du site. L'atelier des grosses machines de fabrication d'éléments mécaniques est assez spectaculaire.

Etablissement d'Etat, l'EFAB de Bourges n'emploie que 4% de militaires, c'est en tout cas un des messages que fait passer régulièrement l'Ingénieur en chef d'armement, qui occupe la fonction de directeur-adjoint.

Sur un plan plus technique, c'est le début de la gestion par des ordinateurs puissants, et l'implantation de différents éléments, comme un laboratoire de métallurgie de pointe, ou une station d'autofrettage pour exécuter certains types de tubes de bouches à feu. Il est d'ailleurs indiqué que 7000 tubes ont été autofrettés à des pressions de 4500 à 8000 bars.


C'est en 1986 que les ingénieurs et techniciens prennent possession de leurs nouveaux bureaux dans un bâtiment résolument futuriste. Les pyramides du GIAT deviennent célèbres dans tout le monde industriel par la qualité et innovation architecturale.

C'est aussi l'inquiétude des salariés avec des baisses des plans de charge et des plans sociaux qui font "partir" à 55 et parfois 52 ans les employés dans des conditions souvent acceptables financièrement.

Sur le plan juridique, la société nationale devient GIAT Industrie en 1990.


Les années 2000

Les années 2000 sont caractérisées par une baisse continue des effectifs et aussi un manque de visibilité sur les produits et fabrications. GIAT devient alors synonyme d e"plans sociaux". A Bourges, il y a peu de vague par rapport à la perte d'effectifs, car d'une part, les 2 sites sont moins touchés que d'autres, comme Tarbes ou Roanne, mais les départs se font de manière "sociale", à partir de 52 ans, et dans des conditions financières, semble-t-il relativement acceptables pour les salariés.

Il ne reste bientôt que 7 sites de GIAT en France alors qu'il y en avait le double en 1998.

Giat Industrie en septembre 2006 est formé de 2 secteurs, à Bourges avec 625 employés et La Chapelle Saint Ursin avec 286 employés.

Elle prend pour nom, suite à une annonce de son PDG Luc Vigneron le 25 septembre 2006, celui de Nexter, avec Nexter Munitions pour le centre de La Chapelle Saint Ursin, et Nexter Système pour l'Etablissement de Bourges.. Il est à noter que la branche "diversification", appelée SOFRED, a été séparée de Nexter Système et en conséquence, elle pourra être vendue.

Pour le PDG, "les crises récentes du Liban redonnent de l'importance au terrestre", et il poursuit "Il faut se repositionner pour prendre un virage.... l'avenir passe par les alliances européennes".


C'est le 24 septembre 2007 que le Conseil général devient propriétaire d'une des pyramide dont le GIAT (puis Nexter) était si fière. Cette pyramide dont l'architecture est remarquable comprend 7600 mètres carrés, avec assez peu de travaux pour loger les services du Conseil général.

Le prix d'achat a été de 3 millions d'Euros.


Avec la crise économique de fin 2008 et 2009, l'Etablissement n'aura pas de difficultés majeures, contrairement à de nombreuses PME.

Ceci est dû à une orientation industrielle plus réaliste que le char Leclerc (invendu à l'exportation ou presque) avec des produits comme le VBCI, Véhicule Blindé de Transport de Troupes, le véhicule "ARAMIS" et le CAESAR, qui est un camion avec le canon de 155 mm.

l'Aravis :

"La préoccupation majeure des armées est la protection des personnels et l’Aravis de Nexter Systems (France) y répond parfaitement. Ce véhicule 4x4 dévoilé aujourd’hui au Salon bénéficie d’une protection niveau 4 dans de nombreux domaines (balistique, mines, artillerie…) tout en gardant un très haut niveau de mobilité sur route et en tout-terrain. Aravis est de la classe des 12 tonnes. Il peut recevoir un tourelleau téléopéré, emporter six combattants équipés en plus de son équipage de deux hommes"

Le Caesar

"Le canon d'artillerie Caesar, développé par Nexter (ex Giat Industries) et commandé par l'armée française à 77 exemplaires, connaitra son baptême du feu dès la fin de l'année au Liban. Confirmé en début de semaine par le Chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre, le général Cuche, l'armée de terre fait depuis plusieurs mois pression afin d'offrir rapidement au dernier né des canons d'artillerie, son premier déploiement opérationnel, dans le cadre de la FINUL. Quatre canons Caesar fraîchement repeint en blanc devraient ainsi venir relever les automoteurs blindés d'artillerie AUF-1, déployés depuis l'été 2006 à Deir Kifa, au sein de la Quick Reaction Force française. Ce déploiement du nouveau canon Caesar, (très rapide puisqu'il n'est, au jour d'aujourd'hui, toujours pas officiellement entré en service), a été poussé par le CEMA, qui juge important de pouvoir bénéficier des nouveaux matériels rapidement en opérations. C'est ainsi que début février, à la requête de l'armée de terre, un "plateau de réactivité technico-opérationnel a été réuni afin de définir une boucle d'artillerie projetable à courte échéance". En clair, la trentaine de personnes concernées dans le projet Caesar, industriels et opérationnels se sont réunis afin de définir les modalités de la projection rapide du Caesar au Liban, seul théâtre d'opération aujourd'hui où une composante artillerie lourde est déployée. Résultat de cette pression de l'EMAT, les livraisons du canon de 155 mm sur châssis de camion tout-terrain 6X6 ont été légèrement avancées. "

Héritier de matériels éprouvés tels que le canon AMF3, l’automoteur 155 GCT AUF1 ou le canon tracté 155 TRF1, CAESAR en constitue une synthèse optimale. Polyvalence, mobilité, facilité de mise en œuvre, permanence des feux et survivabilité sont les points clés de ce nouveau système d’armes de 155 mm/52 calibres, totalement interopérable avec les matériels OTAN de 39 calibres et le JB MoU 52 calibres.

Les automoteurs d’artillerie sont pénalisés sur le plan de la mobilité et de la maintenance par leur masse et leur châssis chenillé.
Les canons tractés sont handicapés en matière de manœuvrabilité et de survivabilité par leur encombrement et leur conception.

Véritablement polyvalent, CAESAR®, quant à lui, comble, par ses solutions innovantes, ces carences et satisfait les besoins opérationnels quels que soient le niveau du conflit, le théâtre d’opération et la nature des forces engagées.

Masse maximale en ordre de combat < 18 tonnes , une longueur (châssis) 10 m , largeur (châssis) 3,7 m et hauteur (châssis) 2,55 m

La cabine est blindée
Blindage additionnel (en option), la vitesse sur route est supérieure à 85 km/h , et une vitesse en tout chemin 50 km/h et une autonomie de 600 km

Les autres programmes :

 

Mais aussi le soutien (maintenance) des chars Leclercs qui sont chez les clients.

Et enfin, la tradition avec des marchés de munition.


Nexter sur la commune de Bourges aura un effectif en 2009 de 530 salariés, alors qu'ils seront près de 300 à la Chapelle Saint Ursin pour les productions de munitions.

Au total Nexter sur le Cher c'est plus de 820 personnes sur les 2700 personnes du groupe.

 


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http://www.bourges-info.com/

 

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