Hotel des échevins - Roland Narboux - Bourges Encyclopédie

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HOTEL DES ECHEVINS DE BOURGES
Par Roland NARBOUX

Bourges possède de nombreux monuments de toute première importance, et l'Hôtel des Echevins qui comprend le musée Estève est tout à fait remarquable avec son architecture Renaissance.

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Version 2010

 

Article en construction

L'hôtel des Echevins est un des grands édifices de la cité de Bourges, il date de la fin du XV ième siècle, et il est très représentatif de l'architecture de la Renaissance.

Il appartient à la ville depuis 1966, et pendant 20 ans, ce lieu sera à l'abandon. Il faudra attendre 1985 pour qu'il soit réhabilité afin d'en faire le musée de Maurice Estève.

L'Hôtel des Echevin se visite aujourd'hui à la fois sous forme d'un patrimoine et d'une ouvre d'un des plus grands peintres du XX ème siècle.

La construction de cet hôtel : la première vraie Mairie (1492)

Bourges a toujours été une ville d'incendies et le plus dramatique qui détruira dit-on 3000 maisons se déroula le 22 juillet 1487, le jour de la sainte Madeleine, et en fin de soirée, le maire et ses Echevins verront partir en fumée tous les écrits et documents administratifs de la ville, puisque Notre-Dame-la-Comtale se situait dans le périmètre brûlé.

Après un instant de découragement, les échevins décident de construire une véritable mairie, ce sera l'hôtel des Echevins. En attendant, ils font leur conseil municipal dans les lieux les plus divers, même à l'intérieur de la cathédrale !
Ce lieu, situé à proximité de Notre-Dame-la-Comtale, appartenait à un bourgeois, Pierre Jehanin qui vend le terrain " à la ville " pour 425 écus.

La construction commence vers 1489 et dure 3 ans, suivant les plans d'un maître maçon, Jacquet de Persigny, appelé parfois Jacques de Pigny. Le style de l'ouvrage a des similitudes avec le palais du Duc Jean et même le palais de Jacques Cœur, mais l'intérieur est parfaitement adapté au travail des Echevins avec une grande pièce pour les assemblées générales des habitants et surtout une salle toute en pierre pour le secrétariat et les archives que l'on ne voulait plus voir partir en fumée.

L'extérieur est un petit bijou, avec une magnifique tour comprenant de nombreuses sculptures comme " les sergents de la ville ", ancêtres de la police municipale, situés dans les fausses fenêtres. Il faut montrer que l'incendie de 1487 n'est qu'un mauvais souvenir et que la puissance de Bourges et des édiles locales est toujours intacte.
Dans la grande salle une cheminée monumentale comporte les sculptures de moutons, symboles de la ville (les moutons du Berry sont en réalité des béliers….). Des vitraux et des peintures aux armes du roi, mais aussi du maire et de ses quatre Echevins complétaient la décoration.

La mairie est donc dans un superbe bâtiment, mais se trouve à l'étroit, et on construit d'abord une tourelle, puis un siècle plus tard, une galerie à arcades, œuvre de Jean Lejuge. Le prince de Condé, alors gouverneur du Berry organise dans ce lieu de très nombreuses réceptions.

Mais l'hôtel des Echevins, même avec les derniers aménagements du XVII ième siècle a la splendeur a la grandeur d'un petit palais. C'est alors que dans la ville un autre bâtiment est à vendre, il s'agit de l'hôtel Jacques Coeur sui va devenir mairie.

Un corps de logis rectangulaire comprend au rez-de-chaussée la grande salle équipée d'une cheminée monumentale et la chambre du conseil voûtée en pierre et à l'épreuve du feu.
Une tour d'escalier en vis hors oeuvre dessert les étages. Son décor abondant s'inspire de celui du Palais Jacques Coeur : arcs en accolade, pinacles, choux frisés, personnages sculptés dans des fausses fenêtres.
Au XVIIe siècle, une galerie latérale a été ajoutée au bâtiment principal : sa composition savante s'inspire des traités d'architecture de la Renaissance.

Classé monument historique dès 1886, l'hôtel des Echevins a été complètement restauré et aménagé en musée. Il abrite maintenant le musée Estève.



La tour ronde date de 1560, elle abrita "les contrevenants de l'odre public et en particulier les prostituées".

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